CONSEIL GÉNÉRAL DES DEUX-SÈVRES

À l’image d’une société machiste…

Brève
03/04/2011

Les militantes du collectif féministe « la Barbe », portant barbe postiche, ont interrompu l'élection du président du Conseil général pour dénoncer le fait que cette assemblée est devenue entièrement masculine après les dernières élections cantonales. Les élus, tous partis confondus, n'ont pas du tout apprécié cette manifestation pourtant bien pacifique. Pendant que certains tentaient de les empêcher de parler et les bousculaient, d'autres tentaient de leur arracher leurs affichettes. Mais elles tinrent bon et dénoncèrent ces hommes qui trouvent normal que les femmes soient exclues de la représentation politique.

Saint Savin (Vienne)

Des licenciées d'Aubade toujours dans l'incertitude

Brève
28/03/2011

Suite à la deuxième vague de licenciements dans l'usine de St Savin, en décembre 2009, dans laquelle 104 travailleurs - essentiellement des ouvrières - se retrouvaient à la porte, une cellule de reclassement avait été mise en place.

Quinze mois après, celle-ci vient de rendre un bilan peu flatteur : sur les 83 travailleurs qui s'étaient inscrits à cette cellule, moins de 50% ont retrouvé un CDI, les autres sont précaires (CDD, formations) ou se sont lancés dans la périlleuse aventure de l'artisanat. Sur la totalité des licenciés, 27 n'ont toujours rien.

Cela n'empêche pas le cabinet privé, qui s'est chargé de ce reclassement, et la préfecture de qualifier ces résultats de « bon bilan ». Comme le souligne un conseiller général du PCF « les promesses de revitalisation du site n'ont duré que le temps des évènements  ».

Les rodomontades d'alors de Ségolène Royal - sous les flashes des médias - ou des politiciens de droite à l'encontre des actionnaires n'ont rien changé à l'affaire : ceux qui dirigent le pays siègent dans les conseils d'administration des groupes capitalistes ; les politiciens ne sont qu'à leur service.

LAGORD, AGGLOMÉRATION DE LA ROCHELLE (CHARENTE-MARITIME)

Un maire attaché aux traditions guerrières

Brève
24/03/2011

Le maire divers droite J.-F. Douard, déjà remarqué pour avoir qualifié la gestion de la région par Royal de « dictature du prolétariat », récidive. Invoquant la loi de 2003 instaurant l'outrage à hymne national, il s'oppose à ce que le chanteur Graeme Allwright, en concert dans sa ville, chante avec le public sa Marseillaise pacifiste. Les paroles : « contre toutes les haines et les guerres, l'étendard d'espoir est levé », ou « La flamme qui nous éclaire traverse les frontières  » le mettent hors de lui : « j'ai dit [...] que je ne voulais pas entendre cette chanson dans ma commune, je suis peut-être un vieux con mais c'est comme ça  » affirme-t-il à Sud-Ouest.

Qu'il se rassure, il y en a eu d'autres avant lui ; Prévert en son temps les brocardait ainsi :

Ceux qui tricolorent,

Ceux qui inaugurent,

Ceux qui debout les morts,

Ceux qui baïonnette... on,

Ceux qui donnent des canons aux enfants,

Ceux qui donnent des enfants aux canons.

RÉGION POITOU-CHARENTES

Xynthia : quand gauche et droite se renvoient la responsabilité

Brève
24/03/2011

Dominique Bussereau, président du Conseil général de Charente-Maritime, reproche à la région, dirigée par Ségolène Royal, de ne pas mettre un centime dans le plan de rénovation des digues. Celle-ci lui répond : « Les digues sont de la compétence de l'État, et l'État a une responsabilité dans ce désastre ».

En effet ! Une responsabilité écrasante peut-on ajouter, dans cette catastrophe qui fit 47 morts. L'État n'a pas tenu compte de l'alerte lancée après la tempête de 1999, et a même démantelé les services de l'équipement. Mais pour dire toute la vérité, Royal devrait préciser que c'était tout aussi vrai sous le gouvernement Jospin, dont elle faisait partie, que sous celui de Fillon où Bussereau sévissait.

Cette polémique politicienne sur fond de campagne électorale cantonale rappelle que gauche et droite gèrent à tour de rôle un État qui protège mieux les capitalistes que les populations.

Rochefort (Charente-Maritime)

Hôpital : Coup de colère à l’occasion du déménagement

Brève
24/03/2011

Le 14 mars, une cinquantaine de personnels ont manifesté en bloquant pendant 2 heures les camions assurant le déménagement de l'hôpital du centre-ville vers son nouveau site. Car si les bâtiments sont neufs, pour les personnels c'est intenable. Des banderoles dénonçaient le harcèlement et le non remplacement de soignants : des infirmières et 30 aide-soignants en CDD ne sont pas reconduits, c'est énorme pour un petit hôpital ; et de nouveaux plannings imposés sans discussion prévoient 4 week-ends travaillés dans le mois.

Le directeur invoquait l'intérêt des patients pour demander la fin du blocage. Mais l'intérêt des patients, c'est d'avoir des personnels pour s'occuper d'eux, pas seulement des murs neufs.