Le mercredi 6 janvier 2010, Sarkozy a passé 2 heures top chrono à Cholet, le temps de visiter l'usine Thalès et d'adresser ses vœux aux « forces économiques » du pays. Entouré d'une brochette de 4 ministres et de 3 secrétaires d'Etat, il a vanté aux nombreux journalistes descendus de Paris pour l'occasion « la capacité du Choletais à se réinventer après les crises », appelant les patrons français en général à s'inspirer de ce modèle méconnu.
Mais prétendre que la crise actuelle épargnerait Cholet et des environs, ça relève de l'affabulation. En réalité, comme ailleurs, les profits continuent à rentrer dans les poches des patrons, tandis que la classe ouvrière est invitée à payer la note. On a d'un côté le chiffre d'affaires mirobolant de Thalès, réalisé « grâce » à la multiplication et à l'aggravation des guerres aux quatre coins du monde ; et de l'autre la galère, pour les licenciés du textile et de la chaussure de même que pour les jeunes, à qui ne sont proposés que de rares emplois, précaires et sous-payés.
Ses âneries sur la « force choletaise », le président a bien fait de ne les exprimer que devant un parterre choisi et sous haute surveillance policière. Car le commun des Choletais n'aurait sans doute pas été aussi bon public...