Nouvelle République - Poitou-Charentes :  Ludovic Gaillard : “ Pour briser la dictature des actionnaires ”

Article de presse
10/03/2010

La tête de liste régionale de Lutte ouvrière n'a pas attendu les élections pour

faire passer ses convictions politiques.

Nous utilisons ces

élections pour exprimer un cri de colère, pour dénoncer

la grande bourgeoisie qui contrôle l'économie et fait ce qu'elle

veut, indique Ludovic Gaillard,

tête de liste régionale de Lutte

ouvrière. C'est la seule utilité,

selon lui, de ces élections régionales car, dit-il, « elles ne régleront rien ». Et surtout pas le

capitalisme, l'ennemi public

numéro 1 de LO : « Il faut contrôler les comptes personnels des grands patrons », estime-t-il. Pour lui, le vrai pouvoir n'est pas à L'Elysée ou à Matignon « qui ne sont que des valets » mais dans « les conseils

d'administration, c'est là qu'il faut aller le chercher ».

Ludovic Gaillard n'a pas d'état

d'âme quand il constate les rangs des chômeurs qui grossissent jour après jour. « Ce

sont les travailleurs, par leur

force collective, qui changeront

le rapport de force, aujourd'hui

favorable à la grande bourgeoisie ».

Et les méthodes sont radicales

pour inverser la tendance :

« L'interdiction des licenciements est vitale sous peine de

réquisitions des entreprises ; la

répartition du travail entre tous

sans diminution de salaire en

prenant sur la famille des actionnaires ». La tête de liste

ajoute que c'est à « la population de décider de ce qui est le

plus utile pour la société ». Une

attitude qu'il qualifie de « res-

ponsable ». Contrairement aux

banquiers « irresponsables »,

qu'il faut « exproprier ». La solution : « Créer un grand service bancaire public sous le

contrôle de la population ».

Une population capable, selon

le leader de Lutte ouvrière,

« de révoquer les élus à tout

moment ».

Ludovic Gaillard reste en campagne tout au long de l'année :

« La situation est catastrophique, il faut se servir du bulletin de vote pour briser la dictature des actionnaires. » Pour

cela, il ne milite pas seulement

pendant la période électorale

mais « tout au long de l'année ;

nous sommes à la sortie des entreprises et laissons les marchés

aux autres politiques. »

Didier Monteil