Charente

Le missionnaire de Ségolène Royal

Brève
05/01/2012

Vincent You, l'une des figures de la droite en Charente, ancien chef de cabinet de Christine Boutin, la bien réactionnaire chef de file de la droite catholique, achève une mission qui lui a été confiée par... Ségolène Royal ! Il présidait à un groupe d'étude sur ce qui pourrait permettre « un indice du bien-être dans notre région » ! Et le bienheureux élu de suggérer à Royal « d'aller au-delà , pour faire une enquête régionale sur le bien-être des gens, leur ressenti ».

Si, déjà , tout ce monde-là , de droite comme de gauche, pouvait disparaître du paysage, alleluia, ça ferait du bien à notre « ressenti » !

Charente

Santé : les dégâts d'une société malade

Brève
05/01/2012

Une mutuelle du grand Ouest reconnaît que sur 110 000 dossiers, 3000 sociétaires ont demandé à ce que leur contrat soit revu à la baisse pour éviter la hausse de leur cotisation. Des personnes, interrogées par le quotidien Charente Libre disent avoir renoncé aux soins, faute de disposer des dizaines ou des centaines d'euros nécessaires : une dame de 66 ans déclare « Je laisse tomber. Je ne peux plus avancer les frais ».

Une enquête de Baromètre CSA indique que 23 % des Français ont dit « avoir renoncé ou reporté des soins de santé en raison de la crise économique ». Il y a un an, ils étaient 11 %.

C'est grave, docteur, c'est le capitalisme.

Charente

Sécurité Sociale : moins de tiers-payant, moins de soins !

Brève
05/01/2012

Le président des masseurs-kinésithérapeutes de Charente vient de recevoir une lettre de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie. Celle-ci dénonce « les dérives » dans l'application du tiers payant et, en somme, suggère sa restriction. Ce que n'acceptent pas les kinés, dont le président en Charente s'indigne : « Du point de vue de l'assurance-maladie, si quelques personnes renoncent aux soins, ce n'est pas plus mal ». Le tiers-payant dispense des malades d'avancer la part des frais médicaux remboursés par la Sécurité Sociale. Des patients qui n'ont pas les moyens d'avancer des sommes de plusieurs dizaines ou plusieurs centaines d'euros renoncent déjà aux soins. Les pressions de la CPAM vont aggraver une situation qui en dit long sur ce qui se passe dans un pays où les banques se voient gavées, en continu, de milliards d'euros.

Cepam (Mauzé-sur-le-Mignon, Deux-Sèvres)

Contre les licenciements, faire payer Rougier

Brève
03/01/2012

La Compagnie européenne de produits pour l'aménagement et le meuble (Cepam) a été revendue par le groupe Rougier en 2003 à des repreneurs. Et en 2008, sous la pression d'un redressement judiciaire, 80 salariés reprirent l'entreprise sous forme de Société coopérative de production (Scop), laquelle vient d'être mise à son tour en liquidation judiciaire le 7 décembre.

La région Poitou-Charentes fit de cette Scop une vitrine de sa politique industrielle, Ségolène Royal la présenta comme l'«illustration de la volonté d'entreprendre autrement, de mieux répartir la valeur ajoutée». Cela resta une phrase creuse, car elle n'envisageait pas de prendre sur les profits accumulés par les actionnaires de Rougier pour assurer la survie de la Scop. C'est pourtant la seule solution viable, et pour maintenir les emplois, il faudrait commencer par prendre sur les 5 millions d'euros de bénéfices qu'a faits Rougier en 2010.

Planet Fun (Périgny, Charente-Maritime)

Non aux licenciements de CDI et de CDD

Brève
03/01/2012

Planet Fun, située sur l'ancien site Talbot, monte des vélos pour le compte d'enseignes de la grande distribution. Autres spécialités de la maison : les bas salaires (Smic pour la grande majorité des 170 salariés, même avec de l'ancienneté) et la flexibilité, qu'elle revendique fièrement sur son site internet comme «un des principaux atouts de Planet Fun». Effectivement, après une campagne de recrutement de CDD cet été, elle vient d'en licencier de nombreux en novembre dernier, et 8 CDI fin décembre. Elle le justifie aux travailleurs par la perte du marché de Décathlon, mais dans le même temps elle se vante dans Sud-Ouest de la conquête de nouveaux marchés dans la grande distribution !Planet Fun a fait un profit de 2 500 € sur le dos de chaque salarié en 2010 d'après ses propres chiffres. Alors pour s'opposer à la catastrophe qu'est le chômage, il faut commencer par interdire à ces entreprises bénéficiaires de licencier.