Ligne SNCF Bordeaux-Nantes

De mal en pis

Brève
09/01/2020

Lundi 6 janvier, le tronçon La Rochelle – La Roche-sur-Yon a fermé pour travaux, pour une durée annoncée de 17 mois. Le défaut d’entretien et le sous-investissement depuis des décennies sont à l’origine de cette longue fermeture. On pourrait cependant penser « il était temps », tant la ligne s’était dégradée, les trains mettant 2 h pour parcourir les 100 km séparant ces deux villes, et 5 h pour joindre Nantes à Bordeaux.

Mais ces travaux, loin de rétablir la ligne dans son état d’il y a 40 ans, vont commencer par remplacer les deux voies par une voie unique, ne permettant qu’un flux limité de trains – seules deux zones de croisement seront prévues – et ceci par souci d’économie.

Et puis les 150 millions d’euros de travaux annoncés sont entièrement financés sur fonds publics (État et collectivités), alors qu’il est déjà prévu que la ligne rénovée sera ouverte à la concurrence, donc aux profits privés.

Il y a 15 ans, cette ligne était encore un tronçon d’une ligne directe Quimper-Menton via Nantes, Bordeaux, Toulouse, Marseille, sur laquelle un train de nuit permettait de s’endormir à Nantes et se réveiller à Nice. Même quand l’État et la SNCF se vantent de grands travaux, c’est pour régresser.

Hôpital du Mans

Non à la fermeture de la réanimation pédiatrique !

Brève
08/01/2020

Rassemblement devant le Centre hospitalier

Lundi 6 janvier, 350 manifestants se sont rassemblés devant la maternité de l’hôpital du Mans, pour dénoncer la fermeture de l’unité de réanimation pédiatrique, faute de médecins en nombre suffisant. Ce sous-effectif menace aussi le service de réanimation néo-natale. Face à ce problème sérieux, la direction du CHM propose de transférer les enfants pour lesquels le risque vital est engagé vers les hôpitaux d’Angers, Nantes ou Tours, c’est-à-dire vers des établissements qui sont souvent saturés et éloignés ! Et cela alors que sont des cas pour lesquels chaque minute compte !

Une situation qui illustre l’évolution catastrophique du système de Santé et le mépris des pouvoirs publlics à l'égard des patients.

SNCF Nantes

Pas de trêve pour la grève

Brève
26/12/2019

Rassemblement gare sud le 26/12

Les cheminots grévistes nantais ont reconduit la grève en assemblée générale jeudi 26 décembre et la manifestation interprofessionnelle qui a suivi a rassemblé plusieurs centaines de personnes.
Les stratagèmes et intox du gouvernement qui misait sur la période des fêtes pour mettre fin au mouvement ne marchent pas. Au chantage à la trêve de Noël, la réponse a été : « Le gouvernement ne fait pas de trêve, nous non plus ! » Les grévistes mesurent autour d’eux, dans leur famille, dans les distributions de tracts ou les collectes de soutien, que, malgré la gêne, les travailleurs sont de leur côté.
Ils ont voté partout la reconduction du mouvement et réaffirmé qu’ils réclamaient le retrait total de la réforme. L’avenir du mouvement dépend en effet de la détermination des grévistes, à continuer et élargir leur mouvement. Tant que leur grève tient, tant qu’ils conservent leur combativité, ils peuvent y parvenir et remettre en lutte dans la période qui vient d’autres fractions du monde du travail.

Angers

Toujours là !

Brève
20/12/2019

Jeudi 19 décembre, deux jours après le succès de la manifestation du mardi 17 (7 000 manifestants à Angers et de nouveau plus de 1 000 à Cholet et Saumur), un rassemblement a eu lieu devant la gare SNCF, auquel 600 personnes ont répondu présent. Comme dans beaucoup de villes à travers le pays, les travailleurs ont voulu rappeler que, tant que le gouvernement ne retire pas sa réforme, il n’y a pas de trêve qui vaille.

Juste avant le rassemblement, l’assemblée générale des cheminots en grève – qui a décidé de reconduire la grève jusqu’au lendemain – a ouvert ses portes aux grévistes de l’éducation nationale et au total à plusieurs dizaines de travailleurs en lutte, dont ceux d’ENEDIS.

Et c’est dans une ambiance fraternelle et combative que le cortège, mêlant postiers, territoriaux, ouvriers de Valéo, d'U log, gilets jaunes..., s’est ensuite dirigé vers la préfecture – sans réussir à se dissoudre ! Car tout le monde avait trop envie de continuer à marcher à travers la ville pour rappeler à tous que le combat est loin d’être terminé.

Collège Paul Langevin à Couëron (44)

Forte mobilisation

Brève
18/12/2019

Les enseignants du collège Paul Langevin ont massivement suivi l’appel à la grève du jeudi 5 décembre contre la réforme des retraites. Réunis en assemblée générale dans l’établissement le matin du 6 décembre, une bonne partie d’entre eux a reconduit activement la grève et afin d’élargir le mouvement, ils sont allés discuter avec les enseignants du lycée professionnel et des écoles de Couëron. Loin d’être retombée, la colère a continué à s’exprimer le lundi 9 décembre. Des personnels du primaire, du collège et du lycée se sont retrouvés sur le temps de midi pour diffuser un tract aux passants afin d’appeler à la mobilisation nationale du mardi 10 décembre. Cette journée de grève et de manifestation a de nouveau trouvé un écho important parmi les personnels. Grâce aux assemblées générales régulières dans l’établissement, les grévistes, syndiqués et non-syndiqués, discutent des modalités de leur mouvement et décident de reconduire la grève. Ils sont convaincus que seule la grève leur permettra de faire reculer le gouvernement et restent déterminés à défendre leurs conditions de vie.