Saint-Nazaire (Loire-Atlantique)

Inquiétude pour les salariés mais pas pour le salaire du PDG

Brève
10/06/2010

Le départ du dernier paquebot en construction sur le chantier STX à Saint-Nazaire est prévu pour le 17 juin. Après cela c'est le trou noir car, malgré les annonces répétées de nouvelles commandes, dans la réalité il n'y a toujours rien d'assuré. Les sous-traitants sont sous la menace immédiate de perdre leur emploi et les salariés de l'entreprise n'ont aucune garantie pour leur avenir. Sauf l'un d'entre eux...

En effet sur le site internet Businessweek on peut apprendre que le total des salaires et stock-options du PDG de l'entreprise s'élevait en 2008 à 836 000 dollars : l'équivalent sur une année de toute une vie du travail d'un ouvrier !

Cela donne une idée des fortunes que les gros actionnaires accumulent sur le dos des travailleurs s'ils peuvent dépenser cette somme pour payer un de leur commis. Et cela montre aussi la nécessité pour les travailleurs d'avoir accès à la comptabilité de ces grands groupes s'ils ne veulent pas être les éternels dindons de la farce.

Angers, Maine-et-Loire, 49

Quand la misère déborde

Brève
28/05/2010

Le mardi 25 mai, l'antenne angevine du Secours Populaire n'a pas ouvert ses portes. La cause ? Le triplement des demandes d'aide alimentaire entre le 1er trimestre 2009 et le 1er trimestre 2010. Depuis le début de l'année, ce sont 700 nouveaux foyers qui se sont vus contraints de venir frapper à la porte de l'association, et les stocks de nourriture sont déjà pratiquement vides.

La crise, expliquent certains, aurait frappé l'Anjou moins durement que d'autres régions. Ce ne sont là que des balivernes, et des balivernes indécentes. La réalité, c'est une grande pauvreté qui ne cesse de s'étendre, et contre laquelle les pouvoirs publics ne font rien.

Angers, Maine-et-Loire, 49

Valeo Vision : salaires bas de gamme

Brève
28/05/2010

Dans les colonnes de la presse locale, la direction de l'usine Valeo d'Angers s'est récemment vantée de produire des projecteurs complexes « très haut de gamme » pour des constructeurs automobiles « de prestige » tels que Jaguar ou Aston Martin. Par contre, pas un mot sur les salaires franchement « bas de gamme » qu'elle pratique. Avec un chiffre d'affaires en hausse de 40% par rapport à celui du premier trimestre 2009, le groupe Valeo aurait pourtant largement de quoi augmenter la paie des travailleurs de son usine d'Ecouflant, comme celle des 52 000 salariés qu'il exploite à travers le monde.

Vendée

Sous-effectifs à la CAF

Brève
25/04/2010

Depuis le début de l'année 2009, les Caisses d'allocations familiales connaissent des retards chroniques dans les traitements des courriers et des dossiers. La cause en est le manque de personnel dû au non-remplacement d'un retraité sur deux, ainsi que l'introduction du traitement du RSA.

Ainsi la CAF de Vendée a décidé de fermer ses portes, ainsi que l'accueil

téléphonique, du 19 au 30 avril 2010. En un an l'affluence à l'accueil du siège a augmenté de 21%, les appels téléphoniques de 20%, et le traitement du courrier de 3%. 11 000 dossiers sont en attente d'après le directeur et depuis novembre 2009 le stock ne diminue pas.

Même si une vingtaine de renforts sont attendus en juillet, il y a peu de change

que la situation s'améliore avec l'arrivée de nombreux chômeurs en fin de droit. A l'évidence, la direction de la CAF s'enfonce dans le retard, au détriment des chômeurs que l'on n'embauche pas, du personnel soumis à des cadences infernales et des allocataires dont les dossiers sont de plus en plus souvent traités à la va-vite.

Beaufort-en-Vallée, Maine-et-Loire

FRANCE CHAMPIGNON : Non aux licenciements !

Brève
09/04/2010

Depuis le vendredi 2 avril, la conserverie France Champignon, à Beaufort-en-Vallée, est occupée par ses salariés. Il faut dire que l'annonce de la fermeture du site pour octobre 2011, avec 150 licenciements à la clé, ça ne passe pas. Et pour cause : l'avant-veille (le mercredi 31 mars), le groupe saumurois France Champignon était officiellement passé sous le contrôle de Bonduelle, qui n'est autre que le numéro un mondial du légume. Difficile d'avaler le prétexte de la « concurrence polonaise », quand manifestement les sous sont là et bien là pour maintenir les emplois ! Le député-maire Jean-Charles Taugourdeau (UMP) a beau vanter les mérites du « nouvel actionnaire », les travailleurs ne l'entendent pas de cette oreille et ont décidé, à juste titre, de ne pas attendre les premières suppressions d'emploi (qui doivent tomber dans les prochaines semaines) pour réagir. Réquisitionner les entreprises qui licencient et qui font des profits, ce serait vraiment, plus que jamais, une mesure de salubrité publique.