Saint-Nazaire (Loire-Atlantique)

Leur Europe et la nôtre

Brève
05/06/2009

Depuis plusieurs semaines des travailleurs bulgares du chantier naval STX à Saint-Nazaire sont en grève pour arriver à se faire payer. Travailler plus pour ne plus être payé du tout ce n'est pas ce qui est prévu par la législation même si certains patrons en rêvent et tentent de l'appliquer. Mais la justice si prompte à mettre un manifestant en prison pour un jet de caillou reste complètement inerte devant ce trouble manifeste à l'ordre public. Et le préfet qui sait envoyer les CRS contre les travailleurs en grève ne bouge pas davantage.

Heureusement, ces travailleurs bulgares ont reçu le soutien d'autres travailleurs et de leurs organisations pour imposer ce qui leur est dû !

Nantes (Loire-Atlantique)

Solidarité avec les travailleurs sans papiers

Brève
17/05/2009

A Paridis, galerie marchande d'un centre commercial de Nantes, une entreprise de sécurité a dû se décider à demander la régularisation de deux de ses employés sans papiers qui le réclamaient depuis des mois. Ce n'est bien sûr pas la seule à jouer sur le chantage aux papiers pour exploiter son personnel. Et ce n'est pas pour des raisons humanitaires qu'elle a changé de point de vue. C'est parce que ces deux travailleurs se sont défendus avec le soutien d'un nombre important de militants de la CGT qui ont investi la galerie marchande jusqu'à ce que les patrons accèdent à leur revendication.

Brissac-Quincé (Maine-et-Loire)

Recul de la direction à la Poste

Brève
17/05/2009

Les facteurs de Brissac-Quincé (à 20km d'Angers) ont fait grève du lundi 20 avril au mercredi 22 avril, contre la réorganisation "facteur d'avenir".

La Poste voulait changer leur rythme de RTT en leur faisant perdre 11 jours de RTT par an. A 75 % en grève pendant ces trois jours, les facteurs de Brissac ont montré leur détermination. Le 3ème jour, après plusieurs séances de "pseudo-organisation", ils sont allés à la rencontre de ceux de la Recette Principale d'Angers avant de s'inviter à la Direction Régionale.

Et finalement, le mercredi après-midi, la Poste a accepté de lâcher sur deux points importants : les facteurs de Brissac conservent leurs RTT, et ils ne seront pas divisés en 2 équipes, contrairement à ce que souhaitait la direction.

Certes, "facteur d'avenir" passe quand même, entraînant l'aggravation des conditions de travail et la suppression de 2 emplois. Mais cerecul de la direction en appelle d'autres et cette petite victoire est la meilleure façon de préparer l'avenir.

Nantes (Loire atlantique).

Sollicitude gouvernementale

Brève
17/05/2009

Selon le directeur départemental du travail de Loire-Atlantique, 311 entreprises auraient eu recours au chômage partiel depuis le début de l'année.

Le gouvernement vient de faire paraître au journal officiel le mode d'emploi permettant de dégrever des ponctions étatiques les entreprises en difficultés. Mais rien de ce genre n'est prévu pour les salariés qui voient leurs revenus amputés par le chômage. Un exemple de plus de la sollicitude de l'État pour les possédants.

Quant aux travailleurs s'ils ne veulent pas payer une crise dans laquelle ils n'ont aucune responsabilité il faudra qu'ils sachent se faire entendre.

Angers (Maine-et-Loire)

Pas jojo la terre d'asile

Brève
17/05/2009

Selon l'organisation Terre d'Asile, la situation des demandeurs d'asile en Anjou s'est considérablement dégradée ces derniers mois. En effet, alors que de septembre 2008 à avril 2009 le nombre de personnes à accueillir a doublé, 80 places d'hébergement d'urgence ont été fermées dans le département de Maine-et-Loire !

Aussi les familles et les individus qui arrivent du Darfour, d'Erythrée ou de Tchétchénie, fuyant la guerre et la misère, sont-ils bien souvent contraints de "squatter" des lieux à peine habitables : une gendarmerie désaffectée aux Ponts-de-Cé l'an passé (dont la police les a bien sûr expulsés) ; actuellement un bâtiment rue Lionnaise à Angers (où les pouvoirs publics leur cherchent encore des histoires). C'est que le ministère de l'intérieur a des quotas de reconduites à la frontière à respecter et Sarkozy des électeurs d'extrême droite à flatter...

Mais ni les verrous législatifs, ni la chasse aux "sans-papiers" n'empêcheront jamais les réfugiés d'affluer vers les pays les plus riches de la planète. Ces travailleurs et leurs familles sont des nôtres. Ils ont droit à toute notre solidartité.