RTCR La Rochelle (Charente-Maritime)

La grève impose un premier recul à la direction et à la mairie

Brève
02/10/2018

Les chauffeurs de la Régie des transports communautaires rochelais ont fait grève mercredi 19 septembre à l’appel des syndicats CGT, CFDT et Sud. Ils ont reconduit leur mouvement sous forme d’une grève « sauvage » (sans préavis) les jours suivants, avec blocage du dépôt.

Ils réagissaient à une menace de sanction contre un chauffeur, suite à la chute dans le bus d’une passagère avec une poussette lors d’un virage. Les grévistes dénonçaient aussi la dégradation des conditions de travail imposée par la mairie depuis la réorganisation des lignes : le calcul des durées d’itinéraires au plus juste oblige les chauffeurs à foncer (ce qui est reproché au chauffeur menacé) s’ils ne veulent pas perdre leurs courtes pauses, d’autant plus qu’elles ont été réduites, au point que des bus arrivent souvent au terminus après l’heure à laquelle ils sont censés en repartir.

Les grévistes ont déjà obtenu un premier assouplissement de leurs rythmes, et la majoration à 50 % de l’heure de nuit 21h-22h, qui leur avait été volée lors de la réorganisation. Ils restent mobilisés en attendant la décision du conseil de discipline concernant leur collègue.

La grève mérite tout le soutien des usagers, que la mairie cherche à opposer aux chauffeurs. Des conditions de travail dignes, des chauffeurs non stressés et des bus qui n’aient pas besoin de franchir le mur du son pour arriver à l’heure, c’est notre intérêt à tous.

Fonderies du Poitou (Ingrandes-sur-Vienne, Vienne)

La force des travailleurs, c'est la grève

Brève
29/09/2018

Plus de 300 travailleurs étaient présents vendredi 21 à l’appel des syndicats CGT et CGC devant les Fonderies pour manifester notre refus de voir nos emplois menacés et nos salaires amputés par le chômage partiel, notamment à la Fonte, suite aux baisses d'activité sur les moteurs diesel.
Depuis près de 40 ans qu'existent les Fonderies, les actionnaires de la Fonte comme de l'Alu s'en sont mis plein les poches grâce à notre travail, sans parler de Renault, le principal donneur d'ordre, qui a encore déclaré plus de 5 milliards de bénéfices en 2017.
Tous ces gens-là ne souffrent en rien de la crise, ni des évolutions industrielles, au contraire. Leur seul objectif, c'est empocher les profits, ici ou ailleurs.
Nous, notre objectif c'est de sauver notre peau, nos salaires, nos emplois. Avec nos armes, notre force, notre nombre, la force de la grève, qui nous a permis de faire reculer Montupet en 2011.
Il faut que les patrons redoutent notre colère pour qu'ils cèdent. Ceux qui nous font croire qu'il suffit de leur murmurer à l'oreille les bonnes « solutions industrielles » nous mènent en bateau.

La Rochelle (Charente-Maritime)

Débrayage aux concessions Renault et Citroën

Brève
23/09/2018

Face au manque de places de parking pour accueillir leurs clients, les concessions Renault et Citroën (groupe Michel) du quartier de Villeneuve-les-salines à La Rochelle ont demandé à leurs salariés de… se passer de leur propre voiture ! et de prendre le bus ou un vélo pour venir travailler.

La direction obtint avec une rapidité inespérée deux résultats : la création d’un syndicat CGT sur le site, et un débrayage d’une heure de soixante salariés. Les travailleurs de leur côté obtinrent immédiatement un premier recul de la direction, qui ne parle plus que de prendre 15 des 93 places du parking du personnel. Et surtout, ce qui comptera pour l’avenir, ils ont fait l’expérience de la lutte collective.

Nautitech Rochefort (Charente-Maritime)

Les travailleurs ne pourront compter que sur eux-mêmes

Brève
23/09/2018

L’usine Nautitech (250 salariés, construction de catamarans de haut de gamme) est aujourd’hui menacée. La trésorerie du groupe de plaisance Allemand Bavaria, dont fait partie Nautitech, a été siphonnée par le fond Bain Capital qui l’avait racheté en 2007.

De ce fait, Bavaria a été mis en redressement judiciaire. Mais les commandes, en particulier pour le haut de gamme, sont à un excellent niveau selon la presse capitaliste, et Nautitech ne cesse d’embaucher.

Le groupe vient d’être racheté par un nouveau fond allemand, CMP, spécialisé dans les entreprises en difficultés. Un Tapie allemand en quelque sorte.

La direction locale de Nautitech se veut rassurante, mais cela ne rassure réellement personne. En effet, l’éventualité d’une revente par morceau du groupe afin de dégager du « cash » comme disent les capitalistes, est une pratique courante de ce genre de repreneur. D’autant plus que la marque Nautitech intéresserait bien des constructeurs de renom, sans qu’ils soient obligés de reprendre les salariés de Rochefort.

Le capitalisme se moque de la production, fût-elle de luxe. Seuls les dividendes immédiats comptent.

Angoulême (Charente)

Les capitalistes polluent, les politiciens les couvrent

Brève
13/09/2018

Le site d’une ancienne usine SAFT, aujourd’hui une friche industrielle, est gravement pollué par la présence à un niveau très élevé de trichloréthylène, un solvant cancérigène et toxique pour le système nerveux. Le sol de tout un quartier de la ville et les eaux souterraines sont contaminés. Les riverains et une conseillère municipale ont soulevé ce problème et il s’avère que, dès 2006, un cabinet d’experts avait communiqué une étude alarmante. Elle fut remise au président socialiste du Conseil général qui avait repris le site, et celui-ci avait observé un silence complet…

Le ministère de l’écologie parle d’« aider à la recherche des responsabilités ». Le propriétaire de cette usine SAFT, c’était Alcatel. Alcatel est parti après avoir empoisonné le site, et depuis des années, jouit, en toute irresponsabilité, d’une impunité révoltante, bénéficiant du silence complice des politiciens et de la passivité de l’État.