Saint-Savin (Vienne) :  Aubade: Imposer l'interdiction des licenciements !

Communiqué
23/06/2009

« « Je dis solennellement que nous n'acceptons pas la mesure de licenciements d'Aubade et qu'elle doit-être suspendue » ; « l'État ne pourra pas autoriser des licenciements économiques si, avec la contre-expertise des comptes de l'entreprise que vous avez demandée (les salariés), on peut prouver que le groupe Calida (groupe suisse propriétaire d'Aubade) n'a pas de problème économique » ; « il faut de la morale en économie », etc. Ces citations, extraites de la presse locale, ont été faites, pour la première, par Alain Fouché, sénateur UMP de la Vienne et alors vice-président du Conseil général et, pour les deux suivantes, par Ségolène Royal, présidente PS de la Région Poitou-Charentes, à propos de licenciements dans l'entreprise de sous-vêtements Aubade, et datent... d'octobre 2006 !

Ces rodomontades, qui se voulaient martiales, n'ont bien évidemment pas empêché les patrons de licencier, et ceci bien que l'entreprise était bénéficiaire. Aujourd'hui, en juin 2009, le même groupe capitaliste florissant liquide pratiquement l'unité de production qui subsistait à St-Savin, en annonçant 104 licenciements. Ségolène Royal qualifie maintenant la situation d' « insupportable », parle de « trouver une solution industrielle locale » ; la droite, quant à elle, se tait.

Face à la guerre sociale que mènent les capitalistes, les responsables politiques de droite comme de gauche ne dépassent pas le registre des paroles compatissantes à l'adresse des travailleurs qui perdent leur emploi. S'ils font mine d'avoir un accès de colère à l'encontre des patrons, c'est pour les tancer - avec déférence - de propos moralistes... Mais ils ne veulent surtout rien imposer aux actionnaires. Pour défendre son droit à une vie digne - son existence même ! - la classe ouvrière ne pourra compter que sur sa propre force collective pour imposer le contrôle de l'économie par les travailleurs ! »