Ouest-France - législatives 2012 - Saint-Nazaire :  E. Le Beller pour interdire les licenciements

Article de presse
30/05/2012

Le candidat pour Lutte ouvrière défend les intérêts des travailleurs « qui n'ont pas à faire les frais de la crise ».

Eddy Le Beller et son suppléant Jean-Claude Saint-Arroman sont déjà connus des électeurs du bassin. Ils se présentent dans la 8 circonscription pour Lutte ouvrière. Déjà candidats aux régionales et aux européennes, Eddy Le Beller, 43 ans, salarié aux chantiers navals est aussi porte-parole régional de Lutte ouvrière. Jean-Claude Saint-Arroman, 64 ans, enseignant est lui aussi un routier de la politique locale. Il ne dénombre plus le nombre des scrutins pour lesquels il a sollicité les suffrages de ses concitoyens.

« Les disparitions d'emplois continuent », rappelle Eddy Le Beller. « En quelques années, la navale qui employait 13 000 personnes n'en fait plus travailler que 5 000. Il n'y a pas ou peu de plans sociaux. Mais chaque semaine, ce sont des dizaines de précaires qui n'ont plus de travail. »

Face à ce constat, Eddy Le Beller note que d'autres dans la société s'en sortent bien. « Les banques et les grands groupes industriels augmentent leurs profits malgré la baisse de production. Les efforts ne sont supportés que par les travailleurs. »

Alors Lutte ouvrière qui reprend les thèmes de la présidentielle portés par Nathalie Arthaud préconise la lutte. « On n'obtiendra rien d'un gouvernement de gauche ou d'une assemblée majoritairement à gauche quand ceux qui détiennent réellement le pouvoir sont les actionnaires des entreprises. »

Eddy Le Beller est pessimiste : « On n'a pas encore vu tous les dégâts de la crise en matière d'explosion du chômage et de baisse des salaires. Laisser la gauche ne rien faire, c'est laisser un boulevard au Front national ! »

A propos des chantiers navals, Eddy Le Beller préconise la collectivisation. « L'outil de production appartient aux salariés. Les travailleurs doivent avoir accès aux comptes de l'entreprise. »

Première signification de cette candidature : « Faire comprendre au ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, qu'il faut interdire les licenciements. Le rapport de force est encore en faveur de ceux qui ferment les usines. C'est maintenant qu'il faut y aller. »

Cyrille PITOIS.

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