HÔPITAL DE LA ROCHELLE (CHARENTE-MARITIME)

Vers une ouverture des urgences au privé ?

Brève
27/06/2011

On connaît bien l'actuelle division du travail dans la santé : les opérations lucratives aux cliniques privées, les hospitalisations lourdes à l'hôpital public. À La Rochelle, la même division du travail pourrait s'instaurer aux Urgences. Le groupe privé Capio, propriétaire de deux cliniques sur la ville, vient de déposer auprès de l'ARS (agence régionale de santé) un dossier pour devenir le 3ème pôle d'urgence du département.

Comme le dénoncent des personnels de l'hôpital, l'ARS pourrait en profiter pour faire coup double : éviter d'embaucher des personnels aux urgences de l'hôpital, où l'attente dure des heures et les plaintes de patients abondent. Et fournir une nouvelle source de revenus aux cliniques privées, qui lorgnent sur les activités des urgences qui peuvent être lucratives, comme l'orthopédie.

Charente-Maritime

Aides fiscales et crise du logement

Brève
05/06/2011

Le journal Sud-Ouest pointe la prolifération en Charente-Maritime de résidences nées de la défiscalisation. Les lois Borloo, Scellier, de Robin, Demessine, etc. permettent à des ménages aisés de payer moins d'impôt, sous prétexte de construire des logements locatifs. Cette aide alimente surtout les profits de promoteurs immobiliers pour qui la défiscalisation est un argument de vente.

Mais, ces résidences, souvent situées en zone périurbaine, peu accessibles et louées plus cher que la moyenne locale, ne trouvent pas preneur (à Tonnay-Charentes près de Rochefort, la moitié des 200 logements ainsi construits sont vides). Pendant ce temps, les logements abordables continuent à manquer autour de villes comme La Rochelle, au point que des travailleurs en sont réduits à loger à l'année dans des mobile homes de campings.

La Rochelle (Charente-Maritime)

Sécurité maritime : des économies criminelles

Brève
22/05/2011

Thierry Mariani, le secrétaire d'État aux transports, vient d'annoncer que le remorqueur Abeille-Languedoc quittera bientôt La Rochelle pour rejoindre un nouveau port d'attache, Dunkerque. Il avait été mis en service pour porter assistance aux navires en difficulté, de Concarneau à l'Espagne, de manière à faire face aux catastrophes maritimes comme l'Erika il y a une dizaine d'années.

Cette « mutation » fait suite à la décision de la Grande Bretagne, pour des raisons d'économies budgétaires, de cesser de financer sa part du remorqueur franco-anglais Anglian Monarch dans le détroit du Pas-de-Calais, véritable autoroute de la mer avec 90 000 navires par an (et donc de très nombreux accidents) et qu'il faut donc les remplacer.

La décision britannique est évidemment scandaleuse et criminelle, mais l'État français, qui choisit de déshabiller La Rochelle plutôt que de se substituer au financement britannique, méprise tout autant la sécurité.

Charente-Maritime

Fermetures de classes : l’hémorragie continue

Brève
13/04/2011

La nouvelle carte scolaire fait apparaître 43 classes menacées dans le département dont 27 fermées « ferme ». L'ampleur du coup indigne largement. Par exemple dans un quartier pauvre de Rochefort, qui accueille entre autre, les enfants des gens du voyage, une classe ferme après que d'autres ont déjà fermé les années précédentes. Dans ce quartier l'école est classée comme prioritaire. Et pourtant, cette décision augmente le nombre d'élèves par classe et abaisse le temps à consacrer à chacun. Une façon de vider de son sens ce classement qui devrait se traduire par des moyens supplémentaires.

Le dépeuplement du département est mis en avant à cause d'un chômage supérieur à la moyenne nationale depuis des années. Mais là où la population augmente il y a aussi des fermetures de classes, justifiées par d'autres arguments.

Les enseignants et parents d'élèves ont donc raison de dire que c'est uniquement pour faire des économies sur le dos de la population que ces décisions sont prises.

Cerizay (Deux-Sèvres)

Mia Electric (ex-Heuliez) : Débrayage pour les salaires

Brève
03/04/2011

La toute nouvelle entreprise franco-allemande a connu ses premiers mouvement de grève les 29 et 30 mars. Les salariés, dont 70% ont débrayé, ne veulent pas revenir sur les acquis d'Heuliez. Et ils réclament une augmentation de salaire générale, pas des augmentations individuelles ou au mérite.

Le scandale Heuliez continue : après les subventions publiques à une entreprise qui licencie, voilà un repreneur qui veut bien d'une partie des salariés mais à des conditions dégradées. La production de la voiture électrique n'est prévue qu'en juin, mais il y a déjà de l'électricité dans l'air...