Aisne

Laon : manifestation du 8 mars

Brève
09/03/2020

collectif des "Rosies du 02"

À l'occasion de la journée de lutte pour les droits des femmes, à l'appel des syndicats opposés à la réforme des retraites et du collectif des "Rosies du 02", une centaine de femmes et d'hommes s'est rassemblée, place des droits de l'homme, rebaptisée à l'occasion place des droits de la femme.

Un groupe de femmes a fait une Flashmob, chorégraphie sur un air s'en prenant à Macron et sa réforme des retraites qui concerne particulièrement les femmes.

La première journée internationale de la femme eu lieu le 19 mars 1911 à l'appel de l'Internationale socialiste. Le 8 mars 1917, en Russie, la journée des femmes marqua le début de la révolution et par la suite, cette journée fut retenue comme journée internationale des droits des femmes.

La chanson de la Flashmob finit par « à cause de Macron, les filles sont sous pression bien plus que les garçons, à cause de Macron, on crie Révolution ! à cause de Macron ».

Il faut souhaiter et militer pour que garçons et filles se donnent comme perspective le renversement de ce monde pourri.

Le combat pour l'émancipation des femmes fait partie intégrante du combat pour une société débarrassée de l'exploitation capitaliste.

Aisne

Nestlé – Itancourt : poursuite du mouvement de grève

Brève
06/03/2020

L’usine dont la fermeture a été annoncée pour décembre 2020 est en grève contre la fermeture et les conditions de reconversions internes.

Jeudi, une cinquantaine de salariés se sont retrouvés devant le siège de Nestlé France où avaient lieu les négociations.

La direction est finalement descendue s’expliquer avec le personnel en colère. Ces derniers venaient d’apprendre par les délégués que la direction ne donne pratiquement aucune garantie aux salariés qui accepteront un reclassement interne. Les retours ne seront plus possible après 3 mois de prise de poste dans une autre usine si celle-ci est à plus de 100 km, 2 mois dans les autres cas. La direction prétend qu'elle propose des reclassements à tous mais à des postes répartis dans toute la France. Qui pourra réussir à changer de région, avec leurs conjoints ou conjointes ?

Comme compensation, elle propose 7500 maximum de prime pour un salarié reclassé. Pour les travailleurs qui partiront avec des mesures d’âge, rien n’est encore défini. Les salariés veulent, au minimum, obtenir les 20 000 euros que revendiquent les syndicats et que les CDD profitent des mêmes conditions que les autres. Nestlé s’enrichit sur le dos de ses salariés mais à l’heure où elle a décidé de s’en débarrasser, elle voudrait que cela ne lui coûte rien ou presque.

Quasiment l’ensemble du personnel a décidé de poursuivre la grève vendredi. Pour beaucoup il s’agit de la première grève et ils sont bien convaincus qu’ils doivent contraindre la direction à faire payer le groupe multimilliardaire.

Aisne

Nestlé - Itancourt : les travailleurs en grève

Brève
21/02/2020

Les trois équipes de l’usine ont fait grève jeudi 20 février. Ce jour-là, la négociation des conditions de fermeture de l’usine commençait à Noisiel au siège de Nestlé France.

Les salariés sont scandalisés devant le cynisme de ce groupe qui ferme le site alors que celui-ci rapporte toujours et que le groupe lui-même est richissime.

La direction souligne qu’elle propose des reclassements dans un rayon de 50 km, soit à Boué ou à Itancourt dans l’usine CPF spécialisée dans la fabrication de céréales dont Nestlé est un des actionnaires.

Les travailleurs font leur compte, et pour certains la distance à partir de leur domicile est bien plus importante. Et chacun s’inquiète de la pérennité des emplois proposés vu que certains salariés ont obtenu, il y a quelques mois, un poste à Nestlé par mutation de CPF où maintenant la direction propose des reclassements !

Certains ont déjà connu plusieurs fermetures de site. Et qui sera réellement embauché dans ces usines ? Il n’y a aucune garantie et un bon nombre de travailleurs n’ont pas confiance dans les propos de la direction.

Cette grève est la première étape de la lutte pour que les travailleurs fassent payer Nestlé.

Aisne

Hôpital - Laon : de l'amiante s'envole du toit d'un vieux bâtiment à l'abandon

Brève
20/02/2020

 Sur le site de l'hôpital de Laon, les dernières tempêtes ont emporté des débris du toit fortement amianté d'un bâtiment ancien.

La direction de l'hôpital tente d'expliquer que la présence d'amiante est recensée dans tout l'établissement, mais que « tant que ça ne s'effrite pas, il n'y a aucun risque. » Mais la toiture était déjà éventrée depuis des mois, et les plaques de ciment amianté qui la constituent étaient à l'air libre. La tempête a emporté des débris qui jonchent le sol, au pied du bâtiment.

Le directeur reconnaît aussi : « nous attendions d'avoir les fonds pour traiter cette toiture mais l'argent ne venait pas ». Faire démonter et évacuer les plaques en amiante de ce bâtiment par une entreprise spécialisée ne serait pas à la portée du budget de l'hôpital, trop endetté. Mais pourquoi devrait-on prendre sur ce budget, déjà très insuffisant ? Pourquoi faudrait-il choisir entre soigner les habitants des environs, et les empêcher d'être contaminés par le poison de l'amiante ?

Les travaux sont désormais prévus. Mais le fait de laisser ce bâtiment à l'abandon depuis des mois a fait prendre des risques importants à la population du quartier, aux employés et usagers de l'hôpital, toujours dans le même but : restreindre les budgets publics, pour arroser le grand patronat.

Oise

Pharmatis - Estrées-Saint-Denis : une grève pour les salaires

Brève
17/02/2020

Les salariés de l’usine Pharmatis, sous-traitant de l’industrie pharmaceutique qui emploie 250 personnes, se sont mis en grève fin janvier pour les salaires, ce qui ne s’était pas vu depuis longtemps.

La direction ne proposait en effet que 1,2 % et une prime de 250 euros bruts.

Les grévistes ont mis en avant « une augmentation générale, et non au mérite », ainsi qu’« une prime d’équipe plus conséquente ».

Les profits que Pharmatis fait en augmentant les cadences, en imposant des heures supplémentaires, en maintenant des bas salaires doit servir aux salaires et à l’emploi.

Les travailleurs ont obtenu une augmentation de la prime au bout de deux jours de grève, très fiers d’avoir tenu tête au patron.