Région Pays de la Loire

Tout bon pour les patrons… et ce n’est pas nous qui le disons

Brève
04/02/2010

Le très réactionnaire Hervé Marie-Joseph de Charrette de la Contrie (Hervé de Charrette en raccourci) a décidé de voter le budget présenté par la majorité de gauche du Conseil Régional. Cet ancien giscardien, ancien ministre de Juppé, rallié au sarkozysme avant de rejoindre le nouveau centre, trouve beaucoup de qualité à la gestion de gauche de la majorité régionale. Il rappelle notamment que l'opposition de droite avait, avec lui, approuvé le plan de relance économique proposé par la gauche.

Il faut dire qu'ici comme ailleurs, la gauche est au petit soin pour le patronat. Un journaliste a évoqué sur FR3 « un président d'une importante chambre de commerce et d'industrie » qui lui avait confié pouvoir voter pour la liste socialiste « alors qu'il n'est pas précisément de gauche ». Ce qui prouve selon ce journaliste que « le bilan d'Auxiette (l'actuel président socialiste de la région) est excellent ».

Quand la gauche plait à la droite et au patronat, les travailleurs ont des raisons supplémentaires de s'en méfier.

Nantes (Loire-Atlantique)

Toujours pas de justice au palais

Brève
17/01/2010

L'ancien Palais de Justice de Nantes va donc devenir un hôtel de

luxe à 160€ la chambre, parait-il. Il a semblé à la municipalité (de gauche) que ce type de logement manquait à Nantes et que c'était une urgence qui ne pouvait pas attendre.

Nos élus locaux, vendeurs de biens publics au privé, en sont tellement convaincus qu'ils envisagent la récidive avec un ancien couvent.

Les mal logés des milieux populaires apprécieront cette sollicitude pour ces malheureux riches qui devaient aller jusqu'à La Baule quand ils voulaient être logés convenablement dans la région !

Cholet (Maine-et-Loire)

Sarko show

Brève
17/01/2010

Le mercredi 6 janvier 2010, Sarkozy a passé 2 heures top chrono à Cholet, le temps de visiter l'usine Thalès et d'adresser ses vœux aux « forces économiques » du pays. Entouré d'une brochette de 4 ministres et de 3 secrétaires d'Etat, il a vanté aux nombreux journalistes descendus de Paris pour l'occasion « la capacité du Choletais à se réinventer après les crises », appelant les patrons français en général à s'inspirer de ce modèle méconnu.

Mais prétendre que la crise actuelle épargnerait Cholet et des environs, ça relève de l'affabulation. En réalité, comme ailleurs, les profits continuent à rentrer dans les poches des patrons, tandis que la classe ouvrière est invitée à payer la note. On a d'un côté le chiffre d'affaires mirobolant de Thalès, réalisé « grâce » à la multiplication et à l'aggravation des guerres aux quatre coins du monde ; et de l'autre la galère, pour les licenciés du textile et de la chaussure de même que pour les jeunes, à qui ne sont proposés que de rares emplois, précaires et sous-payés.

Ses âneries sur la « force choletaise », le président a bien fait de ne les exprimer que devant un parterre choisi et sous haute surveillance policière. Car le commun des Choletais n'aurait sans doute pas été aussi bon public...

Nantes (Loire-Atlantique)

Comment meubler ses dimanches

Brève
08/12/2009

Ikea a décidé d'ouvrir son magasin de la région nantaise les dimanches précédents les fêtes de fin d'année. Et ce malgré la loi qui le lui interdit et malgré le refus du président de l'agglomération, le socialiste J.-M. Ayrault. La préfecture qui est chargée de faire appliquer la loi, et qui a été si prompte pour intervenir récemment contre des manifestations lycéennes, a jugé bon de ne rien faire pour s'y opposer. Les seuls à avoir modifié la donne, le temps de leur présence, sont les militants syndicalistes présents à l'entrée du magasin ce jour là. Comme quoi les travailleurs ne doivent compter que sur leur mobilisation.

Nantes (Loire-Atlantique)

Congrès du Secours Populaire Français

Brève
15/11/2009

Le Secours Populaire vient de tenir son congrès à Nantes. "À des enfants envoyés en vacances dans des familles, nous avons demandé ce qui les avait marqués. Ce n'était pas le ciel bleu, mais les trois repas par jour," a déclaré son président. Et de rappeler que dans ce pays qui est un des plus riches du monde, "deux millions d'enfants ne mangent pas à leur faim".

Ce ne sont pas les moyens qui manquent pour mettre fin à ce scandale. Ce qui manque c'est que la société soit contrôlée par les producteurs de toutes les richesses, les travailleurs et cesse d'être au seul service des détenteurs de capitaux.