Scania à Angers

" Salaires minables = retraites pitoyables "

Brève
18/12/2019

Du mardi 10 décembre au jeudi 12 décembre, plus de 200 salariés de l’usine Scania – sur un effectif total de 750 – ont fait grève pour arracher à leur direction des concessions sur les salaires. Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), le patron ne voulait en effet pas lâcher plus de 1,9 % d’augmentation. Et pas question pour lui de reconduire la prime « gilets jaunes » versée fin 2018. Il avait juste offert à tous... une brioche !

La grève, bien suivie et d’une durée sans précédent chez Scania, a obligé la direction à reculer, à accorder 750 euros de prime de fin d’année d’une part, 2,2 % d’augmentation d’autre part. Si ce recul n’a pas permis d’atteindre l’augmentation de 50 euros bruts visée au départ, ce qui a été gagné l’a été par la lutte.

Marre de nous sacrifier pour des salaires de misère ! Voilà le message qu’ont fait passer les travailleurs de Scania. Un message que les ouvriers des zones industrielles avoisinantes, par exemple chez Valeo ou CBI, pourraient tout à fait reprendre à leur compte... et un message qui a toute sa place dans le combat en cours pour des retraites dignes de ce nom !

Mardi 17 décembre à Nantes

Très grosse manifestation

Brève
17/12/2019

A Nantes, il y avait encore plus de monde que le 5 décembre (la presse dit 22 000 contre 20 000 précédemment).
En tête, un beau cortège cheminot et un gros cortège de l'éducation (enseignants et assistants d'éducation en particulier) avec beaucoup de banderoles de tous les lycées et collèges, plus quelques centaines de jeunes plus nombreux que les fois précédentes. Les salariés d'EDF et RTE étaient nombreux. On notait également la présence de groupes d'Airbus, d'Arcelor Mittal, du CHU, de dockers, territoriaux et salariés de Nantes métropole, et de quelques travailleurs de la SEMITAN (transports de l'agglomération nantaise), auxquels s'étaient joints des salariés de tous secteurs venus par petits groupes protester contre le projet de réforme des retraites.

CHU d’Angers

Contre la grève, des méthodes dictatoriales

Brève
13/12/2019

Lundi 9 décembre, en réaction au préavis de grève reconductible déposé par la CGT et FO, la direction du CHU d’Angers a informé les salariés qu’elle assignait la totalité du personnel de tous les services jusqu’au 20 décembre et que plus aucun changement de planning ne serait possible durant cette période. Cette note de service a provoqué un tollé général car, en plus d'être illégale, elle revenait à interdire purement et simplement le droit de grève à l'hôpital !

Cela n’a pas empêché un barrage filtrant dans la zone logistique dès la matinée du mardi 10, entraînant des embouteillages et contraignant la direction à revenir sur sa note.

Belle victoire... mais la direction a pondu dès le mercredi 11 une note qui ressemble beaucoup à la précédente. Alors le bras de fer continue ! Et les méthodes de « management » de la direction pourraient bien mettre le feu aux poudres !

 

 

Biscuiterie LU à La Haye-Fouassière (Loire-Atlantique)

Montée en température

Brève
13/12/2019

Selon la direction de l’usine LU de La Haye-Fouassière, propriété de la multinationale Mondelez, les débrayages appelés par la CGT contre la réforme des retraites et sur les salaires n’auraient « pas d’impact » sur le « fonctionnement du site ».

La même direction cherche pourtant des « volontaires » pour venir travailler les 4 ou 5 prochains samedi…

Agglomération de La Roche-sur-Yon

Transports en commun gratuits, oui… mais tous les jours !

Brève
11/12/2019

Depuis le 7 septembre, les bus sont gratuits dans l’agglomération yonnaise le samedi. Le premier bilan est tombé : + 36 % de fréquentation le samedi en septembre en moyenne sur toutes les lignes et + 60 % en octobre !

Un démarrage sur les chapeaux de roues qui ne demande qu’à se poursuivre les autres jours de la semaine !