Ouest-France Nantes :  Lutte ouvrière derrière le duo Defrance - Bazille Hélène Defrance.

Article de presse
17/02/2014

Hélène Defrance et Nicolas Bazille ont constitué une liste qui veut être celle des « classes laborieuses » avec l'objectif de donner au scrutin local une résonance nationale.

« Mettre à la mairie de Nantes une communiste révolutionnaire serait la meilleure des choses à faire, surtout en ce moment. » Hélène Defrance s'en tient cependant à un propos réaliste au moment de présenter les 65 personnes qui s'engagent sous la bannière de Lutte ouvrière (LO). Elle ne prétend pas gagner la mairie de Nantes.

Pour elle, il s'agit avant tout de « faire entendre le camp des travailleurs contre la bourgeoisie et ses serviteurs politiques ». L'objectif est simplement de faire « le meilleur score possible » et donner aux résultats de l'élection municipale « une portée nationale ». L'appel est clair : « Il faut se saisir de ces élections pour infliger un désaveu au gouvernement de la part de ceux que le grand patronat et les banquiers poussent vers la misère avec la complicité des politiciens au pouvoir. »

Pour se démarquer à gauche, la candidate rappelle que son parti est « le seul à ne pas avoir fait élire un gouvernement socialiste qui fait la même politique que la droite, voire pire ». Nicolas Bazille, numéro deux sur la liste, précise également le positionnement politique proeuropéen et « même international ». Et c'est à cette échelle que Lutte ouvrière propose de prendre sur les profits du capital « de quoi préserver l'emploi et le salaire des travailleurs ». D'aller par conséquent dans « l'intérêt de tous ceux dont les revenus dépendent du pouvoir d'achat des salariés ».

Nathalie Arthaud, le 27 février à la Manu

La présence à la campagne des municipales est avant tout propice au débat, autour de propositions au-delà de l'échelon local. « La préoccupation des gens dans les quartiers n'est pas à se demander si on doit mettre un chapeau sur la tour de Bretagne. » Ce dont veulent parler les colistiers d'Hélène Defrance, syndicalistes pour la plupart, c'est des « difficultés pour se loger, payer son loyer et la cantine des enfants, survivre ». Première mesure : « Arrêter les licenciements en les interdisant ». Car du travail, « il y en a ». Sont mis en cause « les grands groupes qui comptent faire encore plus de bénéfice en jetant à la rue les salariés ». LO prône une autre option : « Répartir le travail entre tous sans diminution de salaire. » Hélène Defrance ne nie pas que cela aurait un coût. Le financement est « chez la grande bourgeoisie et les banquiers qui possèdent de l'argent à ne savoir qu'en faire d'autre que spéculer ».

Ces idées, ils vont en faire campagne « partout où les gens sont », aux entrées des supermarchés, en ville, dans des réunions de quartiers où ils remarquent que « le Front national n'est pas le bienvenu car les gens se méfient des bonimenteurs en jupons ». Le parti des travailleurs c'est eux, d'ailleurs « le FN, quand il y a des grèves, on ne le voit jamais ».

La liste Lutte ouvrière en appelle à un vote « qui peut être le début d'une mobilisation et signifier que les travailleurs relèvent la tête ». Le parti de Nathalie Arthaud, qui a succédé à Arlette Laguiller, espère un score susceptible de lui donner une légitimité afin que « renaisse dans ce pays un parti qui représente les intérêts des classes laborieuses ».

Le 27 février, à 20 h 30. Nathalie Arthaud sera présente à une réunion publique, salle de la Manu, 10 bis, boulevard Stalingrad.

Jean-François MARIVAL

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