Nestlé – Itancourt (Aisne)

Non aux licenciements !

Brève
04/05/2020

La direction a profité de la levée du piquet de grève pour cause de confinement pour négocier la fermeture du site sans aucune pression des travailleurs.

Outre des mesures d’âge, la direction prétend muter l’ensemble des salariés sur l’usine contiguë spécialisée dans les céréales ou sur le site de Boué, à 50 kilomètres.

Les salariés seront prioritaires pour les autres usines du groupe, mais en suivant le même parcours pour postuler que s’ils venaient de l’extérieur.

La direction ne croit même pas à son propre discours puisqu'elle envisage en cas d’échec de mutation, une prime de départ « renforcée ». Quant à ceux qui refuseraient la mutation du fait des distances, des horaires, du type de travail, la direction se contente de verser un petit chèque pour solde de tout compte.

Dans le Saint-Quentinois, cette nouvelle fermeture est une catastrophe, pour les travailleurs, pour les commerçants et pour les collectivités territoriales qui avaient mis la main à la poche pour l’implantation de cette usine.

En ce moment, les politiciens parlent beaucoup de relocalisations pour lutter contre le chômage, mais cela ne met pas les travailleurs à l'abri des fermetures d'usines et des licenciements décidés par des groupes comme Nestlé qui se fichent des politiciens et font ce qu'ils veulent.

Nestlé – Itancourt (Aisne)

L’usine tourne pendant le confinement alors que Neslé veut la fermer !

Brève
04/05/2020

Le site que le groupe veut fermer à la fin de l'année, ne s’est arrêté que le temps de la grève.

Dès que le confinement a obligé les salariés à lever le piquet de grève, la direction a prétexté l’importance de la livraison de soupes spéciales pour les malades des hôpitaux pour justifier l’ouverture de l’usine malgré la prise de risque pour les salariés.

En fait toutes les lignes tournent parce que la direction veut faire des stocks pour tenir pendant la réorganisation de la production sur d’autres usines au moment de la fermeture.

La direction a eu le culot d’offrir aux présents, dont beaucoup d’intérimaires, des croissants à plusieurs reprises et quelques produits comme si elle espérait faire oublier qu’elle presse les ouvriers avant de s’en débarrasser en mettant la clef sous la porte.

Cela ne passe pas !

Manque de masques (Picardie)

Solidarité des classes populaires et égoïsme des capitalistes

Brève
28/04/2020

1er mai 2018

Les gestes de solidarité, qu'ils soient ceux d'individus ou de gens qui se regroupent, se multiplient dans l'Aisne et ailleurs pour fabriquer des masques. Ce sont des gestes bénévoles pour leur propre consommation, celle de leurs proches ou pour les donner dans les hôpitaux, des associations ou des collectivités.

Macron et son gouvernement, n'ont pas ménagé le vocabulaire guerrier à propos de la lutte à mener contre l'épidémie. Mais il aura fallu des semaines pour que le personnel soignant, celui des maisons de retraite, les caissières des magasins d'alimentation et autres travailleurs exposés soient équipés de masques.

Pendant la guerre de 1914 – 1918, les industriels et l'État avaient su très rapidement, alors que des millions d'hommes étaient au front, fabriquer des uniformes, des munitions en tout genre, des véhicules blindés, etc.

Mais cette guerre était une guerre des capitalistes pour le partage du monde et ceux-ci se battaient pour leurs intérêts, avec la peau des travailleurs et des paysans qui étaient sur le front et de celles et ceux qui travaillaient dans les usines.

Beaucoup de ces industriels firent des fortunes avec cette économie de guerre.

Mais le combat contre l'épidémie n'intéresse pas beaucoup les capitalistes. Hormis la découverte de médicaments ou vaccins, ce n'est pas de la fabrication de masques ni même de respirateurs que la bourgeoisie attend beaucoup de profits.

La guerre, ce n'est pas à l'épidémie que la bourgeoisie la mène, c'est aux travailleurs. Le gouvernement l'y aide à coup de milliards aux entreprises pour soi disant sauver l'économie.

Pour ne pas payer la crise sanitaire et économique, les travailleurs doivent s'attaquer au pouvoir de ces capitalistes et de ces riches recroquevillés dans la défense de leurs intérêts égoïstes.

FM Logistique - Crépy-en-Valois (Oise)

les profits avant la santé des travailleurs

Brève
18/03/2020

manifestants de la FM Ressons, lors de la grève contre la réforme des retraites

L’entreprise FM Logistique dispose de plusieurs entrepôts dans l’Oise.

Celui de Crépy-en-Valois qui emploie environ 300 personnes, a tourné sans discontinuer depuis que l’épidémie s’est déclenchée dans cette commune parmi les plus touchées par l’épidémie.

Les travailleurs ont continué à travailler dans des conditions dangereuses pour la santé. Mais la direction ne s’en est aucunement soucié. Le volant d’intérimaires qui cherchent des missions même d’une journée est tellement important que cela lui permet de remplacer aussitôt les salariés tombés malades.

Épidémie ou pas, les patrons se préoccupent avant tout de la santé… de leurs profits.  

Webhelp - La Croix Saint Ouen (Oise)

un arrêt de travail pour plus de sécurité

Brève
18/03/2020

lors de la grève de 2016

À Webhelp, centre d’appel situé près de Compiègne, la plupart des 900 salariés ont pu faire du télé-travail.

Mais ceux qui travaillent sur certaines des plateformes où cela n’est pas possible, ont dû aller sur le site. Il a fallu qu'ils bataillent afin d’obtenir de travailler sur des postes suffisamment espacés.

La direction leur a proposé... un jus d’orange pour les « remercier », une provocation qui a décidé les salariés à arrêter le travail.