Aisne

Lycée Gay-Lussac - Chauny : non à un bac local

Brève
04/02/2020

Des élèves, des professeurs du lycée de Chauny Gay-Lussac et leurs soutiens sont restés devant le lycée ce mardi matin pour exiger le report des épreuves communes de contrôle continu qui font partie du nouveau bac prévu par la réforme Blanquer.

Les auxiliaires de vie scolaire, susceptibles de remplacer les enseignants mobilisés pour surveiller, ont affirmé leur soutien aux élèves en disant qu’ils seraient en grève s'il leur était demandé de remplacer des grévistes.

Ces épreuves se transforment de plus en plus en mascarade car des sujets et des corrections circulent rendant toute équité entre les élèves impossible. De plus dans un grand nombre de lycées, leur passage est perturbé.

Les élèves protestent contre un bac qui devient local au lieu d’être national. En réussissant à les reporter, ils auront déjà montrer qu’ils ne tiennent pas à se laisser faire.

Aisne

Saint-Quentin : « on est toujours là… » ont repris en chœur les manifestants

Brève
29/01/2020

Après la grève historique de la RATP et de la SNCF, le rejet de la réforme des retraites s’est de nouveau exprimé et près d’un millier de manifestants étaient une nouvelle fois dans la rue lors de la manifestation départementale à Saint-Quentin.

Cette manifestation était programmée à la veille de la conférence sur le financement des retraites au cours de la quelle le gouvernement voudrait que les syndicats et le patronat trouvent un moyen de mettre à l’équilibre les caisses de retraites sans faire payer les patrons.

La présence de nombreux manifestants montrent que personne n’est dupe de cet os à ronger alors que le gouvernement s’apprête à essayer de passer en force sa loi sur les retraites.

Aisne

Saint-Quentin : contre le racisme, les travailleurs n’ont pas de patrie

Brève
27/01/2020

Des messages racistes reprenant le fantasme du grand remplacement ont été collés sur la vitrine d’un restaurant vietnamien à Saint-Quentin le vendredi 25 janvier.

Ce sont des propos imbéciles. Mais la responsabilité de tel acte est aussi portée par ceux des politiciens qui discourent sur l’identité nationale, qui prétendent que les immigrés récents ou de longue date sont responsables du chômage et des difficultés économiques. En surfant sur le racisme, ils alimentent la haine.

Le monde du travail ne doit pas se laisser diviser par ceux qui veulent les détourner du combat qu’ils ont à mener, indépendamment de la religion ou des origines, pour ne pas payer la crise du système capitaliste.

La CGT et le PCF ont appelé à une manifestation ce lundi à 18h à Saint-Quentin devant le restaurant, rue du Wé et tous ceux qui le peuvent doivent s’y joindre.

Oise

La Brosserie Française : un savoir faire d'exploiteurs

Brève
22/01/2020

La Brosserie Française, héritière de l'entreprise beauvaisienne La Brosse et Dupont, était à l'honneur ce week-end à l'Elysée dans le cadre d'une exposition sur le "savoir-faire français".

Passer de 600 salariés en 1990 à 31 aujourd'hui, c'est un sacré savoir-faire en matière de suppression d'emplois !

Et faire réaliser un chiffre d'affaires de 6 millions d'euros par 31 employés, soit 200 000 euros par an et par salarié gagnant à peine le Smic, c'est un deuxième chef-d’œuvre d'exploitation !

Aisne

Nestlé – Itancourt : des annonces de licenciements qui suscitent la colère

Brève
19/01/2020

Jeudi dernier, les travailleurs ont appris que Nestlé comptait supprimer d’ici fin 2020 le secteur soupe. Cela concernerait 158 salariés sans compter les intérimaires toujours présents sur le site et les travailleurs des entreprises de sous-traitance.

Pour la direction, la baisse des volumes de commandes de bouillons et soupes justifierait cette décision et Nestlé concentrerait la fabrication sur d’autres usines en Europe de l’Est.

Ce groupe richissime, première société mondiale d’agroalimentaire, ose prétendre qu’il ne peut pas maintenir ces emplois. En fait cette multinationale se moque des conséquences de ses choix. Ce qui les justifie c’est la recherche du profit.

C’est par ici la bonne soupe pour les actionnaires et la perspective des soupes populaires pour les travailleurs.

Les travailleurs de l’usine sont inquiets même si la direction assure qu’elle va s’occuper de chaque salarié. Elle promet des mesures d’âge alors que le gouvernement repousse l’âge de la retraite et des mutations dans les autres sites du groupe comme si c’était facile de devoir déménager avec conjoints et enfants.

En semant l’inquiétude pour l’avenir, c’est peut-être la colère que Nestlé va récolter.