Holvia porc à Laval (Mayenne)

Les protections arrivent après la bataille

Brève
17/07/2020

Mercredi 15 juillet, l'abattoir Holvia porc à Laval a rouvert. Il avait été fermé le 1er juillet car plusieurs travailleurs y étaient atteints du Covid-19. Après une campagne de dépistage, 34 travailleurs avaient été testés positifs sur environ 200. Il faut dire que pendant le confinement, l'usine avait continué à fonctionner sans aucune mesure de protection particulière ! Ainsi les salariés n’ont eu droit à des masques... qu’à partir du déconfinement, c’est-à-dire à partir du 11 mai.

Aujourd’hui, la direction met en place une formation aux gestes barrières : lavage des mains, port du masque, désinfection au gel hydroalcoolique. Des casiers individuels ont été installés pour chaque travailleur. Les poignées de portes et les endroits qui pourraient être contaminés sont régulièrement désinfectés. Tout cela est indispensable mais bien tardif. Si ces précautions avaient été prises dès le début, le nombre de travailleurs contaminés n'aurait pas été le même. Mais la santé des travailleurs est passée après les profits, comme d'habitude.

 

Basic Fit à Cholet, Maine-et-Loire

Non aux licenciements !

Brève
13/07/2020

Basic Fit est un groupe néerlandais, qui possède environ 800 salles de sport en Europe, dont la moitié en France. A la salle de Cholet, trois salariés sur quatre ont appris début juillet qu’ils étaient « licenciés pour faute grave ». La prétendue « faute grave », c’est qu’ils se sont rendus à la salle pendant le confinement pour continuer à s’entraîner et à vérifier l’état des machines. C’est à l’évidence un prétexte pour une direction régionale qui, comme à Angers et à Trignac (en Loire-Atlantique), profite visiblement du contexte du Covid-19 pour tenter de mettre à la porte qui bon lui semble, de façon totalement arbitraire.A Cholet, les salariés licenciés ont commencé à faire signer une pétition aux clients utilisateurs de la salle, pétition qui a déjà recueillie des dizaines de signatures. Non aux licenciements !

Aides à domicile de La Roche-sur-Yon

« Vivre de notre salaire, mais pas survivre »

Brève
13/07/2020

Les aides à domicile, privées de primes Covid, ont manifestées le vendredi 10 juillet devant les grilles du conseil départemental de Vendée à la Roche-sur-Yon. Elles ont exprimés leur colère face à la non reconnaissance de leur métier et aux salaires de misère qui est le lot de ces premières de corvée et le non-versement de la fameuse prime Covid.

Pendant toute la crise de la Covid, elles étaient en première ligne, pour apporter des soins de vie, des soins vitaux comme le lever, le manger… Le gouvernement leur a promis une prime Covid, mais plutôt que de verser la prime lui-même, il s’est défaussé sur les départements. Résultat : à ce jour, seulement une poignée de départements ont décidé de verser cette prime, selon leurs propres modalités. Pour la Vendée, elles sont toujours en attente d’une décision du conseil départemental.

Une première mobilisation publique qui en appelle d’autres, remplie d’une certaine fierté d’être « sortie du placard »...
 

Michelin (La Roche-sur-Yon)

De l’argent, il y en a...

Brève
05/07/2020

Mardi 30 juin, une « convention de revitalisation du bassin d’emploi » a été signée entre l’État et Michelin : ce dernier s’engage à mettre sur la table 3,7 millions d’euros sur trois ans pour « compenser » la fermeture et la suppression des 613 emplois de l’usine de la Roche-sur-Yon, l’objectif étant de recréer autant d’emplois que supprimés… Pour l’instant seuls 58 des 613 salariés ont un projet défini. Et dans cet engagement les emplois indirects supprimés ne sont pas pris en compte.

Dans le même temps si l’assemblée générale des actionnaires de Michelin a certes diminué les dividendes par actions de 3,85 € à 2 €, cela représente encore plus de 350 millions d’euros qui iront dans la poche des actionnaires.

Michelin continue de soigner ses actionnaires et se contente de verser une aumône pour « compenser » les emplois qu’il détruit pour maintenir ses profits.

Hôpital de Cholet (Maine-et-Loire)

Grève victorieuse chez Atalian

Brève
01/07/2020

Lundi 22 juin, en apprenant qu’elles ne toucheraient pas la prime Covid-19 promise aux soignants, les femmes de ménage employées à l’hôpital de Cholet par le groupe Atalian se sont mises en grève. Elles avaient de quoi être remontées. Car du 16 mars au 11 mai, elles n’avaient jamais cessé de travailler, prenant autant de risques que médecins, infirmières, aides-soignantes et ASH. Leur lutte a payé : au bout de 48h, le patron a été contraint de lâcher une prime de 500 euros nets et le paiement d’un jour de grève !