Fonderie Alu d'Ingrandes : des politiciens qui ne veulent rien imposer au patronat
À la Fonderie du Poitou Alu d'Ingrandes, les travailleurs expérimentent en direct la vacuité des engagements des responsables gouvernementaux.
Cela fait quatre mois, en effet, depuis la fin de la longue grève pour s'opposer, avec succès, au projet de leur patron de les réduire à des salaires de misère, que les fondeurs voient défiler ministres, ex-ministres et autres émissaires gouvernementaux.
Or, quatre mois après, cette ex-filiale à 100 % de Renault est toujours sous la menace d'une liquidation pure et simple. Aucun projet de reprise n'a, pour l'heure, abouti, faute d'un engagement suffisant en matière de commandes de la part de Renault, vers lequel partent 85 % des culasses produites par la fonderie. L'État, qui reste l'actionnaire principal de Renault avec 15 % du capital, se refuse à contraindre ce dernier à quoi que ce soit.
Les travailleurs revendiquent à juste titre que Renault, qui s'est enrichi de leur travail, réintègre la fonderie. Quand au petit cirque électoral des politiciens au pouvoir, qui jouent avec la peau des travailleurs, il est écœurant !