Camille Fournet – Tergnier (Aisne)

L’État subventionne les licencieurs

Brève
13/12/2020

L’annonce de 14 licenciements a choqué, au-delà même des travailleurs de l’entreprise. D’autant que, dans le même temps, ils ont appris qu’une aide de l’État de 500 000 € avait été attribuée. Cela représente le tiers d’un investissement qui avait déjà été prévu pour gagner du temps entre la commande et la mise en fabrication.

Il ne s’agit pourtant pas du petit artisan du coin de la rue. Camille Fournet produit des bracelets de montre de luxe et possède des comptoirs en Chine et au Japon et des points de vente aux États-Unis, en Europe et en Asie. Un nouveau bâtiment a même été construit récemment pour lancer et développer la production de maroquinerie.

Des négociations sont aussi en cours pour que la société crée son propre centre de formation et forme ainsi, avec des fonds publics, des apprentis directement prêts à travailler dans les ateliers.

Le directeur a affirmé qu’il s’engageait à ne pas licencier davantage, « sauf » s’il y a de nouvelles restrictions dues au virus en Chine.

Alors l’inquiétude demeure.

Encore un exemple d’entreprise qui profite de la situation sanitaire pour imposer des licenciements, avec la complicité de l’État.

Base Intermarché – Chaulnes (Somme)

Un patron à mettre sous contrôle

Brève
09/12/2020

La direction d’Intermarché a décidé de restructurer ses bases logistiques d’ici 2024 et d’automatiser la préparation des colis.

La base de Chaulnes dans la Somme changerait d’affectation et assurerait la livraison des bases plutôt que celles des magasins. Pour cela, la direction va augmenter ses hangars et diminuer le nombre de salariés qui est actuellement d'environ 300. Elle voudrait licencier 100 travailleurs intérimaires et 33 en CDI.

Intermarché est un groupe capitaliste florissant avec près de 3000 magasins et un chiffre d’affaires dépassant les 45 milliards. En 2019, il avait augmenté de 2% et en 2020 cela devrait continuer car pendant tout le confinement, le travail n’a pas manqué. Pour les travailleurs, ce sont des heures supplémentaires.

Le groupe parle maintenant de se moderniser, mais en fait c’est augmenter sa rentabilité qu’il cherche.

Il ne doit pas être question de mettre au chômage des travailleurs qui ont fait sa richesse ! Et il n’y a pas de raison que cela se fasse au détriment de l’emploi. Au contraire, cela devrait permettre de travailler moins en se répartissant le travail et même d’embaucher et d’augmenter les salaires qui en ont bien besoin !

Camille Fournet – Tergnier (Aisne)

Non aux licenciements

Brève
27/11/2020

L’entreprise Camille Fournet qui fabrique des bracelets de montres de luxe a déjà licencié six salariées depuis le début de la pandémie. Elle en a de nouveau convoquées huit ce mois ci pour des licenciements soi-disant économiques au prétexte qu’il y aurait moins de travail du fait de la pandémie.

Ces salariées, majoritairement ce sont des femmes, ont été informées que leur poste était supprimé alors qu’elles avaient été placées en chômage partiel.

De ce fait elles n'étaient pas dans les ateliers entre le moment où elles ont pris connaissance de leur licenciement et de leur convocation.

Des salariés mettent en doute les raisons données par la direction car des périodes de chômage partiel sont imposés pour faire face à la baisse des commandes que déclare la direction.

Pendant ces périodes, les salariées sont de fait en grande partie payées par l'État. De plus l'entreprise est en plein développement.

Aujourd'hui la direction dit qu'elle en a fini avec les licenciements mais en fait elle se sert des salariées comme variable d'ajustement.

Le virus a bon dos !

Lycées – Hauts de France

Des embauches nécessaires

Brève
14/11/2020

La région a fini par recruter 140 agents pour désinfecter et nettoyer dans les lycées.

Mais en fait 70 remplacent les absents et ils ne sont que 70 en plus pour faire face au travail supplémentaire occasionné par l’épidémie.

Comme il y a 262 lycées dans la région, ces embauches sont très loin de faire le compte.

Avec la réorganisation des cantines, l’adaptation des locaux ou par exemple les réparations des fenêtres qui restent parfois en souffrance pendant des années, ce n'est pas le travail qui manque, mais les bras !

Il est urgent d'imposer l'embauche des personnels partout où cela est nécessaire et la la lutte contre le chômage pourrait commencer par cela.

Lycée Romain Rolland - Amiens (Somme)

Grève le jour de la rentrée

Brève
06/11/2020

Lundi matin 2 novembre à 8H30 la quasi totalité des professeurs se sont mis en grève pour réclamer le dédoublement des classes afin de pouvoir respecter la distanciation dans les salles qui ne peuvent pas être toujours aérées.

Ils réclamaient aussi un hommage collectif dans la cour pour leur collègue assassiné, ce que le ministre voulait remplacer par une minute de silence dans chaque classe, avec un seul professeur face à sa classe.

Dès le lendemain les classes étaient dédoublées. La direction a également cédé pour un hommage collectif.