Picardie

Imposer l’échelle mobile des salaires

Brève
19/03/2012

Les tarifs des autoroutes gérées par la Sanef en Picardie ont augmenté de 2,31% en février.

D'après le directeur des concessions à la Sanef, " la hausse s'appuie sur l'inflation et se fait au bénéfice des clients ", sous-entendu pour assurer l'entretien et la rénovation des autoroutes...

Mais il a dû confondre clients et actionnaires, car les sociétés d'autoroute ont engrangé plus de 5 milliards de bénéfices depuis leur privatisation en 2006.

Alors, prenons exemple sur le culot des patrons et imposons-leur une " hausse des salaires qui s'appuie sur l'augmentation réelle du coût de la vie au détriment des actionnaires " !

Aisne

T-Systems – Villers-Cotterêts : les travailleurs veulent des garanties !

Brève
17/03/2012

80 salariés de T-Systems France (TSF) ont manifesté devant le siège de Volkswagen, dont ce centre d'appel est un sous-traitant.

Cela fait des années que Volkswagen a externalisé ce service, mais le centre d'appel est toujours dans les murs de Volkswagen et certains salariés travaillent là depuis plus de trente ans. TSF vient de perdre le marché au profit de B2S, une société spécialisée dans la relation client à distance. Les salariés devraient être repris, mais ils craignent un gel de salaires, la perte de quelques acquis et il y a une incertitude à propos du maintien du site.

Ils ont fait grève, jeudi 15 et vendredi 16 mars, pour demander des garanties pour l'avenir et une indemnité pour ceux qui veulent partir.

Volkswagen qui, dans un premier temps, s'est débarrassé de certains de ces salariés en externalisant, et qui, maintenant, fait pression sur le coût de la sous-traitance, est responsable de la dégradation des conditions d'existence des salariés. Sa seule réaction a été de dire de reprendre le travail.

En revanche, les grévistes reçoivent le soutien des travailleurs de Volkswagen qui les considèrent comme faisant partie de la même entreprise qu'eux.

Et c'est un encouragement pour la suite !

Aisne

Saint-Quentin : ordonnance d’évacuation de la Bourse du travail... tout un symbole !

Brève
16/03/2012

La justice vient de donner raison à la Ville, en imposant à la CGT de libérer les locaux qui accueillent la Bourse du travail, pour agrandir le palais de justice.

La Ville cherche à récupérer ces locaux depuis 2004, mais elle n'en a jamais proposé de la même dimension, permettant à la CGT d'accueillir dans ses murs des assemblées de militants comme de grévistes.

Faire en sorte que cette Bourse du travail, qui existe depuis 1901, disparaisse, c'est tout un symbole de cette volonté du gouvernement, dans lequel Xavier Bertrand est ministre, de nier la lutte de classe quand elle émane des travailleurs, pour la parer de toutes les vertus quand elle vient des patrons.

Aisne

Hôpital – Château-Thierry : nouvelles menaces

Brève
16/03/2012

L'Agence Régionale de Santé (l'ARS) a envoyé aux directeurs des hôpitaux de Picardie un projet pour économiser de l'argent.

À Château-Thierry, les services de Maternité, de Réanimation, de Chirurgie et les Urgences seraient fermés entre 20 heures et 8 heures du matin. En cas d'urgence, il faudrait aller à Soissons !

Cela coûterait trop cher que ces services restent ouverts en permanence ? Bien évidemment que cela coûte de l'argent, mais les malades et les femmes enceintes ne peuvent tout de même pas choisir l'heure à laquelle ils ont besoin de soins d'urgence !

Ce projet, destiné à faire des économies pour payer les dettes de l'État, restreint les possibilités de se faire soigner pour la population et c'est une attaque contre les emplois des personnels de santé concernés.

La population et le personnel soignant n'ont pas à payer pour une dette qui n'est pas la leur, il n'y a pas de raison d'accepter ces nouvelles attaques !

Aisne

Hôpital - Château-Thierry : le contrôle des banques est vraiment une nécessité

Brève
13/03/2012

L'établissement est en pleine expansion (12 000 séjours en 2010 et 13 000 en 2011) et la Haute Autorité de Santé l'a classé parmi les 50 meilleurs centres hospitaliers de France.

Mais les prêts que demandait le service financier pour les dépenses de fonctionnement ont été refusés par la Caisse des Dépôts et Consignations (pour 2,5 millions d'euros remboursables sur 15 ans) et par le Crédit Mutuel (pour 2 millions d'euros sur 20 ans).

Pourtant, ce sont vraiment des sommes dérisoires comparées aux centaines de milliards d'euros que les banques ont touchés de l'Etat pour renflouer leurs activités financières. Aujourd'hui, les banques continuent à jouer des sommes colossales sur des activités spéculatives à risque et se permettent de refuser un prêt à un hôpital, nécessaire à la santé de toute une population.

L'exemple de l'hôpital de Château-Thierry apporte une preuve supplémentaire que le système bancaire doit être mis sous le contrôle des travailleurs. C'est la seule solution pour contrôler les quantités d'argent disponibles et leur attribution. Il en va de nos conditions de vie, et de notre santé dans le cas présent.