La Nouvelle République (Vienne) :  Le camarade Villeret (LO) en campagne sur le marché

Article de presse
21/02/2014

La campagne des municipales ne fait que commencer. Le candidat Lutte ouvrière tractait hier sur le marché d'Ozon. Il n'était pas le seul...

Venez samedi prochain à la réunion publique de Lutte ouvrière. On défend le camp des travailleurs. On est les seuls sur ce terrain-là. Le terrain que Patrice Villeret et quelques-uns de ses colistiers de Lutte ouvrière avait choisi hier pour distribuer des tracts, c'était le marché d'Ozon, lieu de passage obligé de tous les candidats aux municipales pour s'afficher en campagne.

" Si je suis élu, je viendrais au conseil avec l'écharpe rouge ! "

Devant le drapeau rouge planté dans une grève paysagère et une affiche au sol annonçant une réunion publique (), les partisans de LO, brochures à la main et autre « Journal d'Arlette Laguiller » porté ostensiblement, prêchent la bonne parole du parti d'extrême gauche qui se réclame du mouvement trotskiste. « On vient régulièrement et mensuellement sur les marchés d'Ozon et Châteauneuf, notamment pour rencontrer les camarades, pour discuter avec eux des problèmes de chômage, de licenciement et de la vie des travailleurs », insiste la tête de liste LO.

Et les travailleurs sur le marché d'Ozon, ils en pensent quoi ? « Je partage les idées de Lutte ouvrière parce que c'est Arlette Laguiller. Toujours, toujours Arlette. Elle incarne... Je suis ouvrière, mon père était ouvrier, on a toujours été dans la métallurgie, la sidérurgie. Je voterai aux élections mais je vais bien réfléchir avant de mettre le bulletin dans l'urne... », confie cette cliente joviale du marché.

Pendant ce temps-là, Patrice Villeret continue de saluer « les camarades », sans trop s'éloigner de son piquet de « grève ». Pas question d'aller, comme le font d'autres candidats, à la rencontre des clients, des commerçants ou de serrer des paluches entre deux étals. Pas le genre de la maison. « On n'est pas là pour se balader, caresser les chiens et les chats et claquer la bise à tout le monde », rétorque Patrice Villeret.

Quand Guérin croise Villeret...

Pas du genre non plus à aller trop se frotter, dans les allées du marché, à la concurrence. Michel Guérin, qui conduit la liste PS, présent sur le marché avec plusieurs de ses colistiers, fait le premier pas. « Tous les partis républicains comme ça, ça ne me pose pas de problème. On peut débattre », lâche l'ancien prof de sport. L'ouvrier de la Fonderie du Poitou Alu réplique : « On est plus révolutionnaire que républicain et... communiste aussi ! » Du coup, sa déclaration suivante, en aparté, n'étonnera pas outre mesure : « Si je suis élu, je viendrais bien sûr au conseil municipal, avec peut-être pas l'écharpe tricolore mais sans doute l'écharpe rouge ! » Cohérent, « le camarade » !

() Jeudi 27 février, 18 h 30, salle du Verger.

Denys Frétier