Somme

École supérieure de commerce d'Amiens : des pressions insupportables

Brève
07/02/2012

Suite au suicide sur son lieu de travail d'une des salariées de l'École supérieure de commerce d'Amiens, six employés avaient dénoncé le harcèlement au travail qu'ils avaient subi, conduisant à des tentatives de suicides et à de graves dépressions.

Lors du procès de cinq responsables, le procureur a requis des peines de six mois d'emprisonnement, et des amendes allant jusqu'à 15 000 euros. Le jugement ne sera rendu qu'en mai prochain.

Tous les travailleurs qui subissent les pressions toujours plus fortes de leurs employeurs pour travailler plus, n'auront pas besoin d'un tel délai pour juger le comportement odieux de cette brochette de chefs et de notables locaux.

Aisne

Pour lutter contre le chômage, il faut interdire les licenciements

Brève
06/02/2012

Depuis bientôt deux ans, l'usine Nexans a fermé à Chauny et 220 salariés avaient alors perdu leur emploi.

L'État faisait miroiter une ré-industrialisation du site en créant un fonds d'aide de 1,9 millions d'euros mais, depuis, quelques emplois seulement ont été créés. Même avec des subventions, rien n'oblige les entreprises à s'installer pour créer des emplois.

Pour lutter efficacement contre le chômage, il faut interdire les licenciements, mais les gouvernements qui se succèdent refusent de s'en prendre aux intérêts des capitalistes.

Pourtant, un groupe comme Nexans, géant mondial de l'industrie du câble en cuivre, aurait largement eu de quoi maintenir les emplois en prenant sur les profits.

Il n'y a que les travailleurs qui pourront imposer cette mesure.

Aisne

Laon - Crown : non aux fermetures et aux licenciements

Brève
05/02/2012

À l'usine de Laon du groupe Crown (ex Carnaud), après l'annonce de la fermeture de l'usine de Brive et de l'imprimerie de Vourles, il est maintenant question de la fermeture de l'usine Crown de Deurne, en Belgique.

Face à la crise, le groupe cherche, en licenciant et en fermant des usines, à augmenter la productivité et à faire autant de bénéfices avec moins d'effectif.

En Belgique comme en France et partout dans le monde, les travailleurs n'ont pas à faire les frais de la crise.

Cette politique patronale illustre la nécessité qu'il y a d'imposer le partage du travail entre tous sans diminution de salaire, en prenant sur les dividendes, passés et à venir, des actionnaires.

Somme

L’arbre qui cache la forêt

Brève
02/02/2012

Le lycée Boucher-de-Perthes d'Abbeville a perdu l'équivalent de 30 postes depuis 2006 !

Comme dans bien d'autres établissements, le gouvernement tente de justifier ces suppressions par la baisse des effectifs. En fait, elles sont en bonne partie compensées par des heures supplémentaires et une diminution du nombre d'heures d'enseignement devant les élèves.

Alors que le chômage explose, on surcharge les enseignants et on réduit la qualité de l'enseignement.

Dans l'Éducation nationale comme ailleurs, embaucher et répartir le travail entre tous sans diminution de salaires s'impose comme une nécessité vitale.

Oise

Le chantage de la compétitivité

Brève
02/02/2012

Xavier Bertrand, en bon élève du gouvernement, s'est rendu lundi à l'usine Poclain Hydraulics de Verberie pour vanter les propositions de Sarkozy sur les « accords de compétitivité ».

Pour le gouvernement, cette entreprise est un modèle en son genre, puisqu'en 2009, elle avait imposé à ses salariés une réduction de salaire de 20%, pendant presque un an, au nom de la crise et du chantage aux licenciements.

Ce ne fut pas la crise pour tout le monde, puisque l'entreprise qui a fait 1,8 millions de bénéfices cette année-là, en a reversé plus d'un tiers à ses actionnaires.

Des sacrifices pour sauver l'emploi... ou le portefeuille des actionnaires ? On est prévenu...