AAA à Carquefou (44)

En grève contre les licenciements

Brève
11/09/2020

Sur le site de Carquefou, près de Nantes, depuis le 8 septembre, la trentaine de salariés de ce sous-traitant d’Aibus est en grève pour protester contre le PSE (Plan Sauvegarde de l’Emploi) que vient de leur proposer la direction. Ce plan prévoit qu’une partie du personnel doit être licenciée. Ils ne l’acceptent pas. Pour la majorité d’entre eux, c’est leur première grève et, comme le disait un salarié, « si on ne se bat pas, on n’aura rien ». L’usine de Méaulte dans le Nord est aussi en grève pour les mêmes raisons.

Les intérimaires avaient déjà été remerciés cet été quand la direction avait annoncé un plan prévoyant la suppression de 719 postes sur 1587 à l’échelle nationale. Pour l’Ouest, 137 suppressions sont annoncées, ce qui représente presque la moitié des effectifs encore présents pour les sites de Carquefou, Saint-Nazaire et Rochefort.

Avec 330 millions de chiffre d’affaires, AAA n’est pas une petite PME, et ces licenciements sont d’autant plus injustifiés que le travail commençait à reprendre. Cette grève commence à impacter la production de la  chaîne d’assemblage du A 320 à l’usine Airbus de Nantes où la direction vient de mettre une partie des salariés en chômage partiel.

Répartir le travail entre tous sans perte de salaire en prenant sur les profits : c'est un objectif qui s’impose naturellement et qui pourrait être repris par tous les salariés du secteur de l’aéronautique si le mouvement venait à s’élargir.

Bénéteau (Vendée)

Les salariés débarqués !

Brève
09/09/2020

Bénéteau, leader mondial des bateaux de plaisance et numéro un en Europe de l’habitat de loisirs (mobile-homes), vient de sortir l’artillerie lourde : son plan baptisé « Let’s go beyond » se traduit pour l’ensemble du groupe par la fermeture, la cession ou la mise en sommeil de 5 sites sur 24 et une réduction d’effectifs qui pourrait aller jusqu’à 1 390 personnes soit un sixième des effectifs ! En France entre 310 et 760 licenciements sont envisagés avec une menace à peine voilée :« la densité de la couverture industrielle de la division Bateau permettrait de ne procéder à aucun licenciement d’opérateurs de production si l’ensemble des collaborateurs concernés acceptent les mesures de mobilité internes qui leur seront proposées ».

Pendant des années Beneteau a engrangé des bénéfices et versé des dividendes aux actionnaires en commençant par l’héritière Annette Roux et sa famille qui déteint plus d’un tiers de l’entreprise et veut continuer à faire croître ses bénéfices en jetant à la rue ceux qui leur ont permis d'engranger leur profit. Il n'y a aucune raison d'accepter d'être sacrifiés !

Région Pays de la Loire

Aléop… la galère !

Brève
15/08/2020

La Région des Pays de la Loire s’est engagée à rembourser à hauteur de 20 euros les utilisateurs de transports scolaires pour cause de Covid-19. Mais entre l’engagement et la réalité du remboursement il y a un gouffre. Aléop, le service de transports de la Région, a mis en place une procédure fastidieuse qui fait que beaucoup d’usagers se découragent avant d’obtenir gain de cause. Quand il s’agit d’aider les entreprises, les contrôles éventuels se font à posteriori, mais, pour la population laborieuse, remboursement rime avec parcours du combattant.

Dans cette société l'argent de la collectivité est destiné en priorité aux capitalistes et aux banquiers, aux dépens de tout le reste.
 

HOP Nantes

Mobilisation contre les licenciements

Brève
31/07/2020

Jeudi 30 juillet, environ 300 salariés de Hop venus des différents sites du pays (Clermont-Ferrand, Lille, Lyon, Morlaix, Orly) se sont rassemblés devant le siège social à l’aéroport de Nantes pour exprimer leur colère face aux licenciements qui concerneraient un millier de travailleurs (près de la moitié du personnel !) et crier au directeur leur refus d’être sacrifiés pour sauver les actionnaires. A Nantes, une centaine de suppression d’emplois au siège et de personnel naviguant sont prévus. Le groupe Air France auquel est rattaché la filiale Hop a touché 7 milliards d’aides du gouvernement. Mais ce n'est pas dans le but de sauver des emplois quoiqu'ils en disent, mais de pérenniser les bénéfices des actionnaires. Pas d'accord !

Puy du vraiment fou (Vendée)

De Villiers dans ses oeuvres

Brève
26/07/2020

Après avoir bénéficié d’une autorisation d'ouverture avant tout le monde, le Puy du Fou a donné la première représentation de la saison de son spectacle nocturne, la Cinéscénie, devant 12 000 personnes… pardon devant une tribune de 12 000 personnes divisée en trois par des panneaux de plexiglass. Même le PSG n’avait pas pensé à diviser le Stade de France en 18 tribunes de 4500 places pour accueillir la finale de la coupe de France de football !

Devant la polémique créée par ce tour de passe-passe, Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, s’est engagé à respecter à l'avenir la jauge maximale de 5 000 personnes. Quant à payer une amende pour le non respect des règles édictées pour éviter la propagation de l'épidémie, personne n'a pensé à lui demander. Pas même ceux qui tentent de faire porter la responsabilité de l'extension du virus au relâchement des gestes barrières dans la population.