La Rochelle (Charente-maritime)

L’argent public aux services publics !

Brève
14/11/2011

La compagnie aérienne Airlinair vient de renouveler pour quatre ans les vols La Rochelle-Lyon. Il faut dire que, pour elle, c'est une bonne affaire : elle est subventionnée par la Direction générale de l'aviation civile, c'est-à-dire l'Etat, les Conseils généraux de la Vienne et de la Charente-Maritime, sans oublier une « modeste participation » de la Communauté d'agglomération de La Rochelle et de la Chambre de commerce et d'industrie de La Rochelle. Le tout se monte à 1,6 million d'euros par an. Pourtant, près de 40% du capital d'Airlinair est détenu par la compagnie Brit Air, elle-même filiale... d'Air France ! Bref, c'est une illustration de plus de la dilapidation des fonds publics dans les poches des capitalistes et un exemple de ce qui creuse le déficit public que le gouvernement veut faire payer aux travailleurs.

Confiserie et pâtisserie industrielle SEDIS (Pons, Charente-Maritime)

De la nécessité du contrôle des comptes par les salariés

Brève
09/10/2011

En juillet dernier, Sedis licenciait 28 salariés sur les 80 du site de Pons, et ce par une simple liste placardée : « jetés comme des chiens » comme dit une ouvrière. La patronne, F. Billemont, prétextait des difficultés, l'entreprise n'ayant « pas assez licencié » lors de sa mise en redressement en 2008 !

Mais elle dut s'expliquer au tribunal de commerce de Saintes le 29 septembre : selon France 3, elle serait soupçonnée d'abus de biens sociaux, une perquisition ayant révélé un trou de 500 000 € dans les caisses. Elle quitta le tribunal sous les huées de salariés accompagnés de militants de l'Union locale CGT, scandant « Billemont en prison ».

Quelles que soient les suites judiciaires - l'affaire est renvoyée au 27 octobre - les salariés doivent pouvoir contrôler eux-mêmes les comptes et les décisions des patrons, d'autant plus quand ceux-ci invoquent des difficultés pour licencier.

Ingrandes (Vienne)

Fonderie du Poitou : 6ème semaine de grève contre le vol d'un quart des salaires

Brève
09/10/2011

Depuis le 3 octobre, l'accès aux fonderies Alu, à Ingrandes, est sous contrôle des grévistes. Le blocage est total vis-à-vis des camions. L'installation de ce piquet de grève s'est imposée comme une évidence à l'issue de la réunion tripartite, le 30 septembre, entre le préfet de région, l'intersyndicale et Magnan, le patron. Celui-ci, qui s'octroie par ailleurs un million d'euros annuellement, avait osé proposer l'arrêt de la grève contre des séances d'explication de son plan de compétitivité.

La passivité des pouvoirs publics face à l'obstination patronale montre que les premiers sont au service du second. Mais les uns et les autres ne sont pas débarrassés de l'obstination des travailleurs de la fonderie qui n'entendent sacrifier ni leur salaire, ni leur emploi au seul bénéfice des actionnaires.

La Rochelle (Charente-maritime)

Fausse protection mais vrai danger

Brève
28/09/2011

L'anniversaire de la catastrophe d'AZF a refait parler des risques existant à La Rochelle. Près du port, dans le quartier de La Pallice sont en effet stockées 54 cuves d'hydrocarbures, appartenant à deux sociétés : Picoty et la SDLP (Société des dépôts de la Pallice). Classé « Seveso seuil haut », le site est au beau milieu d'un quartier populaire de 8 000 habitants, à proximité d'une usine Rhodia et d'un site de stockage d'engrais nitratés de Total. Autant dire que les risques d'accidents sont réels.

Mais plutôt que d'obliger les sociétés pétrolières à déménager vers des sites moins peuplés, une loi de 2003, de Roselyne Bachelot, fait obligation aux riverains soit de quitter les lieux, soit de réaliser à leurs frais des travaux de protection coûteux, que la plupart, dans ce quartier ouvrier, ne peuvent payer. La valise ou le cercueil, c'est ainsi le choix laissé à la population qui a la malchance de vivre près de sites industriels dangereux. C'est dire que l'État a bien tiré les leçons d'AZF... en faisant payer les habitants et en dédouanant par avance les industriels.

Ingrandes (Vienne)

Fonderies du Poitou Alu : les grévistes dans l'action

Brève
15/09/2011

Les travailleurs de la fonderie Alu, implantée près de Châtellerault, sont en grève depuis le 2 septembre. Ils entendent réagir à l'agression de leur direction qui projette de leur voler près d'un quart de leur salaire (trois mois de salaire sur l'année pouvant impliquer des pertes de 4 500 à 5 000 €) afin d'engraisser encore plus les actionnaires !

A juste titre, ils se sont adressés aux ouvriers d'autres entreprises à Châtellerault (Valéo, Aigle, Hutchinson, ...) et à Châteauroux, où le groupe Montupet, propriétaire de la fonderie Alu, possède une usine. En effet, la guerre sociale que mènent les patrons sévit partout.

Les grévistes ont initié une manifestation à Châtellerault, mardi 13 septembre, rassemblant plus de 700 personnes, à laquelle se sont joints des travailleurs de la Snecma, des Comptoirs de la Confiserie, entreprises dans lesquelles des débrayages de soutien ont été organisés, mais aussi de Thalès, Giron, Bureauform, des territoriaux, etc. D'autres actions sont prévues.

La rapacité des actionnaires conduit toute la société vers l'abîme. Pour les empêcher de nuire et montrer leur force, les travailleurs devront réagir collectivement !