Vendredi dernier 25 septembre, trois camarades de Lutte Ouvrière comparaissaient devant le tribunal de proximité de Cholet, accusés d'avoir enfreint un arrêté municipal un peu particulier, qui interdit la distribution de tracts dans les principales rues du centre ville « entre 10h et 20h, les mercredis, jeudis, vendredis et samedis » - autrement dit aux heures où les passants sont les plus nombreux ! Le samedi 18 avril dernier, ils avaient en effet « osé » se rendre au devant de la population, leur presse sous le bras, pour discuter de la situation politique et sociale...
A 15h, une centaine de personnes (parmi lesquelles des représentants des principaux syndicats et partis de gauche) se sont donc retrouvées devant la mairie, pour protester contre cette atteinte manifeste à la liberté d'expression et pour accompagner nos camarades jusqu'à la salle d'audience. La juge a choisi de mettre l'affaire en délibéré jusqu'au 23 octobre plutôt que de relaxer ... ou condamner sur-le-champ les prévenus aux 15 euros d'amende requis par le ministère public. Et le verdict final est très attendu, car à Cholet, nombreux sont ceux qui ne supportent plus la vision toute personnelle que Gilles Bourdouleix, maire élu « divers droite », semble se faire du débat démocratique. Son arrêté, qui prétend protéger les Choletais des « nuisances », paraît surtout destiné à faire taire ceux qui ne pensent pas comme lui, et ...comme le gouvernement. Tous les présents réclament l'abrogation de cet arrêté et la relaxe des trois camarades.