Fonderies du Poitou (Ingrandes-sur-Vienne, 86)

Fondeurs, tous ensemble le 9 novembre !

Brève
22/10/2018

Les travailleurs des Fonderies du Poitou dans la manifestation du 9 octobre 2018

Un appel syndical à faire grève pour la journée du 9 novembre a été lancé pour que nous puissions nous retrouver tous ensemble, nombreux, de la fonderie Fonte comme celle de l'Alu, à faire face à nos patrons et au principal donneur d'ordre, Renault.

Car eux s'entendent comme larrons en foire pour nous lanterner, reculer les échéances, nous mener de discussions en discussions sur d'hypothétiques commandes sans nous proposer rien de concret depuis des mois, sinon les arrêts d'activité à répétition à la Fonte, maintenant, l'annonce des licenciements, et l'inquiétude pour tout le monde.

Nous avons déjà fait entendre notre colère à deux reprises ces dernières semaines, il faut qu'ils nous entendent encore plus fort. Syndiqués ou pas, intérimaires ou en CDI, quel que soit notre poste de travail, nous avons tous en face les mêmes adversaires. Ils sont prêts à nous priver de nos moyens d'existence pour que les actionnaires qu'ils servent continuent à engranger les profits. Ne nous laissons pas dépouiller !

Fonderies du Poitou (Ingrandes-sur-Vienne, 86)

Questions sans réponse

Brève
22/10/2018

La direction de la fonderie Fonte a annoncé 18 licenciements, passant sous silence le sort réservé à tous ceux d'entre nous, intérimaires, qui faisons tourner la boîte depuis des années.

Mais d'autres mauvais coups se laissent entrevoir en conséquence : que deviendront ceux d'entre nous mutés d'office sur les postes occupés par les intérimaires, et que nous ne pourrons pas tenir à cause des inaptitudes et des cadences ? Sans compter que nous n'avons bien sûr aucune garantie que ce premier plan ne sera pas suivi d'un deuxième, vu que les prévisions de commandes ne sont en rien rassurantes.

Alors oui, nous avons tous intérêt à nous serrer les coudes, CDI et intérimaires, pour ne pas nous retrouver à Pôle Emploi.

Châtellerault (Vienne)

Hospitaliers en colère

Brève
22/10/2018

Jeudi 18 octobre, plus de 120 infirmières, aides-soignantes et employés administratifs de l'hôpital de Châtellerault se sont mobilisés contre la fusion prévue avec l'hôpital de Poitiers. De fermetures de services en suppressions totales d'établissements, les gouvernements successifs n'ont de cesse de massacrer l'hôpital public.

À Châtellerault l'établissement a déjà été regroupé avec Loudun, il subit les retombées de la fermeture de la maternité du Blanc, qui suscite aussi la colère des travailleurs et populations concernés. Partout c'est la course à la rentabilité financière qui dicte les politiques de santé, pas les besoins des patients ni les conditions de travail des soignants qui deviennent de plus en plus intolérables.

Tandis que les gouvernants de tous bords ont arrosé et arrosent de milliards les entreprises, ferment les yeux sur les dizaines de milliards d'évasion fiscale, c'est sur le dos des malades qu'ils cherchent des économies à faire ! Il y a bien de quoi susciter colère et révolte contre ce système délirant qui cherche à rentabiliser les malades !

Angoulême (Charente)

Un nouveau choc contre l’hôpital et les personnels

Brève
17/10/2018

Lors d’un comité technique exceptionnel (CTE) le 15 octobre, le directeur de l’hôpital a annoncé un nouveau train de coupes sombres : 26 fermetures de lits au total cœur-poumon ; chirurgie ; cancérologie ; qui s’ajoutent aux 12 fermetures de lits du premier semestre. Soit 38 fermetures sur l’année.

Le directeur justifie ça en arguant d’un déficit de 2,5 millions à résorber.

L’émotion était grande devant ce nouveau coup dur et 150 soignants se sont rassemblés, s’indignant d’une politique de restriction, continuation des réformes gouvernementales – dont la « tarification à l’activité » (T2A) qui n’en finit pas de contribuer à la dégradation de la situation.

Les travailleurs déjà exténués vont faire les frais de ces décisions : 40 emplois doivent disparaître ; les remplacements (en CDD) pourront être annulés du jour au lendemain ; c’est le directeur en personne qui en décidera.

Fermer des lits, réduire l’offre de soins, pressurer toujours plus les soignants, voilà à quoi mène une politique de rentabilisation qui est injustifiée s’agissant du service public de santé. Et qui ne mène qu’à d’autres dégradations et d’autres sacrifices.

Angoulême (Charente)

L’hôpital pompé par Vinci

Brève
17/10/2018

Une facture « anormalement élevée » de 42 millions d’euros. C’est le coût que doit payer l’hôpital public pour rembourser sur deux décennies à Vinci les 25 millions que l’entreprise capitaliste a investi pour construire une maison de retraite (EhpadHPAD) en centre-ville.

Sous l’égide de l’ancien maire socialiste et du directeur précédent de l’hôpital, un partenariat public privé (PPP) avait été conclu pour construire à grand renfort de béton un EHPADhpad dans le Vieil-Angoulême.

La cour des comptes vient de pointer la facture « très élevée » et le caractère « opaque » du montage financier. Et elle souligne que tôt ou tard les résidents auront à en payer le prix. par un coût d’hébergement en hausse.…

Mais si elle tance les politiques et les administratifs, elle épargne Vinci, le géant du BTP. qui s’enrichit au détriment de l’hôpital -– dont on nous dit qu’il a des graves difficultés.

Cadres politique et administratif, géant du BTP la main dans la main pour pomper l’argent public et les résidents âgés ! Un vrai bal des vampires.