Michelin : Des travailleurs victimes de la rapacité patronale
Alors qu'ils réalisent 1,6 milliard d'euros de bénéfices nets pour 2012 (en hausse
par rapport à 2011), les patrons de Michelin viennent d'annoncer 730 suppressions
d'emplois sur le site de Joué-lès-Tours.
Des ouvriers, qui avaient connu la fermeture de l'usine Michelin de Poitiers, en
2006, et avaient accepté des reclassements à Joué-lès-Tours, sont ainsi rattrapés de
nouveau par la course au profit des patrons.
À l'époque, sur les 482 travailleurs du site poitevin, 111 furent licenciés et plus
d'une centaine firent le voyage quotidien Poitiers - Tours avec une fatigue accrue à la clé.
Les promesses de 600 créations d'emplois (en quatre ans) faites tant par les
patrons que par les politiciens locaux, de droite comme de gauche, d'Alain Fouché pour l'UMP, à Royal et Santrot, pour le PS, sont évidemment restées lettre morte.
Face à cette catastrophe, l'interdiction des licenciements, à commencer par les
entreprises qui font du profit, est une mesure de salubrité publique. Mais, pour l'imposer, les travailleurs ne pourront pas compter sur le gouvernement socialiste, tant il est à plat ventre devant le patronat. Seule leur mobilisation collective, par de puissantes grèves et manifestations permettra de défendre leur emploi et leur salaire.