Vendée

Le virus du capitalisme encore plus dangereux que la Covid

Brève
04/11/2020

Dans tous les départements les demandes de RSA ont beaucoup augmenté depuis le début de l’année. Rien d’étonnant avec les plans de licenciements qui se succèdent, l’arrêt des missions des intérimaires, des contrats des CDD….

En Vendée le nombre de bénéficiaires du RSA a progressé de 12 % sur les huit premiers mois de l’année… et celui des « travailleurs pauvres », ceux qui touchent la prime d’activité, a doublé en un an !

Le premier confinement a accentué la précarité. Le post-confinement a touché de nombreux précaires dans l’industrie, l’hôtellerie, la restauration, le maraîchage qui se sont retrouvés privés de contrats. La Caf le reconnaît « le plongeon des plus fragiles dans la pauvreté commence à se faire sentir » et d’ajouter « si dans six mois l’économie ne repars pas, le nombre de bénéficiaire du RSA pourrait encore progresser ».

Le virus n’a pas créé la crise et le chômage mais il les a aggravés. Il saute aux yeux que l’organisation capitaliste de la société est incapable de faire vivre des familles entières de travailleurs. Il faut changer cette société qui nous conduit à la catastrophe.

Angers, non aux expulsions !

Réquisition des logements vides !

Brève
04/11/2020

Samedi 31 octobre, malgré les contraintes liées au reconfinement, 200 personnes se sont déplacées pour manifester leur solidarité vis-à-vis des occupants du squat dit « la Grande Ourse » (menacés d’expulsion à la veille de la trêve hivernale), en leur apportant nourriture et fournitures de première nécessité. Cela fait un an que ce magasin de meubles désaffecté accueille des personnes sans domicile : jeunes travailleurs et étudiants, réfugiés majeurs et mineurs. Au cours des derniers mois, le squat n’a pas désempli, car depuis mars le nombre de celles et ceux qui ont basculé dans la précarité et la pauvreté n’a cessé d’augmenter.

En banlieue d’Angers, à Saint-Barthélemy d’Anjou, c’est un camp ayant tout du bidonville qui est apparu, accueillant quant à lui des Roms fuyant les persécutions subies en Roumanie.

Or à Angers et dans son agglomération, ce ne sont pas les logements vides qui manquent. Dans le département, il y a même 30 châteaux à vendre, pour 1,5 million d’euros en moyenne ! Mais la pénurie de logements à loyers abordables s’est aggravée en un an. Et l’État, loin d’user des moyens légaux existants pour procurer un toit aux sans domicile, continue de leur faire la chasse.

Le 15 octobre dernier, l’inauguration d’une stèle en hommage aux 44 personnes mortes dans la rue à Angers entre 2009 et 2017 est venue rappeler l’indignité de cette situation. Non à toutes les expulsions ! Réquisition des logements vides !

Chômage en Pays de Loire

La hausse continue

Brève
01/11/2020

Au troisième trimestre, dans les Pays de Loire, le nombre de chômeurs en catégorie A, c’est-à-dire sans aucune activité, aurait baissé de 185 000 si l'on encroit les statistiques officielles. Mais ce chiffre est trompeur et s’explique par les radiations qui ont recommencé à Pôle emploi. En fait, depuis un an, le nombre de chômeurs de catégorie A a augmenté de 12,8 % dans la région et si l'on additionne les chômeurs des autres catégories cela représente 332 230 personnes.

La réalité, c'est que le chômage a fortement augmenté. Il s’aggravera encore dans les prochains mois, notamment quand les plans de suppressions d’emplois annoncés par les grands groupes seront mis en œuvre. Les chiffres officiels, aujourd’hui encore plus qu’hier, servent avant tout à masquer la réa­lité du chômage, et non à la mettre en lumière.

Le chômage n’est pas une fatalité : des besoins utiles, dans les hôpitaux, les Ehpad la construction de logements abordables, etc., ne sont pas assurés, faute d’embauche ; le chômage découle des choix du patronat et du gouvernement à son service. La classe ouvrière aura à se défendre pour conserver tout simplement de quoi vivre.

Bonilait à Bellevigny (Vendée)

Fermeture de l'usine

Brève
22/10/2020

Sodiaal a décidé de fermer l’unité de production d’aliments pour bétail Bonilait à Bellevigny. Elle l’avait acheté à Eurial en 2008. Pendant 12 ans, Sodiaal s’est contenté d’engranger la plus-value et invoque maintenant la vétusté de l’usine et la crise Covid pour jeter à la rue les 25 salariés du site.

Le groupe Sodiaal (marques Yoplait, Candia, Entremont…) avec 8 000 salariés est le première coopérative laitière en France, la 3ème en Europe et la 5ème mondiale… Il n’y a aucune raison que ces 25 salariés fassent les frais du manque d’investissements. Sodiaal doit prendre sur ses profits et répartir le travail entre tous à l’échelle du groupe, sans perte de salaire.

Clinique privée du Parc à Nantes

La détermination a payé

Brève
18/10/2020

Après 35 jours de grève dont 29 consécutifs, les salariés de la clinique du parc, établissement psychiatrique du groupe Ramsay à Nantes, sont fiers d’avoir arraché une augmentation de salaire. L’accord prévoit 60 euros net plus une prime de 100 euros net ce mois-ci et des jours de récupérations pour l’habillage et le déshabillage.

Des agents de service, aux aide-soignants ou infirmières, tous sont restés soudés durant cette grève. Ils ont appris à s’organiser et se faire entendre et cela comptera pour l’avenir.