Aisne

La Maison de l’emploi – Saint-Quentin : des tremplins pour la jeunesse… vers le chômage !

Brève
16/04/2012

La Maison de l'emploi propose de nouveaux contrats aux jeunes chômeurs non diplômés. Il s'agît d'un stage de deux mois, rémunéré 280 euros par mois. La mission locale, qui s'occupe plus particulièrement des jeunes chômeurs, parle de "tremplin vers l'emploi" permettant aux jeunes de découvrir le monde de l'entreprise.

Avec la hausse du chômage, le gouvernement invente des nouvelles sortes de contrats qui ont tous pour caractéristique de ne pas coûter grand-chose aux entreprises mais qui débouchent rarement sur des emplois.

Au final, on propose aux jeunes de s'habituer à ne pas être payés ou très peu, pendant quelques semaines, le temps d'être formés s'ils sont effectivement embauchés ou, comme c'est plus souvent le cas, avant de retourner au chômage !

Ces contrats auront probablement pour effet de faire comprendre à ces jeunes... ce que veut dire le mot exploitation !

Aisne

Maulde et Renou – Gauchy : il faut lever le secret des affaires

Brève
15/04/2012

Depuis 2010, 31 ex-salariés de l'imprimerie Maulde et Renou, licenciés en mai 2008 lors de la liquidation de l'entreprise, contestent leur licenciement.

À l'époque, un repreneur avait repris 57 des 144 salariés de l'imprimerie.

La cour d'appel d'Amiens vient de leur donner raison et ils doivent recevoir 40 000 à 50 000 euros de dédommagement en fonction de leur situation et de leur ancienneté.

Le fait que, dans le pays, bien des licenciements, liés ou non à des liquidations, soient reconnus abusifs, montre qu'il faut absolument rendre légal le contrôle des travailleurs sur leur entreprise et sur le groupe auquel il appartient.

La levée du secret des affaires permettrait que les travailleurs mettent en commun ce qu'ils savent sur le fonctionnement et la comptabilité de leur entreprise, et puissent vérifier avant que les licenciements n'aient lieu que ceux-ci ne sont pas justifiés.

Aisne

Hôpital - Saint-Quentin : non aux attaques contre le personnel de la cantine

Brève
13/04/2012

La direction de l'hôpital a pour projet de faire travailler 12 minutes de moins par jour les salariés du restaurant de l'hôpital, dans le but de leur retirer cinq jours de congés, acquis lors du passage aux 35 h, et cela pour pouvoir rogner sur les effectifs.

Ces douze minutes journalières en moins obligeraient les salariés à courir pour finir leurs tâches, tout comme, dans l'ensemble de l'hôpital, le manque d'effectifs oblige le personnel soignant à faire des heures supplémentaires - qu'il est quasiment impossible de se faire payer -, et le personnel administratif à faire double tâche.

C'est dire que l'ensemble des salariés de l'hôpital ont bien accueilli la pétition que leur présentait le personnel de la cantine.

La volonté du gouvernement de réduire les dépenses de santé oblige les hôpitaux à faire des économies pour boucler leur budget.

Le personnel a bien raison de ne pas accepter d'être victime de cette politique.

Oise

Matra Électronique - La Croix-Saint-Ouen : grève sur les salaires

Brève
10/04/2012

Fin mars, les salariés de l'usine Matra, située à La Croix-Saint-Ouen, près de Compiègne, ont commencé à débrayer pour des augmentations de salaires, refusant les propositions de la direction, jugées insuffisantes. Et pour cause ! Celle-ci n'a d'abord proposé que 30 euros, puis finalement 38 euros! Vendredi 6 avril, la direction a proposé une augmentation générale des salaires de 40 euros.

Pourtant, Matra Électronique est une filiale à 100 % de MBDA, elle-même filiale à 37,5 % d'EADS, dont Lagardère est un des actionnaires. Et cette multinationale fait des bénéfices.

Le directeur de l'usine de La Croix-Saint-Ouen a déclaré que « les marges de manœuvre de l''entreprise sont très étroites » ! Un tel mensonge ne risque pas de convaincre qui que ce soit !

Somme

Augmentation des impôts fonciers : les travailleurs n’ont pas à payer la note

Brève
02/04/2012

Le conseil général de la Somme, à majorité socialiste, a pris la décision d'augmenter les impôts sur la propriété foncière afin de pouvoir continuer à financer les dépenses sociales.

L'augmentation de l'impôt sur la propriété serait juste si elle ne concernait que les gros propriétaires et les spéculateurs de l'immobilier; mais eux, justement, ont toutes sortes de moyens pour y échapper.

Elle est, en revanche, profondément injuste dans la majorité des cas, pour tous ceux qui se sont souvent endettés pour acheter leur logement. Et il n'est pas juste non plus d'opposer les bénéficiaires du RSA à ces petits propriétaires.

Les socialistes se débattent dans leurs contradictions. Localement, ils subissent la suppression, par le gouvernement, de la taxe professionnelle sur les entreprises et tentent de trouver d'autres rentrées d'argent. Mais nationalement, Hollande se garde bien de promettre de remettre en place cette taxe professionnelle.

Les socialistes, à tous les niveaux, ne veulent pas s'en prendre aux grands patrons. Alors, pour faire face à la crise et à ses conséquences, ils font payer la note aux travailleurs.