Vendée

Les « naufragés du Ségur » se mobilisent

Brève
16/10/2020

le rassemblement du personnel du CHS Mazurelle à La Roche devant les locaux de l'administration

Le 13 octobre, des rassemblements du personnel de santé et du médico-social des hôpitaux et maisons d’accueil spécialisés se sont multipliés dans la département. Aux Sables-d’Olonne ce sont environ 50 personnes qui se sont retrouvés devant l’ancien hôpital. A Mortagne-sur-Sèvre, une centaine de salariés, sur 125 que compte le site, se sont rassemblés devant le foyer pour adultes en situation de handicap, sachant qu’une continuité du service doit être assurée ! A La Roche-sur-Yon, c’est le personnel des maisons d’accueil spécialisés de La Roche et Longeville-sur-Mer qui s’est retrouvé à 90, sur un effectif total de 160, pour investir les locaux de l’ARS.

Ils protestent contre le "Ségur de la santé" qui les laisse à l'écart des augmentations de salaires accordées à d'autres catégories de personnel. Sans augmentation de salaire mais aussi d'effectifs, ils craignent encore plus de démissions dans des services déjà en situation tendue. 

Dans le même temps, les soignants de l’Ehpad de l’hôpital de La Roche déployaient sur la façade de l’établissement une banderole : « Ehpad en souffrance, personnel en carence ». Ils réclament, eux aussi, des effectifs supplémentaires, des moyens et du matériel.

Et jeudi 15 octobre, ça a été au tour des soignants de l’hôpital spécialisé Mazurelle à La Roche de manifester et protester contre la différence de traitement entre ceux qui ont droit aux 183 € et le secteur médico-social qui en est exclu. C’est devant l’hôpital puis devant les locaux de l’administration qu’à une cinquantaine ils ont tenu a exprimer leur colère devant cette injustice.

Rien n'a changé, si ce n'est en pire, depuis le début de l'épidémie. Pour de vraies augmentation de salaires pour tous, les travailleurs de la santé et du médico-social ont raison de se mobiliser.

CHU de Nantes

Soignants contaminés... mais au travail !

Brève
14/10/2020

Des soignants de l'hôpital de Nantes ont été testés positifs au coronavirus. Mais arguant du manque de personnel, les directions leur ont demandé de venir travailler quand même.

Toute fiere d'afficher un excédent comptable de 3,8 millions d'euros pour 2009, la direction n'a pas jugé bon de s'en servir pour embaucher. Le résultat on le voit. Pour faire face à l'augmentation des patients atteints par l'épidémie, ont fait prendre des risques de contamination supplémentaires à tout le monde : patients comme soignants !

Holvia porc à Laval (Mayenne)

Économie sur les masques = économie sur la santé des salariés

Brève
04/10/2020

L'entreprise a été fermée près de deux semaines début juillet suite à un fort taux de contamination des salariés au COVID. Depuis la reprise le 15 juillet les salariés disposent de masques lavables. Mais aujourd'hui le nombre de lavage a atteint le niveau au delà duquel ils ne sont plus efficaces selon les normes sanitaires en vigueur. La direction propose donc de doter les travailleurs de masques à usage unique mais elle prévoit de conserver les masques lavables pour les utiliser en cas de pénurie de masques jetables. Des économies de « bout de chandelles » faites sur le dos de la santé des salariés. Et ça durera tant que les travailleurs n'auront pas réussi à imposer leur contrôle sur l'organisation du travail comme sur les comptes de l'entreprise.

Aides à domicile de La Roche-sur-Yon

La colère des « oubliées »

Brève
04/10/2020

 

Après une première mobilisation en juillet dernier, les aides à domicile étaient de nouveau dans la rue samedi 3 octobre. Elles ont témoigné et exprimé leur colère face à la non reconnaissance de leur métier et aux salaires de misère qui sont le lot de ces premières de corvée. Colère renforcée par le versement d’une prime Covid de 75 euros bruts par le département de la Vendée… prime qu’elles qualifient d’aumône face au budget du Vendée Globe.

Loin du défi du grand large, c’est au quotidien que ses « oubliées », comme elles se nomment, relèvent le défi de la santé à domicile.

Sans Papier à Saint-Nazaire

Une famille coupée en deux par l'expulsion

Brève
30/09/2020

La mère et le fils d'une famille géorgienne à qui on avait refusé le statut de réfugié ont été expulsés en deux jours du territoire français. Et ce malgré l'intervention du voisinage scandalisé par cette expulsion. Le père et la fille, absents du domicile au moment de l'intervention policière, sont obligés de se cacher. Le MRAP et les militants de l'UCIJ (Unis contre une immigration jetable) appelaient à un rassemblement de protestation devant la mairie de Saint-Nazaire le mercredi 30 septembre. Il a rassemblé une centaine de personnes qui ont tenu à manifester leur solidarité avec ces déboutés du droit d'asile et avec tous ceux victimes des politiques discriminatoires des gouvernements.