Oise

Ehpad – Méru : manifestation réussie contre la fermeture

Brève
21/10/2018

300 personnes ont manifesté à Méru samedi 20 octobre, contre la fermeture de l’Ehpad Quiétude. Cet établissement public abrite 84 résidents et emploie 60 salariés. Il est situé dans l’Oise mais dépend administrativement et financièrement du Val d’Oise.

L’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Île de France a annoncé en septembre sa fermeture imminente sous prétexte de travaux trop lourds à supporter (un ascenseur soi disant en panne…).

Après un conseil municipal largement ouvert au public le 26 septembre, un rassemblement devant la mairie le 11 octobre, cette manifestation est le troisième temps fort de la mobilisation contre la fermeture de l’Ehpad.

La veille de la manifestation, on apprenait que l’Ehpad ne fermerait pas, sa gestion étant transférée de l’ARS d’Île de France à celle des Hauts de France. Les présidentes des deux Conseils départementaux de l’Oise et du Val d’Oise ont immédiatement crié victoire.

Pourtant, rien n’est vraiment réglé. Les questions de financement des travaux de rénovation restent en suspens et surtout on peut douter que l’’Ehpad restera un établissement public accessibles aux anciens aux revenus modestes de Méru. En effet, l’ARS précise dans un communiqué qu’elle cherche un « repreneur ». C’est laisser entendre qu’elle s’apprête à revendre cet Ehpad à l’un de ces requins du privé qui font du profit sur le dos des anciens

C’est pourquoi la manifestation, appelée à l’initiative des syndicats CGT, Unsa, Sud, et soutenue par la municipalité de droite, a été maintenue

Au rassemblement final, les orateurs, tout en se félicitant de cette première avancée et du succès de la manifestation, ont souligné leurs inquiétudes et appelé à maintenir vigilance et mobilisation.

Oise

Nestlé-Beauvais : non à la menace de voir 500 travailleurs perdre leur salaire

Brève
17/10/2018

Mercredi dernier, Froneri (ex-Nestlé), a brutalement annoncé la fermeture dès le mois de mars prochain de l’usine de Beauvais qui fabrique les Crèmes glacées Extrême, La Laitière et Mystères.

Pour de sordides histoires de gros profits, ces capitalistes ont décidé de rayer d’un trait de plume 317 emplois directs soit 500 emplois en comptant les intérimaires, sous-traitants et prestataires.

Les salariés de Nestlé ont fait rentrer de l’argent chez Nestlé pendant des années, et Nestlé-Froneri  veulent les jeter comme des malpropres !

Il n'est pas dit que cela se passera pas comme cela !

Oise

CIE Automotive - Compiègne : le parasitisme à l'œuvre...

Brève
10/10/2018

Cie Automotive, un groupe espagnol qui possède des usines partout dans le monde et en particulier une usine à Compiègne dans l'Oise envisagerait de racheter GMD.

Ce groupe emploie en France 2.400 personnes en CDI, et 1.800 intérimaires, sur 17 sites.

GMD avait repris en septembre 2017 l'usine GM&S (rebaptisée depuis LSI) de La Souterraine (Creuse) en licenciant 157 employés sur 277.

C’est maintenant un plus gros requin qui menace d’avaler GMD.

Voilà en quoi consiste les investissements des capitalistes : racheter des entreprises pour gagner des parts de marché en supprimant au passage des milliers d’emplois.

Les capitalistes sont des parasites à qui il faudra enlever la direction de la société

 

Somme

Hôpital Pinel – Amiens : 90 jours de contestations à l'hôpital psychiatrique

Brève
09/10/2018

Cela fait plus de trois mois qu’à l'entrée de l'hôpital, des stands et des tentes, avec des banderoles, abritent les grévistes par roulements, y compris la nuit.

Ils protestent contre la dégradation générale de leurs conditions de travail et en particulier contre les suppressions de postes qui s'enchaînent.

Deux infirmiers pour 26 patients, cela réduit leur rôle aux soins de premières nécessités, excluant tout le volet relationnel de leur travail.

Le personnel réclame la création de soixante postes de soignants, ainsi que des postes de personnel technique.

L'ARS (Agence régionale de santé) et la direction de l'établissement ont cédé seulement 17 postes et qui plus est, en CDD.

Plusieurs dizaines d'hôpitaux psychiatriques sont en lutte, à un degré ou un autre, dans le pays. À Amiens, la lutte se poursuit, entre rassemblements devant le siège de la direction et manifestations devant l'ARS.

Et malgré les premiers froids, le piquet tient bon nuit et jour.

Somme

Goodyear - Amiens : les ex-ouvriers aux Prud’hommes

Brève
08/10/2018

Jeudi 4 octobre, quelque 850 ex-salariés de l'usine Goodyear d'Amiens faisaient comparaître leur ancien employeur devant le tribunal des Prud’hommes, délocalisé pour l’occasion au parc des expositions.

Ils contestent les raisons de leur licenciement que leur avocat a présenté comme « sans cause sérieuse ».

En effet, en 2004, la multinationale du pneumatique réalisait 2,5 milliards de dollars de bénéfices après impôt, soit le profit le plus important jamais affiché depuis sa création.

Quatorze ans après le fermeture de l'usine, quelques mois après la condamnation à de la prison avec sursis de sept militants, cette bataille d'une grande majorité des ex-ouvriers, même si elle reste sur le plan judiciaire, montre la détermination des Goodyear à ne pas rester sans réagir face à la morgue et à l'appétit de profit des actionnaires.