Aisne

la Matt - Chaourse : subventions contre les grèves

Brève
16/02/2020

La Région envisage d’apporter un soutien financier à la Matt, entreprise sous-traitante de l’automobile, qui ne compte plus qu’environ 90 salariés.

Il s’agit d’aider celle-ci à financer la fabrication en double des moules utilisés à l’usine de Chaourse pour la production. Le but affiché est de pouvoir continuer à assurer la production ailleurs en cas de grève.

La direction du groupe Trêves auquel appartient l’entreprise, licencie depuis des années et a fermé plusieurs sites dans la région, suscitant la colère des travailleurs de ces mêmes entreprises.

En apportant cette aide, la Région apporte une fois de plus l’argent public à une entreprise sans même que celle-ci s’engage à quoi que ce soit. Le vice-président a déclaré répondre ainsi à une demande des clients de l’entreprise, qui sont les grands groupes de l’automobile, qui veulent avoir la garantie d’être livrés.

La Région montre son attachement à obéir aux moindres désirs du patronat, y compris en finançant des armes anti grève.

Comme le patronat, la Région qui est au service de celui-ci, préfère les travailleurs soumis et subissant l’exploitation.

Les travailleurs de la Matt ont déjà par le passé relevé la tête et ne sont sans aucun doute pas prêts à la baisser, et au-delà d’eux, c’est l’affaire de tous les travailleurs !

Oise

Beauvais : Xavier Bertrand veut brader le TER Paris-Beauvais

Brève
14/02/2020

"Si vous voulez améliorer la qualité des transports ferroviaires pour ceux qui les utilisent, l’ouverture à la concurrence est quelque chose d’incontournable », a déclaré le président de la région Hauts de France, pour justifier sa décision, d’ouvrir à la concurrence trois lignes de la région, l’Etoile de Saint-Pol-sur-Ternoise, L'étoile d'Amiens et la ligne Paris Beauvais, annoncée le 30 janvier dernier.

Il assure, sans que ne s’allonge son nez, qu’il ne s’agit pas d’une privatisation cachée, mais les cheminots de Beauvais savent déjà qu’ils ne conserveront leur statut SNCF et les garanties qui y sont liées, que pendant 15 mois.

Le seul objectif, c’est permettre à des grands groupes privés du genre Vinci ou Véolia de se tailler une part du gâteau, et cela ne peut se faire qu’au détriment des cheminots et des usagers qui prennent le train tous les jours pour se rendre à à leur travail.

Non à la privatisation !

Oise

Péages - Beauvais : le tiroir-caisse déborde

Brève
12/02/2020

Depuis le 1er février, les  deux péages de l’A16 ont augmenté de 50 centimes sur le tronçon Beauvais-Paris soit, respectivement, 11% et 14% de plus.

Le prétexte invoqué par la Sanef, concessionnaire de l’autoroute est que les hausses seraient dues aux « travaux d’allongement de l’A16 ». Mais cet allongement concerne une portion gratuite d’autoroute, dans le Val d’Oise après le dernier péage! Et la Sanef taxe les automobilistes, y compris ceux qui n’empruntent pas cette nouvelle portion !

Les usagers roulent sur le bitume pour aller à leur travail, et aussi pour que la Sanef roule sur l’or !

Oise

Lactalis - Clermont sur Oise : le groupe pleure misère, Xavier Bertrand le console

Brève
11/02/2020

Le groupe Lactalis (80 000 salariés, 18,5 milliards de chiffre d’affaires), va moderniser son usine de Clermont de l’Oise qui compte 178 salariés. Il prévoit d’investir 13,3 millions dans ce projet et demande à la Région une subvention de 900 000 euros.

Lactalis a eu à peine besoin de brandir un léger chantage à l’emploi que Xavier Bertrand, le président de la région Hauts de France, a décidé de payer rubis sur l’ongle !

Pas un sou pour ces groupes riches à milliards !

Oise

Merck - Eragny sur Elpe : une victoire morale pour les travailleurs

Brève
11/02/2020

Assemblée des grévistes, le 17 janvier 2012

En 2012, la multinationale pharmaceutique Merck-Organon licenciait 247 salariés de son usine d’Eragny sur Epte dans l’Oise.

Huit ans après une longue procédure, la justice a donné raison aux 40 d’entre eux qui s’étaient pourvus devant elle : La multinationale est condamnée à leur verser 1,3 million d’euros, soit 30 000 euros par personne.

Même si c’est une goutte d’eau pour la multinationale, et si cela ne concerne – de façon modérée- que 40 travailleurs sur les 247 licenciés, cela reste une victoire morale.

Interdire les licenciements est toujours autant d’actualité !