Ouest-France Saint-Nazaire : Lutte ouvrière : « Être le porte-voix des travailleurs »
Fidèle aux idées et valeurs défendues nationalement par Lutte ouvrière, la tête de liste aux municipales de Saint-Nazaire, Eddy Le Beller, veut faire entendre la voix des travailleurs au conseil municipal.
Eddy Le Beller et Lutte ouvrière présentent un programme qui n'est pas tout à fait basé sur des propositions, mais ils invitent plutôt les Nazairiens à une prise de conscience. Il s'agit aussi de participer à rassembler les travailleurs et à porter leurs voix. « Ce que l'on met en avant, ce sont les problèmes qui concernent les travailleurs, à savoir l'emploi et la chute du pouvoir d'achat, lance Eddy Le Beller. On n'est pas naïfs, on sait bien que ce n'est pas dans les prérogatives du maire d'agir sur ces aspects-là. C'est cependant dans le rôle d'une équipe municipale qui défend les travailleurs de viser des objectifs justes. »
Partager les réussites
« Tout ce qu'est capable de réaliser l'intelligence humaine m'enthousiasme, mais on vit dans une société riche qui devrait répondre aux besoins de tous. Les travailleurs ont les moyens de bousculer la classe qui détient le pouvoir », reprend Eddy Le Beller. Localement, la tête de liste de Lutte ouvrière relève la présence « de banques prospères, de centres commerciaux appartenant aux premières fortunes du pays », mais aussi « d'une raffinerie qui appartient à Total, le groupe capitaliste le plus profitable », sans oublier celle d'Airbus, « dont le carnet de commande déborde » et de STX, « qui profite du soutien financier de l'État ». Selon Eddy Le Beller, la bonne santé financière de ces entreprises ne les empêche pas de licencier, de déplacer des travailleurs de loin et de sous-payer le travail. Mieux contrôler tout cela permettrait « de trouver de quoi financer des embauches et de vraies hausses de salaire ».
Au sujet de la santé du commerce nazairien, Eddy Le Beller estime qu'il ne doit être regardé isolément de ce qui se passe à l'échelle nationale. « Ce que l'on reproche à ceux qui dirigent cette ville, c'est de soutenir la politique du gouvernement. On peut tourner le problème dans tous les sens, si le pouvoir d'achat est en chute libre, il n'y a pas de possibilité de soutenir le commerce localement. » Pour Lutte ouvrière, « rendre une ville attractive, ça se fait forcément au détriment d'autres villes. Les seuls bénéficiaires sont les patrons, chasseurs de subventions. Et ces subventions, ça reste de l'argent public, celui des contribuables. »
Avertir les travailleurs
N° 2 de la liste, Marie-France Belin estime que Lutte ouvrière doit être représentée au conseil municipal « pour avertir les travailleurs de ce qui peut leur être défavorable. On est dans le concret. Lors du précédent mandat, Jean-Claude Saint-Arroman était le seul à ne pas avoir voté le projet de cité sanitaire. On a vu depuis ce que cela a donné. »
Enfin, Eddy Le Beller estime « que ceux qui pensent que voter FN, c'est mettre un coup de pied dans la fourmilière, vont en réalité se mettre une balle dans le pied. Des travailleurs qui vont voter pour le FN vont mélanger leur vote avec ceux de gens qui leur sont hostiles. »
Car Lutte ouvrière se place bel et bien dans les municipales comme un parti de contestation.
David LE TIEC.
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