Thales (Cholet)

Un avenir radieux, version capitaliste

Brève
02/12/2020

: Le groupe Thales, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 19 milliards d’euros en 2019, vient d’annoncer qu’il va agrandir son site de Cholet et passer de 1 650 à 2 150 salariés en 2023.

Personne à Cholet ne peut déplorer la création de 500 emplois supplémentaires, si jamais elle se confirme – en particulier au moment où 83 emplois sont menacés dans l’usine Catimini de Saint-Macaire-en-Mauges. Mais il est significatif que ces perspectives de développement concernent une entreprise liée au secteur militaire.

Des milliards sont engloutis dans ce secteur destructeur par excellence, alors que les richesses produites par la société seraient bien mieux utilisées, la crise sanitaire le prouve, si elles étaient investies dans l’éducation, la santé, le transport, le logement... ou encore dans la reconversion de l’industrie d’armement vers des productions socialement utiles.

Mais non, dans ce système pourri, rien de plus rentable pour les milliardaires à la recherche de profits que de miser sur les guerres actuelles et futures.

 

Michelin La Roche-sur-Yon

Des licenciements jamais justifiés

Brève
02/12/2020

Le 10 octobre 2019, les 619 salariés de Michelin apprenaient la fermeture de leur usine. A ce jour 394 salariés ont été licenciés. Pour les autres, 126 ont dû accepter une mobilité dans un autre site du groupe, et 67 sont partis en retraite anticipée...

Pour 26 salariés, élus ou représentants syndicaux, le droit du travail impose un accord de l’inspection du travail avant leur licenciement. Or, le 28 novembre dernier, l’Inspection du travail a refusé de donner son accord, considérant que la réalité du motif économique n’était pas démontrée ! Mais qui pouvait en douter alors que Michelin affichait 1,68 milliard de profits en 2018 , 1,73 milliards en 2019, l’année où il fermait deux usines l’une à Bamberg en Allemagne et l’autre à La Roche ?

Les administrations constatent après coup les mensonges patronaux, mais n'empêchent jamais les actionnaires d'augmenter leurs profits en licenciant ceux dont le travail crée les richesses. Pour que les entreprises travaillent dans l'intérêt collectif, il faudra qu'elles passent sous le contrôle de ceux qui les font fonctionner : les travailleurs.

CHD Vendée

Menace sur les urgences

Brève
23/11/2020

En pleine pandémie, la direction du Centre Hospitalier Départemental de la Vendée indique qu’une réflexion est en cours concernant l’ensemble des services d’urgences du département confrontés à une pénurie de médecins urgentistes. Le service d’Urgences du site de Luçon serait menacé d’une fermeture la nuit, voire d’une fermeture totale.

Après comme avant la crise sanitaire, les hôpitaux continuent à être l’objet d'incessantes rectriction de moyens. Comme si la période récente n’avait pas montré qu’il est urgent de leur fournir massivement des moyens de fonctionner...

Centre hospitalier du Haut-Anjou (Mayenne)

Les agents du SSIAD en grève pour les salaires

Brève
18/11/2020

Les dix-sept agents du SSIAD (Service de soins infirmiers à domicile) sont employés par l’hôpital de Château-Gontier. Mais le Ségur de la santé, qui accorde quelques augmentations de salaires aux agents de la fonction publique hospitalière, les exclut : elles n'ont pas droit, contrairement à leurs collègues de l'hôpital, aux 183 euros de plus sur la fiche de paie.

Mardi 17 novembre, elles ont donc fait grève. Malgré les réquisitions, elles se sont retrouvées devant l'hôpital pour manifester leur colère, rejointes par une dizaine de militants des entreprises voisines.

Elles veulent maintenant regrouper celles et ceux qu’elles appellent « les oubliées du Ségur », et elles ont raison. C’est bien ensemble qu’elles ont le plus de chances de se faire entendre. Qu’il s’agisse d’effectifs ou de salaires il faudra plus que les miettes concédées par le gouvernement.

 

Hôpital psychiatrique, Angers

Même travail, même salaire !

Brève
16/11/2020

Dans un décret publié le 19 septembre, le gouvernement a annoncé un complément de salaire de 183 euros pour les « agents titulaires et agents contractuels de droit public de la fonction publique hospitalière ». Mais les établissements médico-sociaux qui en dépendent sont exclus de cette prime. Les principaux concernés sont des aides soignants, des infirmiers et des agents des services techniques.

Les travailleurs de l’hôpital psychiatrique près d'Angers (le Cesame) ont donc perçu, comme partout, la première partie de cette prime (90 euros)... sauf les plus de 60 agents qui travaillent au sein de la Maison d’accueil spécialisée (la MAS), où vivent 40 personnes polyhandicapées qui dépend pourtant du Cesame ! L'excuse invoquée est que ce secteur, qui est pourtant géré par l'hôpital psychiatrique et dont les salariés ont les mêmes statuts, est un établissement médico-social.

Pour dénoncer cette injustice et obtenir le versement de ces 183 euros, une Assemblée Générale a décidé de la grève. Des débrayages bien suivis, qui sont montés à une centaine, ont eu lieu d’abord le 12 octobre puis les 5 et 12 novembre. La mobilisation est forte et les travailleurs déterminés à obtenir réparation de cette injustice. Dans tout le pays, ce sont plus de 60 établissements qui sont concernés et sont en contact. Ainsi, une journée nationale de grève aura lieu le 26 novembre prochain.