CHU de Nantes

ras-le-bol hospitalier

Brève
17/11/2019

Les personnels hospitaliers étaient massivement mobilisés le 14 novembre pour les salaires et les embauches.
Ils étaient 20 000 en manifestation à Paris avec des délégations des régions. A Nantes 800 personnes ont manifesté.
Depuis six mois, les services d’urgence en lutte ont fait largement connaître les conditions de travail déplorables qui y règnent. Maintenant, ce sont les médecins hospitaliers, et pas uniquement les urgentistes, qui les dénoncent. Partout les Agences régionales de santé ont taillé dans le vif, sur ordre du gouvernement. Elles ont supprimé des lits d’hospitalisation, ce qui oblige les Urgences à mettre des patients sur des brancards dans les couloirs, le temps que des lits se libèrent dans les services d’aval. Des médecins aux soignants, beaucoup s’épuisent à cause des conditions de travail.
Dans l’immédiat, seule une hausse importante des salaires hospitaliers – le chiffre de 300 euros de plus par mois circule – pourrait être une compensation partielle pour les personnels hospitaliers en poste et pour le manque d’attractivité de l’hôpital pour les nouveaux venus.
Le gouvernement craint que ce légitime mécontentement des travailleurs des hôpitaux ne vienne renforcer la mobilisation interprofessionnelle du 5 décembre. Et les personnels en blanc n'ont en effet pas fini de se faire entendre tant qu'ils n'obtiennent pas de mesures concrètes et conséquentes.

Hôpital de Cholet

Vive la grève !

Brève
17/11/2019

Jeudi 14 novembre, la grève des hôpitaux a été particulièrement bien suivie à Cholet. 25 salariés sont montés en car ou en train à la manifestation centrale de Paris, et sur place à l’hôpital de Cholet, la grève a pris toutes sortes de formes, notamment au travers d’un rassemblement devant l’établissement de 10h à 16h.

Certains ont débrayé une heure ou deux, d’autres toute la journée... D’autres encore, assignés, ont manifesté à leur façon, avec un badge sur la blouse, un panneau ou une banderole revendicative à l’entrée ou même à l’intérieur du service.

« Le patient n’est pas une marchandise, l’hôpital n’est pas une entreprise » a fait partie des messages les plus repris. Ce mouvement, très largement suivi, a fait du bien au moral de tous les participants. Sur cette belle lancée, et comme rien n’est encore gagné, ils ne comptent pas en rester là !

Carquefou, Loire-Atlantique

Grève à Psy’Activ

Brève
07/11/2019

A Psy’Activ, association au service de la santé mentale financée par l’Agence régionale de santé, les salariés après avoir signé majoritairement une pétition et s’être réunis en assemblée générale le 28 octobre, ont décidé de faire 24 heures de grève, une première, à partir du mardi 5 novembre, pour protester contre le licenciement d’une psychologue qu’ils considèrent abusif et demander la titularisation des 15 collègues en CDD. Ils ont distribué des tracts pour informer de leur mouvement et se sont rendus au siège social avec des banderoles dénonçant Psy’Activ qui « maltraite ses soignants et les patients » et son « management violent ».

Comme partout dans la santé, l'ambiance s'est dégradée ; les directeurs changent régulièrement selon leur plan de carrière et font appliquer une politique de réduction des coûts au détriment des personnels et des patients. La mission de soin se transforme en évaluation et le nombre de lits a diminué pour passer de 64 à 40 en 8 ans.

Cette réaction collective est importante car ces cinq dernières années plusieurs salariés ont dû porter leur cas aux prudhommes qui leur ont donné raison. Les grévistes ont prévu d’intervenir à nouveau collectivement lors d’une réunion avec le directeur jeudi 7 et de continuer à se réunir à nouveau pour décider de suites à leur action.

 

Sans-abris à Nantes

Manifestation pour le logement

Brève
28/10/2019

Le samedi 26 octobre, environ 400 personnes ont manifesté dans les rues de Nantes, pour réclamer le droit au logement. « Personne à la rue » pouvait-on lire sur la banderole en tête de la manifestation appelée par un collectif regroupant 40 associations et une inter-syndicale CGT, CFDT, Solidaire et FSU.

Des migrants étaient également présents dans la manifestation pour dénoncer leur conditions d’hébergement indignes.

Les slogans «la rue est pleine , les logements sont vides» ou encore « un toit est un droit, le préfet est hors la loi » ont été repris à de nombreuses reprises. Le collectif signale 10 500 personnes domiciliées au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de Nantes, c’est à dire sans domicile fixe, pointant du doigt les nombreux logements ou bâtiments vides dans Nantes et l’agglomération.

À la veille de l’hiver, la question du logement devient une nécessité vitale mais ni la mairie de Nantes, ni la préfecture représentant l’État, n’ont la volonté politique de répondre au problème, préférant laisser des milliers de personnes à la rue.

 

CHU de Nantes

Quand l’hôpital engraisse Happytal

Brève
25/10/2019

A la maternité du CHU de Nantes, le manque de personnel ne permet pas de servir les petits déjeuners dans les chambres ; les mamans qui n’ont personne de leur entourage pour aller le leur chercher à 8h15 doivent s’en passer.

Par contre, la société Happytal propose des services facturés « pour un déjeuner en amoureux ». Ce contrat entre une société privée et l’hôpital public s’inscrit dans la continuité de la privatisation d’activités à l’hôpital ces dernières années dont les pouvoirs publics se sont faits les promoteurs. Pendant que le personnel soignant s’épuise que les patients n’ont que 15 degrés faute de remise en route du chauffage, l’hôpital permet à Happytal de faire des profits.