Hôpital de La Rochelle (Charente-Maritime)

Condamnation d'une infirmière par une justice de classe

Brève
03/01/2012

Le 20 février dernier, une patiente de 71 ans, atteinte d'un diabète aigu, décédait après l'injection d'une ampoule de morphine contenant 10 fois la dose prescrite. Les deux sortes d'ampoules étaient de même couleur, ce qui prêtait à confusion. Et l'infirmière en cause venait d'être recrutée comme contractuelle à l'hôpital, sans formation alors qu'elle travaillait jusqu'alors en psychiatrie. De plus, le service de diabétologie était en sous-effectif chronique : la direction l'a reconnu implicitement en renforçant l'effectif après le drame.

Bien que la cause du décès ne soit pas établie, c'est pourtant l'infirmière que la justice vient de condamner à un an de prison avec sursis, alors qu'elle purge déjà une sanction de 8 mois de suspension par l'hôpital, qui sera suivie de son retour en psychiatrie.

Ce sont la direction de l'hôpital et les autorités de santé, jusqu'au ministre, qui devraient être condamnés : c'est leur politique de restrictions qui a laissé cette infirmière sans formation à son nouveau métier et sans doublure.

Surgères (Charente-Maritime)

Manifestation nationale des éleveurs caprins

Brève
03/01/2012

Les éleveurs de chèvres ont manifesté le 13 décembre devant le siège de l'Association centrale des laiteries à Surgères. Ce sont en effet les grands groupes laitiers Lactalis, le Glac (Groupement des laiteries coopératives Charentes-Poitou) et Eurial qui sont à l'origine de leurs difficultés - certains sont au bord de la faillite. Après avoir supplié les éleveurs de produire plus pour satisfaire la demande il y a 3 ans, les industries du lait profitent aujourd'hui de la surproduction pour imposer des prix en baisse de plus de 10%, et elles prévoient déjà 7% de baisse supplémentaires.

Mais les prix des produits laitiers n'ont pas baissé en supermarché. Alors c'est toute la filière, des capitalistes du lait à la grande distribution, qui fait son fromage sur le dos des éleveurs et des consommateurs. Il faut imposer un contrôle des producteurs et de la population sur ces grands groupes.

La Rochelle (Charente-Maritime)

Suppression programmée de SOS médecins

Brève
01/01/2012

L'agence régionale de santé (ARS) met fin au service de gardes de nuit qu'assurait SOS médecins sur La Rochelle et dans 40 communes alentour. Elle prétend que ces gardes seraient trop coûteuses pour la Sécurité sociale et inutiles, car les vraies urgences, détectées par le médecin régulateur par téléphone, sont emmenées à l'hôpital par le Samu.

Pourtant, dans de nombreux cas, il n'est pas possible d'évaluer par téléphone si un cas ressort des urgences ou non : l'examen par un médecin est nécessaire. Alors, sans moyen supplémentaire, le Samu et les Urgences des hôpitaux vont se retrouver encore plus engorgés, et de plus en plus souvent ne pourront pas faire face à des urgences vitales. Tout ça pour des économies de pacotille - le coût des visites de nuit - pour la Sécu.

Pompes funèbres municipales (La Rochelle, Charente-Maritime)

Non au changement de statut

Brève
24/12/2011

La Rochelle possède un service public de pompes funèbres, dont les agents sont fonctionnaires territoriaux. Il offre des tarifs inférieurs à ceux de la concurrence privée, dont les prix incluent leur profit.

Or, la mairie veut basculer le statut des pompes funèbres municipales en société publique locale (SPL). Elle prétend que cela ne changerait rien pour les travailleurs, qui resteraient fonctionnaires (détachés ou mis à disposition). Mais pourquoi changer alors ?Les travailleurs ont toutes les raisons de refuser ce changement, que dénonce aussi la CGT des territoriaux. Quelle garantie y aurait-il que les nouveaux embauchés restent fonctionnaires ? L'exemple des feus PTT nous rappelle que le glissement d'un service public vers une entreprise complètement privée comme Orange, qui en est issue, peut être progressif et insidieux.

Aytré (Charente-maritime)

Alstom : non au travail forcé

Brève
15/12/2011

L'usine Alstom qui produit à Aytré des rames ferroviaires, du tramway au TGV, croule sous les commandes. Mais plutôt que d'embaucher, le patron préfère faire appel à des prestataires extérieurs et à des intérimaires : ils sont maintenant 600 en production, pour 300 travailleurs Alstom.

Et comme cela ne suffit pas, Alstom impose maintenant le travail obligatoire le samedi et les jours fériés, comme l'autorise la loi Aubry des 35 heures ! S'épuiser au travail 6 jours par semaine, c'est une aberration alors que tant d'autres ne demandent qu'à être embauchés. Alors il faut imposer la répartition du travail entre tous ! Et en attendant, ceux qui refusent le travail forcé à Alstom Aytré en faisant grève le samedi ont mille fois raison.