Michelin à La Roche-sur-Yon

Les salariés partiront avec une indemnité… et les pneus de leur voiture !

Brève
03/02/2020

Les salariés du groupe Michelin peuvent acheter des pneus de la marque pour équiper leur véhicule personnel a un coût d’environ 25 % du prix public. Pour Michelin c’est un avantage en nature. Et donc comme pour une vente du véhicule, ou un départ volontaire du groupe, les salariés licenciés devaient soit racheter leurs pneus… soit les rendre ! Devant le tollé qu’a suscité une telle attitude, Michelin a fini par annoncer que « les salariés pourront garder leurs pneus ».

Pour Michelin qui a fait 1,6 milliard de bénéfices en 2018, il n’y a pas de petit profit.

CHU de Nantes

L'intérêt du personnel est celui de toute la population

Brève
03/02/2020

La CGT du CHU de Nantes a dénoncé l’impréparation des autorités et l’incapacité dans laquelle se trouve le CHU de Nantes et plus globalement l’hôpital public face à une crise sanitaire comparable à l’épidémie en Chine d’un nouveau coronavirus apparu début décembre.

Face à ce que l’OMS qualifie « d’urgence de santé publique de portée internationale », les autorités sanitaires, la ministre de la santé Agnès Buzyn en tête, se veulent rassurantes, promettent la « transparence » et jurent disposer en cas d’épidémie d’un « dispositif bien rodé ». Cela serait peut-être rassurant si les mêmes n'acceptaient pas que le quotidien de l’hôpital soit déjà caractérisé par des Urgences saturées, le manque de lits y compris en réanimation et un personnel exténué et en sous-effectif…

Toutes ces raisons ont déjà poussé les travailleurs des hôpitaux à se mobiliser depuis plus de 10 mois et à appeler à une nouvelle journée de grève et de manifestation le 14 février. En luttant pour améliorer leurs conditions de travail et pour obtenir des embauches, les personnels mobilisés, à Nantes et ailleurs, défendent en fait les intérêts de l’ensemble de la population.

Face au risque d’extension de l’épidémie de coronavirus, pour anticiper toute autre crise sanitaire éventuelle ou tout simplement pour assurer dans de bonnes conditions les soins quotidiens, la lutte des travailleurs est le seul « dispositif » qui vaille.

Angers, Maine-et-Loire

Les travailleurs en action... n’en déplaise aux patrons !

Brève
22/01/2020

Sur le sujet des retraites, les représentants départementaux du patronat – du Medef à la CGPME – s’expriment d’une seule voix pour appeler à la fin des grèves et des manifestations, et pour affirmer tranquillement que « il faudra cotiser plus longtemps ». Que les patrons petits et grands comptent sur l’allongement des carrières de leurs salariés pour alimenter les caisses de retraites, c’est bien logique : tout, plutôt que mettre eux-mêmes la main au porte-monnaie !

Mais cette déclaration est choquante, quand on sait qu’ils n’hésitent pas à pousser vers la sortie les travailleurs que, passé un certain âge, ils n’estiment plus assez productifs. Face à tant de mépris, les travailleurs d’Angers et des alentours continuent depuis le début de l’année à apporter la seule réponse qui vaille. Manifestation à 800 le mardi 14 janvier jusqu’à un grand centre commercial, à 1300 le jeudi 16 à la tombée de la nuit, soirée festive à plusieurs centaines, dans une chaude ambiance, le vendredi 17...

La fierté d’avoir relevé la tête, tous ensemble, est bien là. Le combat continue !

Nantes

Manifestations jour... et nuit !

Brève
18/01/2020

Ce mardi 14 janvier à Nantes, la manif interprofessionnelle a encore réunie 1500 personnes malgré la pluie et le vent. Mercredi, à la nuit tombée, une retraite aux flambeaux regroupant 2000 personnes a défilé pendant deux heures dans le centre ville avec torches, slogans, chansons pour finir sur le pont de la Duchesse Anne au son de l’Internationale. Un défilé chaleureux où les salariés du public et du privé mélangés, ont pu échanger sur cette grève qui se prolonge depuis plus de 40 jours et dont ils sont fiers. Jeudi 16, même si le nombre de participants était en baisse par rapport au jeudi précédent, il y avait encore 4 à 6000 manifestants à manifester leur opposition à la réforme des retraites. Et les cheminots, encore très présents et combatifs, en ont profité pour faire grossir leur caisse de grève et ont reçu beaucoup de témoignages de sympathie.

Mr Bricolage à La Roche-sur-Yon

36 CDI sur le carreau ?

Brève
15/01/2020

 

Depuis 2017, Mr Bricolage s’est engagé dans un plan de cession de ces magasins intégrés (lui appartenant en propre). Fin 2019, sur les 65 magasins concernés, 6 demeurent sans solutions, comme par hasard les moins rentables d’après la direction du groupe. C’est le 30 décembre, que cette dernière a annoncé que le magasin de La Roche-sur-Yon faisait parti des 6 magasins non repris en franchise, et donc menacé de fermeture. 36 CDI sont concernés par cette mesure envisagée pour juin 2020. Dans un marché du bricolage qui se porte plutôt bien, avec un chiffre d’affaire global en hausse de 0,4 % en 2018, ce n’est pas aux salariés de faire les frais de la concurrence entre les différents acteurs de ce secteur, qui tous sont engagés dans des restructuration pour dégager un maximum de rentabilité.