Aisne

Des fermetures de classes à la pelle

Brève
16/02/2012

La fronde contre les suppressions de poste dans l'Éducation nationale s'engage aux quatre coins du département et 150 personnes ont manifesté à Laon, le jour de la réunion entre les syndicats et l'inspecteur d'académie.

Celle-ci n'a pas eu lieu, du fait de la décision des syndicats de ne pas y siéger pour protester contre les propositions de l'inspection académique.

Effectivement, celle-ci propose des objectifs inacceptables : 86 fermetures de classes primaires et maternelles, 26 suppressions de postes d'instituteurs spécialisés auprès des enfants en difficulté scolaire, 12 fusions et seulement 11 ouvertures.

Seule la mobilisation des enseignants et des parents qui s'engage peut empêcher l'inspection académique de mener la politique du gouvernement de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux appliquée à l'Éducation nationale. Ces premières réactions doivent être un encouragement à poursuivre.

Oise

Nestlé - Beauvais : profit maximum sur le dos des travailleurs

Brève
16/02/2012

Le bénéfice net du groupe Nestlé a progressé de 8,1% en 2011. Il se monte à 7,9 milliards d'euros. Cela signifie que tous les mois de l'année, les actionnaires de Nestlé (dont Mme Bettencourt) ont siphonné 2 200 euros à chacun des 300 000 salariés du groupe.

C'est bien la preuve qu'il y aurait largement eu de quoi préserver les 140 emplois supprimés à Beauvais en 2011 sous la forme de départs non remplacés. Et il y aurait de quoi financer des augmentations de salaires supérieures aux minables 2% accordés, toutes primes et toutes miettes confondues.

Mais pour que ces gens-là touchent à leurs profits, il faudra le leur imposer !

Oise

Duopôle - Beauvais : patrons requins

Brève
15/02/2012

Mardi 14 février, les salariés et ex-salariés de Duopôle étaient rassemblés devant le Tribunal de Commerce qui statuait sur la procédure de redressement judiciaire de l'entreprise.

Duopôle est ce qui reste de l'entreprise La Brosse et Dupont, qui a compté jusqu'à 600 salariés et fut un leader de la fabrication de brosses à dents, avant d'être achetée par le groupe de luxe LVMH, celui de Bernard Arnault. Celui-ci l'a revendu en 2006 à un repreneur qui s'est révélé être un liquidateur.

Celui-ci a déposé le bilan à la fin de l'année 2011, a licencié 60 personnes et en a gardé 72. Pour solde de tout compte, les 60 licenciés n'ont même pas touché le strict minimum puisqu'il leur manque 30% de leur treizième mois et une semaine de paye, qu'ils n'arrivent pas à se faire régler.

Quant aux 72 encore en activité, ils ne savent pas si l'entreprise ne va pas fermer d'ici le mois d'avril, date de la nouvelle échéance judiciaire. En attendant, leur patron les berce de belles paroles, assurant que l'entreprise a fait des bénéfices au mois de janvier, et est dans ses objectifs en février, ce qu'il a obtenu, entre autres, en ne payant pas les charges sociales...

Pour un cas comme Lejaby où Bernard Arnault est intervenu par le biais de LVMH, plus pour défendre l'emploi de son ami Sarkozy que celui des ouvrières menacées de licenciements, de combien de situations à la Duopôle est responsable le groupe LVMH ?

Somme

Du beau monde qui se soigne bien... à nos frais !

Brève
13/02/2012

Les matchs de l'Amiens SC sont fréquentés par du beau linge. Des loges y sont, en effet, louées par des entreprises, qui y fournissent whisky, champagne et autres petits fours à des invités triés sur le volet.

Quant à celle que loue le conseil régional, c'est du grand luxe. D'après un article du Courrier Picard, on y trouve bar et écran plasma, le tout pour 92 000 euros par saison.

C'est à ce prix que s'entretiennent les bonnes relations entre notables locaux, les mêmes qui expliquent à longueur de temps que l'État dépense trop d'argent à payer les fonctionnaires, et que nous devons accepter les sacrifices en cette période de crise.

Somme

Goodyear Amiens-Nord : il faut rendre les comptes publics

Brève
09/02/2012

Les ouvriers de Goodyear sont en lutte depuis des années contre le groupe, qui veut se débarrasser de l'usine.

Or, la CGT vient de révéler des chiffres sur les comptes de Goodyear qui montrent que l'usine fait des bénéfices.

La seule raison des licenciements est la rapacité patronale, alors il n'y a aucune raison de les accepter.

Contre les manigances de la direction, c'est sur l'ensemble des comptes de l'usine et du groupe, et en permanence, que les travailleurs devraient avoir un contrôle.