Samedi 31 octobre, malgré les contraintes liées au reconfinement, 200 personnes se sont déplacées pour manifester leur solidarité vis-à-vis des occupants du squat dit « la Grande Ourse » (menacés d’expulsion à la veille de la trêve hivernale), en leur apportant nourriture et fournitures de première nécessité. Cela fait un an que ce magasin de meubles désaffecté accueille des personnes sans domicile : jeunes travailleurs et étudiants, réfugiés majeurs et mineurs. Au cours des derniers mois, le squat n’a pas désempli, car depuis mars le nombre de celles et ceux qui ont basculé dans la précarité et la pauvreté n’a cessé d’augmenter.
En banlieue d’Angers, à Saint-Barthélemy d’Anjou, c’est un camp ayant tout du bidonville qui est apparu, accueillant quant à lui des Roms fuyant les persécutions subies en Roumanie.
Or à Angers et dans son agglomération, ce ne sont pas les logements vides qui manquent. Dans le département, il y a même 30 châteaux à vendre, pour 1,5 million d’euros en moyenne ! Mais la pénurie de logements à loyers abordables s’est aggravée en un an. Et l’État, loin d’user des moyens légaux existants pour procurer un toit aux sans domicile, continue de leur faire la chasse.
Le 15 octobre dernier, l’inauguration d’une stèle en hommage aux 44 personnes mortes dans la rue à Angers entre 2009 et 2017 est venue rappeler l’indignité de cette situation. Non à toutes les expulsions ! Réquisition des logements vides !