Nantes (Loire Atlantique)

Chirurgie salariale

Brève
04/04/2010

Depuis plusieurs années, les salariés contractuels du CHU de Nantes touchaient la prime de service que tous les titulaires perçoivent, soit près d'un mois de salaire.

La CGT de cet hôpital avait réclamé devant les tribunaux le paiement de cette prime à tous les contractuels. Elle avait gagné en première instance en 2007 et permis de mettre fin à cette discrimination ! En effet, certains « contractuels » travaillent depuis des années dans les services sans être titularisés.

Retournement de situation en mars. La directrice de cet établissement ayant fait appel a été suivie par le Conseil d'Etat qui lui a donné raison.

Et aujourd'hui elle ose réclamer le remboursement de la prime 2008 à tous les contractuels qui l'ont touchée ! C'est de 25 € à 50 € par mois que les concernés devraient rembourser chaque mois pendant 18 mois. Inacceptable ! .

Charente-Maritime et Vendée

Victimes du raz-de-marée Xynthia : Les responsabilités de l’État

Brève
21/03/2010

Une évacuation des zones inondables ordonnée par l'État et relayée par les préfectures la veille de la tempête Xynthia aurait permis d'éviter la plupart des victimes.

Les services météo avaient pourtant prévu le scénario exact : une surcote de 2 m du niveau de la mer, par rapport au niveau déjà élevé des grandes marées.

Alors pourquoi l'évacuation ne fut-elle pas ordonnée ? Parce qu'aucun plan d'alerte centralisé n'existait.

Quant à l'entretien des digues, il est laissé à la charge de leurs propriétaires - particuliers ou collectivités locales - et le recensement des digues par l'État, commencé en 1994, n'est toujours pas achevé faute de moyens.

Une incurie criminelle de la part des responsables de l'État.

Charente-Maritime et Vendée

Xynthia : quand les maires sont pris comme boucs émissaires

Brève
21/03/2010

« Cascade de décisions litigieuses ou contraires au bon sens, de négligences, de prescriptions non respectées, d'expertises négligées » (Sarkozy en visite le 16 mars), « beaucoup d'élus municipaux, à qui revient la délivrance des permis de construire, ont trop tendance à privilégier le développement local sur la sécurité physique » (de Villiers), ainsi sont mis en cause des élus de communes sinistrées.

Pourtant, comme l'explique le maire de Charron (Charente-Maritime), il est difficile à un maire de refuser un permis de construire dans une zone déclarée propre à la construction. Et cette classification relève des services de l'État, qui définissent des PPR (plans de prévention des risques naturels prévisibles), tâche elle-même entravée par le démantèlement des DDE.

La chaîne des responsabilités va jusqu'au sommet de l'État : Sarkozy, à la botte de ses amis bétonneurs, ne déclarait-il pas en avril 2009 (discours sur le « grand Paris ») qu'il fallait « rendre constructible les zones inondables », et que « le problème c'est la réglementation » ?

Loire-Atlantique

Principe de précaution ?

Brève
15/02/2010

Les demandeurs d'emplois réquisitionnés par la préfecture pour participer à la vaccination contre la grippe A attendent toujours d'être payés. Une avance leur a été concédée début février, mais cela ne fait pas le compte. La préfecture se défend en invoquant la nécessité de procéder à des vérifications. Quand il s'est agi de passer commande aux trusts pharmaceutiques les ministres ont montré moins de prudence avec les denirs de l'Etat.

Saint-Nazaire (Loire-Atlantique)

Justice à deux vitesses

Brève
15/02/2010

En 2005, aux Chantiers Navals de Saint-Nazaire, 13 ouvriers polonais dont l'employeur avait disparu, s'étaient retrouvés sans salaires. Six d'entre eux avaient alors observé une grève de la faim de neuf jours pour obtenir le paiement de leurs salaires.

Gestal, donneur d'ordre direct, mais aussi sous-traitant de premier rang des Chantiers, avait été obligé de débourser la totalité des sommes dues aux treize électriciens polonais en lutte, soit la somme de 30 000 €. Un délégué CGT qui demandait ce qu'il en était du versement des cotisations sociales n'avait obtenu aucune réponse à sa question.

Plus de cinq ans après les faits, le tribunal de Saint-Nazaire vient de constater la prescription concernant la plainte pour « travail dissimulé » portée par la CGT ! L'affaire est donc classée sans suite ! Les patrons des Chantiers, qui se sont illustrés à différentes reprises sur des affaires de ce genre où des travailleurs indiens, grecs ou roumains ont dû faire grève pour obtenir une partie de leur dû, peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Ils n'ont jamais été condamnés.

Par contre le même tribunal a récemment montré qu'il savait être très rapide et impitoyable pour condamner à de la prison ferme en comparution immédiate, de jeunes intérimaires seulement soupçonnés d'avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre lors d'une manifestation ! On ne peut pas mieux illustrer que la justice dans cette société est une justice à deux vitesses !