Grenoble

Derrière la façade verdoyante, une réalité peu reluisante

Brève
29/12/2020

Depuis le 9 décembre, 50 sans logis, dont des familles avec enfants, soutenus par Droit au logement (Dal), occupent un immeuble de logements sociaux, voués à la démolition, à l'Abbaye, une cité ouvrière de Grenoble.

Dix jours plus tard, le bailleur social Actis, dont la présidente LFI (La France Insoumise),  est la 1ère adjointe au maire de Grenoble,  y a fait couper le chauffage, l'eau et l'électricité, alors que depuis des années, ceux-ci étaient maintenus malgré les locaux inoccupés.

Le Dal demande la réquisition de cet immeuble, comme la loi le permet, dans l’attente de solutions pérennes et dignes pour ces familles.

De leur côté, préfecture, municipalité et communauté d’agglomération se renvoient la balle, refusant de faire le minimum pour qu’au moins ces 50 personnes aient le chauffage en plein hiver !

Le maire écologiste Eric Piolle, à la tête d’une coalition EELV, LFI, PCF, n’hésite pourtant pas à qualifier sa municipalité "d'arc humaniste"… Voilà un arc bien prompt à décocher ses flèches contre les plus pauvres.

Décès à l’hôpital Ed. Herriot – Lyon

Faire la peau à ce système avant qu’il ait la nôtre

Brève
26/12/2020

Un rassemblement devant l'hôpital E; Herriot en 2017

     Ce que bien des soignants redoutaient vient de se produire : un aide-soignant vient de décéder du COVID. Ce décès a profondément choqué et mis en colère le personnel car on a vu la direction lors de la deuxième vague mettre patients COVID + et - dans les mêmes services et les personnels être baladés d’un service à l’autre en fonction des besoins. Des clusters sont apparus, avec des contaminations de patients à soignants et vice-versa.

     Une enquête faite sur la première vague révèle que 95% des soignants contaminés l’ont été en service. Qu’a fait le gouvernement pour y remédier ? Rien ! Pas même reconnaître les soignants contaminés en maladie professionnelle, alors que beaucoup plus d’entre eux ont été contaminés avec la deuxième vague.

     Le gouvernement a choisi de soigner les plus riches et laisse à l’abandon l’hôpital. Une situation qui n’a que trop duré.

Aides à domicile – Loire

À quand la prime Covid ?

Brève
21/12/2020

     La Loire est un des rares départements à ne pas avoir versé de prime Covid aux salariées des services d’aide à domicile. Les structures associatives qui les emploient sont dans une situation précaire et donc attendaient des aides pour payer les primes. Elles n’ont rien eu !

     Le président LR du Conseil départemental et un député LERM se renvoient la balle. Le premier dénonce la stagnation des aides de l’État : « On nous demande de faire toujours plus sans nous dire où prendre l’argent ! » L’autre place « le département (de la Loire) sur le podium de la pingrerie… »

     Les deux sont au moins d’accord sur un point : donner des milliards aux patrons, sous différentes formes. Et cela ne leur viendrait pas à l’idée de prendre là-dedans pour payer les primes des aides à domicile, qui la plupart ne touchent même pas un Smic.

Saint-Just-de-Claix (Isère)

Une longue bataille contre le pollueur Lactalis

Brève
21/12/2020

Mardi 15 décembre, le PDG de Lactalis, Emmanuel Besnier, est venu inaugurer en personne la nouvelle station d’épuration de sa fromagerie industrielle “l’Etoile du Vercors”. Cette cérémonie boycottée par tous les élus invités, clôture un long bras de fer entre le maire de cette petite commune, soutenu par la majorité des habitants face au géant laitier, dont l’usine pollue depuis longtemps les eaux de l’Isère. Depuis 2014, Lactalis refusait le branchement de son usine à la nouvelle station d’épuration intercommunale, laissant le coût d’un investissement de 22 millions aux seuls contribuables.

Pendant plusieurs années, refusant le diktat de l’industriel, le maire dû subir les pressions de Lactalis, son chantage à l’emploi, son armada d’avocats mais aussi les pressions constantes d’un Etat aux ordres de l’industriel, avant d’autoriser, de guerre lasse, le permis de construire de la station d’épuration privée imposée par Lactalis.

Le retentissement de cette longue bataille dans les médias a eu au moins le mérite de montrer à quel point ces capitalistes imposent leur dictature à la population avec la complicité de l'État.

Agglomération de Grenoble

Situation révoltante pour les sans-papiers et sans-domiciles

Brève
19/12/2020

Dans le cadre d'une journée internationale des migrants vendredi 18 décembre, plusieurs centaines de travailleurs sans-papiers, militants associatifs et politiques ont manifesté à Grenoble pour exiger liberté de circulation et d'installation, droit au travail et au logement.

Devant la préfecture, qui accumule les obstacles pour ne pas accorder de droits au séjour, les associations d'aide aux réfugiés et aux sans-papiers ont dénoncé l'accueil indigne qui leur est fait, un "accès aux droits perpétuellement entravé", et pour ceux qui ont la chance de ne pas dormir à la rue, des hébergements précaires où règnent promiscuité, manque de produits d'hygiène et de nourriture.

Alors que, dans le département de l'Isère, des familles avec enfants dorment à la rue, près d'un tiers des 680 places d'hébergements hivernaux pour personnes et familles resteraient vides !

Il y a bien une réelle volonté politique de l'État et de la préfecture de ne mettre aucun moyen pour améliorer le sort de ces personnes, alors que l'hiver ne fait que commencer.