Des élus PS et UMP à l'unisson... au service du patronat
La présidente PS du conseil régional du Poitou-Charentes, Ségolène Royal, propose un chèque de 5 000 € pour les entreprises qui relocaliseraient des activités sur la région. L'opposition de droite acquiesce et, par la voix d'un élu UMP, donne dans la surenchère en estimant que des « millions d'euros » d'argent public sont nécessaires pour « aider » les patrons. Le tout, évidemment, au nom de la sauvegarde de l'emploi.
Ces responsables politiques savent pertinemment que les délocalisations ne sont responsables que d'une infime partie des suppressions de postes de travail. Mais faire croire que le prétendu « coût du travail » est responsable du chômage leur permet de dresser les travailleurs d'ici contre ceux d'autres pays, voire d'autres régions en France, de justifier les pressions que subit la classe ouvrière pour accepter des reculs sur les salaires, sur les conditions de travail et, surtout, de masquer la responsabilité des capitalistes dans les suppressions d'emplois massives provoquées par leur course au profit.
Après avoir arrosé de subventions diverses (via des financements de plans de formation, des aides qualifiées de « vertes », des aides directes, etc.) des entreprises qui n'ont pas hésité à supprimer des emplois, telles Autoliv-Isodelta, New-Fabris, Domoform, Federal Mogul, etc., le Conseil régional propose au patronat de nouvelles aides pour recréer les postes supprimés. Bref, les patrons se voient proposer le beurre et l'argent du beurre !