Clinique Saint-Claude – Saint-Quentin (Aisne)

Colère contre la fermeture annoncée

Brève
05/11/2020

Le personnel de la maternité proteste contre la fermeture de la maternité prévue le 30 novembre et apprise par voie de presse.

Beaucoup, parmi les sages-femmes, infirmières, auxiliaires et autre personnel, travaillent à la clinique depuis 30 ans, date de l'ouverture de la clinique.

La clinique est proche du quartier populaire Europe et il n'est pas rare que des femmes y viennent à pied. Une pétition a rapidement été signée par plus de 2000 personnes.

Alors que la direction du groupe Elsan à qui appartient la polyclinique prétend fermer faute de médecins, le collectif mis en place affirme que la direction a fait le choix de ne pas embaucher comme salariés deux médecins.

Les 31 personnes qui travaillent dans ce service n’ont aucune certitude d’être reprises à la maternité de Saint-Quentin d'autant que l’augmentation du nombre de lits dans cette maternité ne correspond pas à celui des lits fermés.

Le personnel a bien raison de dénoncer ce groupe qui préfère racheter d’autres structures, à la recherche de plus rentabilité, sans se soucier du personnel et des femmes qui accouchent.

Non à la fermeture !

Clinique Saint Claude – Saint-Quentin (Aisne)

Fermeture confirmée de la maternité et inquiétude à l'hôpital

Brève
30/10/2020

La fermeture de la maternité privée Saint-Claude de Saint-Quentin a été confirmée.

La direction le justifie en invoquant le fait qu'il serait impossible de recruter suffisamment de gynécologues-obstétriciens.

Les futures mamans seront accueillies à l’hôpital public de la même ville où la maternité a déjà commencé à s’agrandir.

Mais pour l’instant, s’il y a des places disponibles supplémentaires, il n’y a pas suffisamment de personnel.

Alors malgré les assurances de la direction de reprendre les effectifs du service de la clinique, l’arrivée des accouchements traités auparavant par la clinique, inquiète le personnel.

Dunlop-Goodyear - Amiens (Somme)

La direction veut imposer des horaires déments

Brève
25/10/2020

Prétextant la baisse des ventes et en évoquant comme une menace les fermetures d’usines des concurrents du groupe, la direction de l’usine a annoncé le retour au très éprouvant système des 4x8.

Depuis deux ans, les ouvriers étaient en 5x8 en travaillant deux jours du matin, deux jours de l’après-midi et deux jours de nuit, avant de disposer de 4 jours de repos.

En 4x8, ils travailleraient toujours 6 jours de suite, mais n’auraient plus que deux jours de repos, voir moins et n’auraient un week-end complet avec leur famille qu’une semaine sur 6.

Ces horaires plus contraignants que les actionnaires de la multinationale du pneu veulent imposer afin d'accroitre encore leurs bénéfices, suscitent un fort mécontentement chez les travailleurs.

Valéo – Amiens (Somme)

Des suppressions de lignes

Brève
21/10/2020

Vendredi 16 octobre, la direction annonçait la suppression de 8 lignes de production sur 39 et le déménagement de la production du bâtiment des embrayages-poids lourds dans les ateliers embrayages-automobiles.

Les salariés redoutent que cela entraîne des suppressions de postes.

Un « accord de performance » est mis en place en ce moment même pour que les travailleurs acceptent une diminution de 10 % des « coûts salariaux » en échange de la promesse … de ne pas supprimer d’emplois !

Cette réduction se ferait, entre autres, à travers le blocage des salaires pendant deux ans.

Les bénéfices de 2019, même en baisse de 43%, s’élèvent à 313 millions d’euros.

Cet argent, et celui encaissé depuis des années par les actionnaires, doit servir à verser des salaires décents et à maintenir l’emploi !

Travailleurs sans-papiers – Beauvais (Oise)

Une seule classe ouvrière !

Brève
12/10/2020

Depuis le 17 septembre, des marches de sans-papiers, parties des quatre coins du pays, convergent vers Paris pour faire reconnaître les droits des migrants et des sans-papiers.

Lundi 12 octobre, ils ont fait étape à Beauvais et ont été accueillis place de l'Hôtel de ville sous l’égide de « Solidarité Migrants Oise ».

Venus de pays devenus invivables, ayant traversé les pires horreurs pour trouver un endroit où vivre et travailler en paix, ceux qu'on appelle les migrants servent ici de main d’œuvre exploitable à merci par un patronat sans scrupule, dans la restauration ou le bâtiment.

Leur lutte est celle de tous ceux qui ont conscience que la force de la classe ouvrière, constituée depuis ses origines de migrants, dépend de sa capacité à rester unie et solidaire au-delà de ses différences.