INGRANDES (VIENNE)

Tapis rouge pour les patrons

Brève
21/09/2009

Début septembre, Estrosi, le ministre de l'industrie, est venu annoncer en grandes pompes, à Ingrandes (au nord de Châtellerault), la création hypothétique de ... 150 emplois d'ici fin 2015 !

En effet, l'entreprise Délipapier (spécialisée dans le papier sanitaire), une filiale du groupe italien Sofidel, envisage d'y délocaliser une usine (située jusqu'à présent à Buxeuil, à 16km de là) avec la bénédiction des pouvoirs publics, mais surtout - ce qui intéresse les actionnaires - 3,7 millions d'euros de subventions.

Dans une zone, durement touchée par la crise, où 3 500 travailleurs sont au chômage, les politiciens n'hésitent pas à arroser les patrons d'argent public, dès que ceux-ci font mine de créer des emplois.

Thouars (Deux-Sèvres)

SNCF: chantage à l'emploi

Brève
18/09/2009

La direction de la SNCF menace de supprimer plusieurs dizaines d'emplois de cheminots à Thouars s'ils n'acceptent pas une dégradation de leurs conditions de travail. Elle veut remettre en cause la réglementation du travail propre à la SNCF qui permet de limiter l'amplitude des journées de travail, le nombre de week-ends travaillés et bien d'autres acquis. Plus de 200 cheminots de Nantes, Angers, Tours, se sont réunis le jeudi 10 septembre pourapporter leur soutien aux cheminots de Thouars et montrer ainsi leur détermination à ne pas accepter ce chantage à l'emploi, qui serait un recul pour tous les cheminots de la région.

CHÂTELLERAULT (VIENNE)

2 000 manifestants en soutien aux ouvriers de Fabris

Brève
31/07/2009

Jeudi 30 juillet s'est déroulée une manifestation de soutien aux travailleurs de Fabris en lutte depuis plusieurs mois, pour obtenir une indemnité extra-légale de 30 000 euros chacun, payée par les constructeurs automobiles Renault et PSA, suite au retrait brutal de leurs commandes provoquant la liquidation de l'entreprise.

Des délégations de travailleurs de Continental, Molex, Freescale, Renault, ..., avaient fait le déplacement, ainsi que d'autres venant d'entreprises du département, comme Thalès, les Fonderies du Poitou, ... Les ouvrières d'Aubade, touchées par des licenciements, étaient particulièrement nombreuses.

Le slogan « nous sommes tous des Fabris !» fut largement repris et applaudi lors des prises de parole. La fierté de se battre, de ne pas se résigner dominait le cortège ouvrier.

Si le rapport de force ne fut pas suffisant pour imposer aux actionnaires de payer les conséquences de leurs actes - les ouvriers de Fabris ayant le lendemain, lors d'une AG, accepté les dernières propositions gouvernementales d'une prime de 12 000 euros nets -, ce n'est pas la tête basse que ces travailleurs terminent leur lutte, mais avec la fierté de ne pas avoir baissé les bras.

La Rochelle (Charente-Maritime)

Les travailleurs de Sitel en grève

Brève
19/07/2009

Les travailleurs de la plate-forme d'appels téléphoniques Sitel de Périgny, près de La Rochelle, sont en lutte contre leurs conditions de travail, connues pour leur pénibilité. Ils protestent aussi contre le non-versement d'une prime de vacances de 213 € pourtant prévue dans la convention collective. À la colère s'ajoute l'inquiétude face à la menace de 200 suppressions d'emplois.

La grève a démarré vendredi 10 juillet, suivie par 85% des 674 salariés, action qui s'ajoute à la saisie des prud'hommes. Elle s'est poursuivie le lundi suivant, avec la perspective d'entraîner les travailleurs des autres sites (300 à Malakoff, 500 à Troyes).

Sitel, qui exploite aussi 2000 travailleurs au Maroc et appartient au conglomérat canadien multimilliardaire Onex, a de quoi payer la prime, le maintien des emplois et de meilleures conditions de travail.

Cerizay (Deux-Sèvres)

Heuliez : les financiers font leur marché

Brève
12/07/2009

L'usine Heuliez, implantée à Cerizay, dans les Deux-Sèvres, vient d'être reprise par un cabinet de conseils, Bernard Krief Consulting, pour... 30 000 euros ! Ces financiers rachètent des entreprises en difficultés, suppriment des emplois et empochent des aides publiques.

Sur les 1000 travailleurs d'Heuliez, 380 seront repris ; les fonds publics financeront les salaires et une formation pour 220 autres. Les 400 postes restants seront supprimés.

L'État amène pas moins de 10 millions d'euros, la Région Poitou-Charentes, 5 millions, sans compter le financement de la formation et des salaires. Ainsi, ces patrons empocheront plus de 15 millions d'aides contre de vagues promesses de futures embauches.

Il paraît que les capitalistes sont prêts à prendre des risques. Mais pas pour eux, pour les autres. Quant à eux ils font largement assurer par la collectivité leurs profits à venir.