La Rochelle (Charente-Maritime)

Mobilisation contre des expulsions d’immigrés

Brève
12/09/2011

Des actions quasi-quotidiennes ont lieu à La Rochelle contre de récentes expulsions. Le jour de la rentrée, des manifestants ont placé symboliquement deux chaises vides devant l'école qui devait accueillir les enfants de Muharem Saciraj. Depuis l'expulsion de ce sans-papiers rom fin août, sa femme enceinte de 6 mois se terre avec ses enfants, qui sont donc déscolarisés, pour leur épargner le sort de leur père.

Mercredi 7, un rassemblement organisé devant le festival du film TV dénonçait aussi l'arrestation et la rétention d'un étudiant angolais de La Rochelle, Luc Mbani, coupable d'avoir échoué à ses examens et arrêté dans sa résidence universitaire le 5 septembre. Depuis, un vice de procédure a permis de le faire libérer mais sa situation n'est pas réglée, et la mobilisation continue pour dénoncer la politique inhumaine du gouvernement. Une politique xénophobe qui vise à détourner la colère des classes populaires en stigmatisant les immigrés.

Port de La Rochelle La Pallice (Charente-Maritime)

Départ de l’Abeille Languedoc : La sécurité maritime mise à mal

Brève
09/09/2011

Les protestations d'élus régionaux et de la CGT des marins, invoquant les 37 missions accomplies par l'Abeille Languedoc depuis 2006, n'y ont rien fait : lundi 30 août, la ministre de l'Écologie a fait transférer définitivement le remorqueur de haute mer dans le Pas-de-Calais, où il remplacera l'Anglian Monarch. Rappelons qu'après la décision de l'Angleterre de cesser de financer ce bateau pour moitié avec la France, l'État français a non seulement refusé de se substituer à l'Angleterre, mais il économise depuis la part qu'il versait jusque-là, soit 9 600 € par jour, au lieu de l'investir dans la sûreté en mer.

Dorénavant, la sécurité sur la côte atlantique n'est plus assurée que par un remorqueur basé à Brest coté nord, et un à La Corogne en Espagne côté sud, au mépris de la vie des marins et des risques de pollution. Le naufrage en juillet de l'Union Neptune au large d'Oléron a pourtant rappelé tout récemment la réalité de ces risques.

Ingrandes (Vienne)

Fonderies du Poitou : La grève est votée

Brève
04/09/2011

Suite au plan des patrons du groupe Montupet - propriétaire de l'usine d'Ingrandes - d'imposer une baisse générale des salaires (jusqu'à 23% sur les salaires ouvriers), les travailleurs se sont retrouvés pour une journée de grève suivie à 95%, vendredi 2 septembre, à l'occasion d'un Comité d'établissement, durant lequel la direction a maintenu son plan.

La colère face à cette attaque est d'autant plus vive que le groupe Montupet a réalisé 6,7 millions d'euros de bénéfices l'an passé et que l'exécutant local des actionnaires, le directeur du site, voit, quant à lui, son revenu annuel atteindre un million d'euros.

L'initiative de la préfecture, qui vient de nommer un médiateur pour « rétablir le dialogue social », masquant ainsi que les agresseurs dans cette histoire sont les actionnaires, témoigne de la crainte d'un mouvement social dur, dans une usine qui a la réputation d'être frondeuse.

La poursuite de la grève a été votée, à une écrasante majorité, pour le lundi 5 septembre et des actions sont déjà envisagées, comme le fait de s'adresser aux travailleurs d'autres entreprises qui subissent la même guerre sociale menée par leur direction respective.

Pour faire reculer leur patron, les travailleurs des fonderies utilisent la meilleure arme, que personne ne peut leur enlever : la grève !

Éducation nationale (Charente-Maritime)

Effets calamiteux des suppressions de postes

Brève
04/09/2011

La rentrée des classes n'a pas encore eu lieu qu'elle s'annonce déjà catastrophique. Le syndicat Snuipp chiffre à 26 les suppressions de postes d'enseignants dans le primaire (pour seulement 279 élèves en moins) ; et 70 EVS (Emplois de Vie Scolaire) non renouvelés devraient se retrouver au chômage, majoritairement des femmes ; ils ne seraient plus que 30 dans le département. Dans le secondaire, les classes seront surchargées, aucune création de poste n'étant prévue en collège pour 300 élèves en plus selon le syndicat Snes. Au lycée de la mer de Bourcefranc, le rectorat a refusé de dédoubler une classe de 42 élèves, préférant demander aux parents d'inscrire leurs enfants à Rochefort. Quant aux TZR (professeurs remplaçants), ils sont déjà affectés sur des postes à l'année, et ne pourront donc remplir leur rôle !

La politique du gouvernement, relayée par le rectorat, pourrait être le meilleur argument en faveur des grèves, à commencer par la journée du 27 septembre. On ne peut que le souhaiter.

La Rochelle (Charente-maritime)

Un dentiste refuse un patient séropositif

Brève
04/09/2011

Un dentiste de La Rochelle a refusé un patient en lui disant que les séropositifs se font soigner à l'hôpital. C'est une discrimination infâme, sans la moindre raison : le dentiste porte masque et gants, et la stérilisation empêche la transmission du virus à d'autres patients.

Et puis, ce dentiste n'est pas gêné de renvoyer vers l'hôpital public les patients dont il ne veut pas. Le patient affirme avoir déclaré sa séropositivité et sa prise en charge à 100% après que le dentiste lui eut lancé : « j'espère que vous n'êtes pas à la CMU ! », au vu de sa tenue vestimentaire.

Discrimination sociale autant que médicale donc, par un praticien qui ne veut bien soigner que si ça lui rapporte beaucoup et tout de suite. Pourtant, si l'on en croit le président du Conseil départemental de l'Ordre des chirurgiens dentistes, cité par Sud-Ouest, le dentiste pourrait éviter d'être condamné : s'il n'a pas le droit de refuser un soin pour raison médicale, « il pourrait invoquer des motifs personnels à ce refus ». Ce n'est pas sans rappeler la « clause de conscience » dont se prévalent certains médecins pour refuser de pratiquer une IVG.