Valeo à Laval (Mayenne)

En grève contre le plan de compétitivité

Brève
30/09/2020

Le groupe Valeo veut faire signer par les syndicats un « plan de compétitivité ». Ce plan prévoit la réorganisation de certaines équipes vers plus de flexibilité, la suppression de jours de congés, la diminution drastique de certaines primes… La direction n’hésite pas à faire du chantage à la fermeture de certains sites si le plan n’est pas signé. Il était soumis à signature ce mardi 29 septembre.

Sur le site de Laval, c'est l'équipe de nuit qui a réagi la première et s'est mise en grève de façon très majoritaire. Les équipes de jour ont suivi et toute la journée une trentaine de salariés sont restés à discuter autour du feu de palettes à l'entrée du site. Une journée de grève ne suffira pas à obtenir gain de cause mais c'est une bonne façon de préparer l'avenir. Pas question d’accepter de nouveaux sacrifices juste pour aider les actionnaires à accroître leurs profits !

Ambulanciers Nantes

En grève

Brève
24/09/2020

Le 23 septembre, plusieurs dizaines d'ambulanciers de la région nantaise des entreprises Jussieu secours et Sansoucy se sont rassemblés devant le CHU pour exprimer leur ras-le-bol. Ils dénoncent les bas salaires, les heures supplémentaires non payées, les horaires de dingues, la non reconnaissance de leur profession comme relevant de la santé.

À cela s'ajoute le mépris des directions qui n'ont ni fourni le matériel nécessaire pendant la crise sanitaire ni accordé la prime covid. Et les masques sont encore donnés au compte gouttes alors qu'il y a largement de quoi se fournir dans les supermarchés !

Plan Castex (Maine-et-Loire)

Le Medef Anjou aux anges

Brève
20/09/2020

Le Medef Anjou s’est réjoui du « plan de relance » de Castex, qu’il qualifie d’ « équilibré » et même d’ « historique ». Le porte-parole du Medef dans le Maine-et-Loire voit dans le plan Castex un « pacte de confiance », qui va « mettre du carburant dans le moteur de l’économie ».

Ce satisfecit est bien logique puisque les 100 milliards de « carburant » vont aller droit dans les poches de la bourgeoisie. Mais ce plan de relance des profits n’apportera rien aux travailleurs ni à la population en général : pas un centime n’est prévu pour l’augmentation des salaires ou les embauches, ni pour les investissements dans les services publics.

Le Medef peut sourire. Mais ce cynisme et cette indécence des grands patrons, au moment même où ils mettent tant de travailleurs à la porte, leur reviendront tôt ou tard dans la face.

Maine-et-Loire

Commerce ou industrie, non à tous les licenciements !

Brève
20/09/2020

Suppression de 73 emplois avec la fermeture du magasin Alinéa à Beaucouzé le 12 septembre ; annonce le 16 septembre par le groupe Schneider Electric de la fermeture du site Merlin Gerin de Saumur, où travaillent encore 80 personnes ; annonce de 23 licenciements à l’usine Meggitt-Artus à Avrillé ; menace sur 86 emplois à Paulstra-Hutchinson à Segré...

Dans le Maine-et-Loire comme partout, les capitalistes sont à l’offensive pour faire payer la crise aux travailleurs. C’est une véritable hémorragie qui est en cours, et ces chiffres n’inclut pas les emplois induits qui disparaîtront dans la foulée. Ces licenciements et projets de licenciements sont d’autant plus révoltants qu’ils sont le fait de groupes qui ont des réserves financières, et ne licencient que pour préserver ou augmenter la part des profits qui va aux actionnaires.

A Valeo (Z.I. Ecouflant, près d’Angers), le patron menace lui aussi de licencier si les syndicats refusent de signer un « accord de performance collective » durcissant encore l’exploitation. En débrayant le jeudi 10 septembre à plus de 300, les ouvriers de Valeo ont montré la voie : celle de la lutte collective pour se faire respecter.

 

Laborizon (Le Mans)

En grève

Brève
11/09/2020

Grévistes rassemblés devant l'entrée du siège de Laborizon

Lundi 7 septembre, 70 salariés, infirmières, techniciennes, secrétaires médicales, administratifs des laboratoires Laborizon ont fait grève et se sont rassemblés toute la journée sur le site du Pôle Santé Sud.

Ce labo privé prend en charge tous les tests Covid du département de la Sarthe. Le personnel est à bout, car aux difficultés habituelles se sont ajoutés les milliers de prélèvements à assurer dans un département où la circulation du virus est active. Planning modifiés au dernier moment, des horaires de 7h30 à 19h avec des trous de 4 heures pour assurer les tests en début et en fin de journée, un manque de personnel amplifié après le départ des renforts étudiants de l’été qui ont repris leurs études, des salaires insuffisants… toutes ces raisons ont poussé un groupe d’infirmières à réagir collectivement et à entrainer une partie de leurs collègues.

Au bout du compte, la direction n’a accordé que quelques petites primes bien loin des demandes d’augmentation salariale des grévistes et fait quelques propositions pour améliorer les plannings et les conditions de travail.

Cette grève a été l’occasion pour les grévistes de se retrouver ensemble après des années sans réaction collective et derrière les discours triomphalistes du ministre de la Santé sur l’augmentation du nombre de tests, elle a aussi permis de mettre en évidence les conditions difficiles dans lesquelles les travailleurs des labos d’analyse doivent les réaliser.