Angoulême (Charente)

Les hospitaliers en colère

Brève
04/05/2018

À l’appel de tous les syndicats, les hospitaliers des services de la réanimation et du pôle mère-enfant ont fait une journée de grève jeudi 3 mai à l’hôpital de Girac. Ils sont en colère contre des gels de lit, six suppressions de poste et la suppression de 3 jours de RTT. L’une d’entre eux témoigne : « on nous dit qu’on n’est pas rentable ; qu’on perd un million à cause d’actes qui ne sont pas cotés à la Sécu. Mais nous on ne programme pas. On est entre la vie et la mort ».

Les employées du pôle mère-enfant s’insurgent contre la fermeture de l’hôpital de jour, le gel de cinq lits en pédiatrie, le fait de rapatrier les soins ambulatoires aux urgences pédiatriques.

En néonatalité, la direction supprime une aide-soignante de nuit. « C’est dégueulasse », dit une infirmière, qui dénonce la fermeture de cinq lits à la maternité.

À l’issue d’une manifestation d’un kilomètre vers l’hôpital psychiatrique où « la profession est mise à mal », dit une psychologue, une autre action a été programmée le 14 mai, lors d’un comité d’établissement.

Angoulême (Charente)

On est tous attaqués !

Brève
04/05/2018

Jeudi 3 mai au matin, des militants CGT et Sud cheminots, Naval Group et retraités ont bloqué puis fait une opération escargot sur la RN 10, ralentissant l’énorme trafic des camions. Ils affirment leur solidarité avec la lutte des cheminots contre la guerre sociale menée par le pouvoir.

Ensuite, tous ont rallié le rassemblement et la manifestation des hospitaliers.

Le combat continue…

Rochefort (Charente-Maritime)

Hôpital de Rochefort : un recul de la direction

Brève
04/05/2018

Urgences de l'hôpital de Rochefort en grève

La grève du personnel des urgences de Rochefort, qui durait depuis vingt jours (voir l'article de LO n° 2593), a été suspendue à la suite de négociations avec la direction de l’hôpital. Les grévistes se sont vu promettre que la fermeture de lits soit réduite à quatre au lieu de quinze.

Pour le moment rien n’est acté, mais ce recul est le résultat de la mobilisation des urgentistes et du personnel de l’hôpital qui les a soutenus. Et tous restent vigilants pour veiller à l’application des engagements pris.

Poitiers (Vienne)

Forsee Power : branchée sur les fonds publics

Brève
04/04/2018

Produisant des batteries pour véhicules électriques, Forsee Power, entreprise adossée au conglomérat japonais Mitsui et au fonds d'investissement Invest Partner, va s'implanter près de Poitiers sur le site de l'ancienne usine de Federal Mogul.

Pouvoirs publics local, régional et national ont été aux petits soins pour ce patron avec force aides et subventions : la communauté de communes de Poitiers va acheter l'ancien site de Federal Mogul (pour le louer à Forsee Power ensuite), procéder à son désamiantage, y faire installer un bâtiment provisoire ; la région Nouvelle-Aquitaine, quant à elle, met sur la table 2,5 millions d'euros pour la recherche et la formation ; l'État verse des aides (non rendues publiques) pour la reconversion du site, etc.

Ce patron, qui a laissé monter les enchères d'aides publiques entre différentes villes concurrentes, promet une centaine d'embauches immédiates suivies de 200 autres d'ici 2021. Il est beaucoup plus évasif sur le devenir de son usine actuelle située à Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne) en soulignant que ses salariés sont invités à changer de région.

Concluant les agapes entre élus et direction de l'entreprise, le président PS de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, a félicité ce patron en déclarant qu'« il est important que des chefs d'entreprises prennent des risques »... avec le filet de sécurité de l'argent public, s'est-il bien gardé d'ajouter.

Angoulême (Charente)

Licencié, et sans même savoir pourquoi !

Brève
03/04/2018

Fin mars, un technicien qui travaillait comme technicien pour une filiale de Naval Group (DES) sur le site de Ruelle a tenu une conférence de presse pour mettre sur la place publique son licenciement, et la manière dont il a été licencié : « un après midi du 25 janvier, mon chef m’a demandé de rassembler mes affaires et de partir ».

Au motif de son exclusion du site : l’agrément indispensable pour travailler dans une usine liée à la défense nationale a été retiré par la direction générale de l’armement (DGA). Cela fait suite à une enquête administrative, et la DGA et le ministère ne font pas connaître les motivations de leurs décisions. Même pas à la hiérarchie de l’entreprise, selon elle.

Aucun reproche n’a donc été signifié à ce travailleur. Deux autres travailleurs du site ont connu le même traitement, une cinquantaine selon la presse locale sur le site de Lorient. L’affaire a été portée devant le tribunal administratif de Poitiers.

C’est une situation qui fait planer une menace sourde et stressante sur l’ensemble des travailleurs. Ce qui est inacceptable.