Aisne

Propos de Macron... et discours patronal

Brève
18/09/2018

Suite à la sortie de Macron sur la possibilité de trouver un emploi en « traversant la route », les journalistes du Courrier Picard sont partis interroger des patrons du BTP et de la restauration.

Les réactions publiées dans le journal sont un florilège de tous les propos anti-chômeurs : « Notre système est trop généreux et ne contrôle pas assez les chômeurs et malheureusement, il n’y a qu’en France qu’on voit cela » selon l’un d’eux . Un autre parle de chantier abandonné faute de salariés.

Bref les patrons ne sont pour rien dans le chômage, et tout serait de la faute des chômeurs. Comme si les chômeurs n’étaient pas, pour beaucoup, des travailleurs ayant été licenciés. Comme si Pole emploi n’envoyait pas de nombreux chômeurs dans des stages bidon, non payés ou très mal et parfois mis à disposition de patrons pour qui c’est une aubaine.

Tout ce baratin est fait pour justifier les mesures destinées à forcer les privés d’emploi à accepter n’importe quel travail et abaisser ainsi les salaires et les conditions de travail de l’ensemble du monde du travail.

 

Aisne

Maguin – Charmes : non aux menaces de licenciements

Brève
16/09/2018

Cette usine spécialisée dans les équipements destinées aux sucreries fait partie du groupe Moret Industries Compagny et compte 180 salariés.

Sa direction explique la nécessité de se débarrasser de 40 emplois pour … sauver l’entreprise !

D’après elle, cette société qui exporte dans 40 pays ne peut faire face à la baisse de commandes due à celle des investissements des sucreries.

La fin des quotas de sucre entraînant une réorganisation de la filière en serait la cause.

En quoi les revenus de travailleurs devant faire vivre leur famille doivent dépendre de la hausse et la baisse des cours du sucre, de la surproduction organisée par ceux qui contrôlent la filière ?

La société Maguin, ses actionnaires présents et passés, ont accumulés de quoi tenir et modifier l’activité si besoin est.

Il n’y a pas de raison que les seuls qui fassent les frais des aléas du prix des cours soient les travailleurs qui ont créé cette richesse.

 

Aisne

Florepi - Guignicourt : non aux licenciements des délégués CGT

Brève
14/09/2018

Jeudi 13 septembre avait lieu une journée de mobilisation devant l’usine Florépi, à Guignicourt, contre la menace de licenciement de quatre délégués CGT.
La direction leur reproche d’avoir participé, en avril, à un rassemblement contre la menace de licenciements de 13 grévistes de l’usine Daunat, à Laon, alors qu’ils étaient en formation syndicale.

Comme si c’était à la direction de contrôler le contenu de la formation syndicale ! Mais elle utilise ce prétexte pour menacer les délégués CGT, et essayer d’intimider ainsi les salariés.
C’est bien la preuve que les participants au stage de la CGT avaient toutes les raisons d’aller rencontrer leurs camarades de Daunat pour que ceux ci leur fassent partager leur expérience de la répression patronale et pour exprimer leur solidarité ouvrière !

La mobilisation du 13 septembre a rassemblé plusieurs dizaines de personnes : des travailleurs de Florépi, leurs proches, ou des militants venus les soutenir.

Une pétition réclamant que la direction renonce aux licenciements a été largement signée par les travailleurs de l’usine. Les travailleurs mobilisés ont montré qu’ils ne veulent pas se laisser faire, et ils ont bien raison. 

 

Aisne

Morcourt : manifestation contre des licenciements de syndiqués

Brève
12/09/2018

À Morcourt, près de Saint-Quentin, une centaine de militants et de sympathisants de la CGT se sont réunis devant la cartonnerie Ondulys, pour protester contre la chasse aux syndiqués menée par la direction.

En moins de six mois, deux syndiqués ont déjà été licenciés et aujourd’hui un troisième est convoqué pour un entretien préalable au licenciement. Il a été dispensé de travailler dès la remise en main du courrier.

Ce patron veut se débarrasser de ceux qui osent discuter des conditions de travail, des conditions d’hygiène, des heures supplémentaires non payées ou des salaires.

La réussite de ce rassemblement est un encouragement pour tous ceux qui cherchent à s’organiser.

Oise

Collèges : non aux attaques contre les salariés du ménage !

Brève
12/09/2018

Le Conseil départemental de l'Oise envisage de confier, sur le long terme, les missions de ménage des 66 collèges à des sociétés du privé.

450 salariés sont concernés par cette externalisation.

C’est une première étape pour permettre la suppression d’emplois publics, pourtant indispensables au fonctionnement des établissements scolaires.

Ces salariés ne doivent pas payer les pots cassés de cette politique qui vise à faire des économies.

C’est une mesure à laquelle il faut s’opposer tous ensemble.