Oise

Cabaro - Beauvais : les chauffeurs en grève

Brève
20/03/2012

La quasi-totalité des 300 chauffeurs de bus et d'autocars de la société Cabaro, filiale de Veolia Transports, qui gère les transports en commun urbains et interurbains de Beauvais, sont en grève depuis le lundi 19 mars. Les revendications principales portent sur les salaires et le paiement des « repos compensateurs ».

En effet, les chauffeurs n'arrivent ni à se faire payer ces repos compensateurs ni à les transformer en véritables jours de repos, faute de remplaçants. La direction doit ainsi 72 jours à l'un des chauffeurs, et il lui faudrait débourser près de 700 000 euros pour régler l'ensemble de la facture !

Quant aux salaires, ils arrivent à peine à 1500 euros net, pour un travail fatigant, stressant, demandant une vigilance de tous les instants. Et la journée peut commencer à 6h et se terminer à 21h, avec plusieurs coupures entre temps.

La direction - qui a été surprise par le nombre de grévistes - n'ayant rien voulu céder lors des négociations, la grève a été reconduite.

Picardie

La Poste : la course aux bénéfices !

Brève
20/03/2012

En un peu plus de 10 ans, ce sont près de la moitié des bureaux de poste de Picardie qui ont disparu et ont été, pour la plupart, remplacés par des agences postales gérées par les communes ou par des relais postaux aménagés dans des bars-tabac ou des épiceries.

Quasiment à chaque fois, les maires des communes concernées, avec le soutien de la population, ont tenté d'obtenir le maintien de leur bureau de poste mais la direction de La Poste, en réduisant de façon importante les horaires d'ouverture, fait pression sur les élus pour qu'ils acceptent un partenariat et le désengagement de La Poste.

Quant aux postiers, ils subissent restructurations sur restructurations. La Poste, comme les autres grandes entreprises, pour faire plus de profits, augmente l'exploitation... et effectivement, la Poste affiche désormais des bénéfices !

Les postiers et la population ont toutes les raisons de refuser cette politique de La Poste qui, prétextant la concurrence et la recherche de rentabilité, organise la dégradation des conditions de travail et celle des services rendus à la population.

Oise

BASF - Clermont : L’amiante tue mais le véritable poison, c’est le capitalisme

Brève
19/03/2012

L'amiante n'est visiblement pas le seul poison auquel les salariés ont été exposés à l'usine BASF de Clermont.

Les émanations d'oxyde de propylène furent leur lot quotidiens. Autant de dangers connus par les scientifiques et les travailleurs depuis longtemps.

C'est pourquoi la chimie, comme toutes les activités industrielles, exigerait une transparence totale, c'est-à-dire la suppression de tout secret industriel et le contrôle permanent des travailleurs sur la marche des opérations, les garanties qu'elles offrent et les risques qu'elles présentent.

Oise

BASF - Clermont : amiante, l’acharnement a payé mais le combat continue !

Brève
19/03/2012

Après trois ans de procédure, BASF - Clermont a été condamné par la cour d'appel d'Amiens à verser 8000 euros à 44 salariés exposés à l'amiante.

C'est une victoire pour eux, même si la somme reste dérisoire face au préjudice subi et à la richesse du groupe.

D'autant que BASF et le patronat dans son ensemble, qui ont laissé en connaissance de cause empoisonner des milliers d'ouvriers, ne sont toujours pas désignés pénalement coupables et bien des salariés exposés ne seront pas indemnisés.

C'est pourquoi à BASF comme ailleurs le combat continue et les travailleurs ont bien raison.

Oise

BASF - Clermont : la rapacité du grand Capital

Brève
19/03/2012

Les négociations salariales prévoient des augmentations de salaires dérisoires alors que le dividende reversé aux actionnaires devrait être augmenté de 13,6% et les plus hauts revenus de 25%.

C'est d'autant plus choquant qu'un groupe comme BASF, riche à milliards, pourrait assurer en prenant sur ses bénéfices présents et passés (le géant de la chimie BASF vient de réaliser un bénéfice de 6,19 milliards d'euros en 2011), non seulement une augmentation conséquente des salariés du groupe mais aussi des entreprises sous-traitantes qui travaillent pour son compte.