Angers (Maine-et-Loire)

Fillon aux banquiers, c’est « Enrichissez-vous ! »

Brève
12/11/2009

Le samedi 7 novembre 2009, le premier ministre François Fillon était de visite à Angers. Pour annoncer aux réfugiés d'Afrique de l'Est actuellement à la rue que l'État leur avait trouvé un logement ? Vous n'y êtes pas du tout ! Il était là pour... inaugurer le nouveau siège régional du Crédit Agricole et, au passage, pour réaffirmer sa confiance dans les banquiers. « Les banquiers ne sont pas tous des traders fous », a-t-il lancé. Et les banques seraient « sur la voie du redressement ».

Ce qui est sur la voie du redressement, ce sont certes les profits des grands financiers. Mais loin d'être une bonne nouvelle pour l'économie, cela ne fait que préparer les krachs boursiers de demain. Qu'importe aux rois de la banque, soucieux avant tout de bénéfices à court terme ! Fillon, bon prince, leur a rappelé samedi que l'État sera de toute façon prêt à intervenir « en cas de crise grave ». Quand on a de si fidèles alliés au sommet de l'État, il n'y a vraiment aucune raison d'arrêter de spéculer !

Cholet (Maine-et-Loire)

Quand un jugement donne raison à des militants de LO

Brève
01/11/2009

Le maire de Cholet prétendait interdire la distribution de tracts en centre-ville, mais le tribunal de proximité de CHOLET lui a, heureusement, donné tort sur toute la ligne. Il a décidé de relaxer les trois militants de Lutte Ouvrière poursuivis parce qu'ils avaient « osé » proposer leur presse aux passants, un samedi, jour « interdit ».

Le tribunal conclut donc à une mesure injustifiée. Le juge a estimé que « pour la distribution des tracts aux Choletais, ce qui participe grandement à la liberté d'expression des idées, politiques notamment, il reste les dimanches, lundis et mardis, jours où il y a peu de monde à rencontrer dans la rue, et les autres jours, entre 20 heures et 10 heures du matin...Il convient de considérer que l'interdiction est aussi disproportionnée dans le temps et dans l'espace et surtout dans l'atteinte qu'il porte à la liberté d'expression. Il y a erreur manifeste d'appréciation »

Voilà un jugement qui remet les choses ... et le maire à sa place. Cela fait bien plaisir à tous ceux qui comptent bien continuer à exprimer leurs idées librement, à Cholet et ailleurs !

Maine-et-Loire

Sortie de crise ?

Brève
27/10/2009

Depuis quelques semaines, quand le gouvernement parle de la crise, c'est pour nous dire que le pire serait « derrière nous ». Mais qui se cache derrière ce « nous » ? Dans le Maine-et-Loire, il y a effectivement des gens qui ne connaissent pas la crise : ces quelques 2000 assujettis à l'ISF (l'impôt sur les fortunes, dit « de solidarité » !), qui sont d'ailleurs 2 fois plus nombreux qu'il y a un an. Mais dans le même temps, le nombre de jeunes travailleurs à la recherche d'un emploi a lui aussi été multiplié par 2, tandis que celui des licenciés économiques a augmenté de... 217% ! La sortie de crise, dans le Maine-et-Loire comme ailleurs, ce n'est pas pour tout le monde. Tout le blabla des ministres ne saurait cacher que nous vivons dans une société où les inégalités se creusent à la vitesse grand V. La réorganiser de fond en comble, ça devient urgent.

Angers (Maine-et-Loire)

Des économies intolérables au CHU !

Brève
15/10/2009

CHU Angers (49) :

La direction du CHU d'Angers compte ouvrir un nouveau service de 8 lits dans l'établissement des Claveries à St Barthélémy. Ce service recevra les patients en coma végétatif.

Il n'y a pas besoin de faire un dessin, pour comprendre que ce sont des patients qui nécessitent beaucoup de soins et que c'est un travail difficile psychologiquement pour les équipes. Mais la direction n'a prévu qu'une infirmière le matin, une le soir, une seule aide-soignante entre 9h et 17h45. Et personne n'est prévu pour la nuit ! Ce sont les équipes des autres unités, déjà en sous-effectifs, qui devraient suppléer !

Voilà à quoi mène le financement à l'activité quand des patients ne « rapportent » pas !

Cholet (Maine-et-Loire)

Pour la liberté d’expression

Brève
28/09/2009

Vendredi dernier 25 septembre, trois camarades de Lutte Ouvrière comparaissaient devant le tribunal de proximité de Cholet, accusés d'avoir enfreint un arrêté municipal un peu particulier, qui interdit la distribution de tracts dans les principales rues du centre ville « entre 10h et 20h, les mercredis, jeudis, vendredis et samedis » - autrement dit aux heures où les passants sont les plus nombreux ! Le samedi 18 avril dernier, ils avaient en effet « osé » se rendre au devant de la population, leur presse sous le bras, pour discuter de la situation politique et sociale...

A 15h, une centaine de personnes (parmi lesquelles des représentants des principaux syndicats et partis de gauche) se sont donc retrouvées devant la mairie, pour protester contre cette atteinte manifeste à la liberté d'expression et pour accompagner nos camarades jusqu'à la salle d'audience. La juge a choisi de mettre l'affaire en délibéré jusqu'au 23 octobre plutôt que de relaxer ... ou condamner sur-le-champ les prévenus aux 15 euros d'amende requis par le ministère public. Et le verdict final est très attendu, car à Cholet, nombreux sont ceux qui ne supportent plus la vision toute personnelle que Gilles Bourdouleix, maire élu « divers droite », semble se faire du débat démocratique. Son arrêté, qui prétend protéger les Choletais des « nuisances », paraît surtout destiné à faire taire ceux qui ne pensent pas comme lui, et ...comme le gouvernement. Tous les présents réclament l'abrogation de cet arrêté et la relaxe des trois camarades.