Le 20 février dernier, une patiente de 71 ans, atteinte d'un diabète aigu, décédait après l'injection d'une ampoule de morphine contenant 10 fois la dose prescrite. Les deux sortes d'ampoules étaient de même couleur, ce qui prêtait à confusion. Et l'infirmière en cause venait d'être recrutée comme contractuelle à l'hôpital, sans formation alors qu'elle travaillait jusqu'alors en psychiatrie. De plus, le service de diabétologie était en sous-effectif chronique : la direction l'a reconnu implicitement en renforçant l'effectif après le drame.
Bien que la cause du décès ne soit pas établie, c'est pourtant l'infirmière que la justice vient de condamner à un an de prison avec sursis, alors qu'elle purge déjà une sanction de 8 mois de suspension par l'hôpital, qui sera suivie de son retour en psychiatrie.
Ce sont la direction de l'hôpital et les autorités de santé, jusqu'au ministre, qui devraient être condamnés : c'est leur politique de restrictions qui a laissé cette infirmière sans formation à son nouveau métier et sans doublure.