Picardie

Amiante – écoles : des enfants ne doivent pas être des victimes de l'amiante

Brève
05/10/2018

L’Ardevap (Association régionale de défense des victimes de l'amiante de Picardie), antenne de l’Andeva, appelle à participer le 12 octobre à la manifestation nationale, organisée à Paris, par l’association de lutte et de prévention des risques de l’amiante. 

Cette année, cette marche veut mettre en avant les risques liés à l’amiante dans les écoles.

Certaines d’entre elles, à Ham ou à Noyon par exemple, ont été construites dans le passé avec des matériaux contenant de l’amiante. Lorsqu’ils se délitent ou lors de la destruction ou de la rénovation de ces écoles, des fibres d’amiante peuvent être inhalées et la maladie se déclenche parfois jusqu’à 40 ans plus tard. Cette fibre particulièrement dangereuse a été introduite dans de nombreux produits alors que la preuve de sa nocivité était connue. Il a fallu attendre près d’un siècle pour qu’elle soit interdite.

Les membres de l’Andeva appelle à la vigilance et dénoncent le manque de transparence sur cette question. Effectivement les collectivités ou l’État tendent à limiter l’information aux parents et aux personnels, les empêchant de surveiller la manière dont sont menés les travaux et s’assurer qu’ils sont faits pendant les vacances.

L’amiante est un des exemples parmi d’autres du peu de cas qui est fait de la santé des personnes au regard des intérêts des industriels.

 

Somme

Éducation – Amiens : non aux lycées professionnels aux rabais !

Brève
03/10/2018

Plusieurs dizaines d'enseignants des lycées professionnels d'Amiens ont manifesté jeudi 27 septembre devant le rectorat d'Amiens.

Ils protestaient contre la réforme Blanquer programmée pour la rentrée prochaine.

Le gouvernement prévoit une diminution des heures d'enseignement pour les élèves (jusqu'à 20 semaines de formation pour ceux qui préparent le un bac professionnel) et donc une diminution très importante des postes d'enseignants.

Ces derniers dénoncent la manœuvre qui consiste à afficher une volonté d'améliorer l'enseignement, alors qu'il s'agit de faire de nouvelles économies de salaires.

Tous ceux qui savent faire une soustraction savent bien que, moins d'enseignants et moins d'heures d'enseignements, c'est une éducation au rabais !

Aisne

Conseil départemental : non à l’arrêt des subventions aux associations

Brève
25/09/2018

Au mois d’août, les associations de l’Aisne qui reçoivent une subvention du Conseil départemental, ont reçu un courrier leur demandant de prévoir leur budget 2019 sans compter les aides départementales qui pourraient être supprimées.

La majorité du Conseil départemental met en avant l’impossibilité de boucler le budget à cause de l’augmentation constante des dépenses sociales, notamment le RSA. Cette augmentation des aides sociales, qui mesure en fait de quelle façon une partie toujours croissante de la population s’enfonce dans la crise, s’accompagne d’un désengagement de l’État.

Depuis l’envoi du courrier, les réactions des associations se font nombreuses car comme l’a déclaré l’un des responsables de ces associations dans le domaine culturel, « il est impossible de se dire que la culture, l’éducation populaire et le sport deviendraient des variables d’ajustement budgétaire. Une telle politique rajouterait de la misère à la misère d’un territoire ».

Lundi 24 septembre une soixantaine de représentants des associations sont venus apporter leurs demandes de subventions pour l’année 2019 avant l’ouverture de la séance du Conseil départemental. Le président a répété que la décision n’était pas encore prise. Il dit espérer encore pouvoir compter avec un éventuel complément de dotations venant de l’État ou d’un fonds de péréquation des départements les plus riches.

Mais rien de tout cela n’est certain et en attendant les responsables des associations ont le sentiment que leurs subventions sont l’objet d’un chantage.

La disparition et la dégradation des activités du milieu associatif auraient pour conséquence une aggravation des conditions de vie, que ce soit physiquement ou moralement, de toute une partie de la population, qu’elle soit au travail, au chômage ou à la retraite.

 

Oise

Ehpad - Méru : non à la fermeture !

Brève
22/09/2018

Depuis la fermeture de la maternité en 2002, puis, successivement des services d’urgence et de chirurgie, il ne reste à Méru, 14 000 habitants, que l’Ehpad publique Quiétude, dont les salariés accueillent actuellement 83 résidents aux revenus modestes.

La fermeture de cet Ehpad vient d’être décidée pour février 2019 par l’autorité de tutelle, au prétexte de la nécessité de travaux de rénovation trop onéreux !

Les résidents seraient répartis dans les établissements les plus proches, celui de Beaumont sur Oise étant à 45 minutes de route, à condition qu’ils aient de la place. Le devenir des salariés est aussi en question.

Coïncidence : l’annonce en a été faite au moment où le gouvernement présentait son « plan pauvreté » et son « plan santé ». Une illustration de la manière dont celui-ci lutte contre la pauvreté et contre les déserts médicaux !

Les réactions indignées, notamment celles des familles des résidents, ne se sont pas faites attendre. Et seule une mobilisation de la population pourra faire reculer ce projet qui est une attaque de plus à l’encontre de nos retraités les plus modestes !

Oise

Centre Hospitalier – Clermont : une responsable CGT convoquée à la gendarmerie

Brève
21/09/2018

Mercredi 19 septembre, plusieurs dizaines de salariés du CHI de Clermont et de militants syndicaux sont venus soutenir la responsable CGT du CHI de Clermont, convoquée à la gendarmerie suite à une manifestation de mars dernier.

Protestant contre la suppression de 10 jours de RTT, les salariés en grève avaient terminé une manifestation sur le quai de la gare de Clermont, sans même descendre sur les voies.

Et cela a suffi pour qu’une plainte soit déposée pour  « entrave à la libre circulation des trains » à l’encontre des responsables de la manifestation.

Les participants au rassemblement sont bien conscients que, même si la gendarmerie a spécifié que l’enquête ne fait que commencer, le dossier est absolument vide et qu’ils ‘agit d’une tentative de plus d’intimidation contre des travailleurs qui ne se laissent pas faire.