Avrillé (Maine et Loire)

Fin de conflit à JDM

Brève
30/12/2010

Les salariés de JDM SIMPA à Avrillé (une usine de 43 salariés qui fabriquent des voitures qu'on peut conduire sans permis) ont occupé les locaux pour protester contre la délocalisation de la production vers CERIZAY (Deux-Sèvres). C'est BGI (Baelen Gaillard Industries) la holding à qui appartient HEULIEZ qui a annoncé cette décision fin septembre.

Jeudi 16 décembre, après une semaine d'occupation, les salariés et la direction sont parvenus à un accord, sous contrôle de la Direction Départementale du Travail, et les locaux ont été libérés.

L'accord se solde par le versement d'une indemnité supra-légale de 10 000 Euros (5000 Euros à la vente du terrain, et 5000 Euros au 31 décembre 2011. Cette prime sera versée à ceux qui refusent de suivre la production à CERIZAY, mais aussi à ceux qui acceptent de faire le déplacement (à 110 Kms d'AVRILLÉ).

Le patron étant parti d'une prime de 2000 Euros et d'une indemnité de transport de 7 euros par jour, le résultat obtenu n'est pas négligeable. Les camarades ont tenu bon face au chantage de la direction de BGI qui parlait de déposer le bilan. Et ils ont eu bien raison !

Avrillé (Maine-et-Loire)

Grève pour une prime de départ

Brève
16/12/2010

Les travailleurs de JDM occupent et bloquent le stock de pièces de cette entreprise de construction de voiturettes sans permis à Avrillé.

Ils protestent contre le départ de leur entreprise sur le site d'Heuliez à Cerisay et réclament une prime de 20 000€. La direction n'en propose que 4 000 et François de Gaillard, président du groupe BGI, propriétaire d'Heuliez SAS et de JDM-Simpa, affirme « maintenant c'est une décision, on accepte ou il faudra laisser tomber avec toutes les conséquences que ça aura pour l'ensemble des emplois ».

Les politiciens de droite comme Bussereau (ex-ministre des transports) ou de gauche comme Royal (présidente de la Région) ont subventionné les plans successifs de rachat d'Heuliez sous prétexte de préserver l'emploi mais, une fois de plus, l'argent public a surtout servi à engraisser des repreneurs dont le principal souci est de licencier au moindre coût.

Nantes (Loire-Atlantique)

Le personnel dans les gares : une espèce en voie de disparition

Brève
16/12/2010

Avoir de moins en moins de personnel dans les gares est une idée à la mode, malgré le baratin que fait la direction de la SNCF sur la qualité de service à offrir aux « clients ».

Eh bien cette idée est apparemment aussi en vogue du côté du Conseil Régional dont le président socialiste, Auxiette, voudrait lui aussi que les trains partent tout seul dans les petites gares, sans chef de service pour donner le départ !

Toujours moins de cheminots, ils sont tous d'accord nos gouvernants de droite comme de gauche. Les seuls à qui on ne demande pas leur avis sont les principaux intéressés : les usagers et les cheminots !

Vendée

Quand les riches ne payent pas l'impôt

Brève
10/12/2010

Comme chaque année, le syndicat Sud des impôts et du trésor a analysé les

revenus des vendéens, à partir des déclarations d'impôts de 2009.

48,1 % des foyers ont des revenus trop faibles pour payer l'impôt direct ; 26% ont un revenu inférieur ou égal au seuil de pauvreté (contre 23,7 % l'an passé) ;32 % vivent avec le SMIC et 53,6 % sont sous la barre des 1500 euros mensuel.

Dans le même temps 1% des foyers déclare un revenu annuel supérieur à 97 500

euros et grâce aux mesures de défiscalisation 78 de ces foyers n'ont pas payé

d'impôts sur le revenu !

Le bouclier fiscal a profité à 185 contribuables et le montant des remboursements varie de 26 000 à 349 000 euros ! Pas de surprise notable dans cette présentation, mais des chiffres éloquents qui illustrent l'état de cette société : plus de pauvres d'un côté et des riches encore plus riches de l'autre.

Vertou (Loire-Atlantique)

Un collège de moins à Vertou

Brève
08/12/2010

Le Conseil général de Loire-Atlantique (à majorité de gauche) a décidé de fermer un des deux collèges de Vertou en 2015, car sa rénovation coûterait trop cher. Les élèves seront redirigés soit vers l'autre collège de Vertou, ou vers ceux de Clisson ou de St Philbert de Grandlieu.

Les parent d'élèves manifestent, à juste titre, contre cette décision qui ne va pas dans le sens de l'amélioration du service public d'éducation.

Quant au maire UMP de Vertou, il en profite pour dénoncer la politique du Conseil général au nom de l'intérêt des élèves.

Décidément politiciens de gauche et de droite ont la même attitude. Quand ils sont aux affaires ils laissent se dégrader les services publics. Quand ils sont dans l'opposition ils font semblant de s'y opposer.

La population ne peut compter que sur elle même pour faire respecter ses intérêts.